03 octobre 2013

De la JOIE FONDAMENTALE : méditation

    Depuis plusieurs jours je tourne autour de la phrase de Nietzsche : "La joie est plus profonde que la douleur". Cette idée me semble extraordinaire, mais si difficile que j'en use comme d'un "pharmakon", terme grec remarquable qui se traduit tantôt par "remède", tantôt par "poison", étant à vrai dire aussi bien l'un que l'autre. Pour la joie il en va de même : je me méfie à l'extrême des propositions optimistes, dans lesquelles je vois à l'ordinaire chimères et infantilisme. Une vraie joie, sans fausseté, sans... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:35 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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27 décembre 2010

De l'ETONNEMENT PHILOSOPHIQUE : SCHOPENHAUER

Il est de bon ton, depuis Aristote, de déclarer que l'origine de la philosophie c'est l'étonnement. "Thaumazein " : s'étonner, admirer. Ce qui éblouissait Aristote, semble-t-il, c'est la beauté de la nature, une évidence pour un Grec. On les comprend immédiatement lors du premier voyage dans ce pays des dieux, où la lumière vous accompagne partout, insistante et sublime. Pour un homme des Hespéries ce sentiment, éminemment enviable, n'a rien d'immédiat. Il suffit d'un court voyage à Lille ou à Stuttgart pour désespérer l'heureux... [Lire la suite]
20 mai 2009

De la JOIE PHILOSOPHIQUE

Gaudeamus! Réjouissons-nous! Mais de quoi demandera le profane? Il y a plus d'objets de crainte et d'affliction que de réjouissance de par le monde. Sans doute, mais qui fera le calcul désintéressé des misères et des plaisirs? C'est impossible. Aussi n'est ce pas de cette manière-là qu'il faut aborder le problème. Avant de mourir Epicure s'allonge dans une baignoire, demande un verre de vin et dicte une dernière lettre à son fidèle Idoménée. "Je vous écris cette lettre alors que je passe et achève en même temps le bienheureux... [Lire la suite]