28 janvier 2021

Le CHANT DES ORIGINES : Chant second : 4

                        4         Mais encore une fois son beau visage     Tendrement m’apparaît dans la buée du songe     Elle marche au soleil, ses cheveux     Flottent, belle oriflamme de jais, devant mes yeux,     Elle se tourne vers moi, ses yeux noirs me sourient     Je flotte dans le ciel azuré     Je ne sais ce qui m’assaille, me renverse,     Dans ce sourire je crois... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 18:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

28 août 2020

SUR LA SYMBOLIQUE DE LA ROUE

  La roue est un puissant symbole. En première lecture, selon de nombreuses traditions, la roue représente la douleur, la rotation infinie, sans issue, de la douleur. Schopenhauer parle de la roue d'Ixion -personnage mythologique condamné à tourner sans fin sur une roue enflammée, dans les Enfers - pour qualifier la détresse de l'homme voué à la répétition, ballotté de la souffrance à l'ennui, et de l'ennui à la souffrance. Les textes bouddhiques présentent la chaîne infernale des douze liens des origines interdépendantes, qui... [Lire la suite]
21 août 2020

DU DEUIL ET DE LA DOULEUR

  Freud remarquait avec pertinence que lors du décès d'un être cher nous savons bien Qui nous avons perdu, mais ne savons pas ce Que nous avons perdu. Ce que la personne représentait pour nous, quelle place elle occupait dans notre psyché, quelle valeur (objectale) elle incarnait. Ce qui est sûr c'est que nous nous trouvons comme amputés d'un membre, diminués, mutilés. Le moi se sent déchiré - et c'est plus qu'une image, c'est une expérience incontestable, dont témoigne le survivant par sa douleur et ses larmes. Un des... [Lire la suite]
20 août 2020

"LA MORT N'EST RIEN PAR RAPPORT A NOUS" - Epicure

  Si l'on veut se faire une juste idée de la position épicurienne face à la mort il faut prendre ensemble deux propositions apparemment contraires mais qui sont comme les deux branches d'une pince : "Face à la mort nous sommes tous une citadelle sans murailles". "La mort n'est rien par rapport à nous, puisque, quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort est là, nous ne sommes plus". Il ne s'agit donc nullement de vivre en niant la réalité de la mort. Une lecture superficielle de la seconde phrase pourrait amener... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 15:21 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
06 mars 2020

VARIATIONS SUR LE MAL : journal du 6 mars 2020

  Qu'est-ce que le mal ? Fondamentalement le mal c'est ce qui fait souffrir. C'est d'abord la douleur du corps, ou dans le corps. Pourquoi faudrait-il, au nom de quelle aberration, tolérer ce qui peut être évité ou supprimé, ou pire le sanctifier ? Qui fait son lit de la douleur l'infligera aux autres. Voyez Savonarole : bientôt sous prétexte de moralité on persécutera les artistes, on brûlera les livres, puis les hérétiques, les filles de joie et les homosexuels. On veut croire que la douleur expurge, élève et sanctifie, et... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
27 août 2019

"LE TEMPS RAMENE LES PLAISIRS"

             "Sur les ailes du temps la tristesse s'envole                      Le temps ramène les plaisirs". Sagement La Fontaine signale l'action ambivalente du temps, qui détruit tout à terme, et ne cesse de créer de la nouveauté. Mais cette nouveauté n'aura de charme qu'à la faveur du plaisir. L'endeuillé n'a pas de plaisir - on parle, en langage psychiatrique, d'anhédonie ou d'anaphrodisie - parce que l'objet aimé, et perdu, monopolise... [Lire la suite]

26 août 2019

PASSAGERETE : Sous le pont Mirabeau

  Passagèreté ! Voici un terme un peu spécieux, mais expressif. Tout le monde comprend instantanément ce qu'il signifie. Mais on ne voit pas d'emblée son extension maximale. Chacun est un passager sur la barque de la vie, mais la vie elle-même est passagère, et toute chose vivante est passage. Passagèreté exprime le caractère propre de ce qui passe, qui ne se voit guère au moment de la perception, et qui pour apparaître, demande la comparaison entre ce qui apparaissait hier et ce qui apparaît aujourd'hui. Ces rides sur le... [Lire la suite]
21 mars 2019

CROIRE ou SAVOIR ?

  "Ne croyez que ce que vous expérimentez par vous-même". Cette recommandation de Bouddha je la fais mienne, je la mets en pratique dans ma pensée et dans ma conduite de la vie. Elle est excellente à tous égards, en ce qu'elle nous préserve des adhésions inconsidérées, des emballements, des opinions et des idéologies. Mais en poussant un peu le raisonnement j'en viens à considérer que l'expérimentation elle-même n'a pas pour fonction de fonder une croyance nouvelle (croire en ce qu'on exprimente) mais de ruiner toute croyance en... [Lire la suite]
27 février 2019

SITUATION de la PSYCHANALYSE (3) : douleur et souffrance

  Siddharta Gautama avait posé la vraie question  : pourquoi la souffrance ? Peut-il exister un sens à la souffrance ? C'est toujours encore la question, que la psychanalyse reprend à sa manière.  Pour y voir plus clair je distinguerai la douleur simple, celle d'un choc physique par exemple, qui ébranle soudain l'équilibre physiologique, celle d'une maladie, d'une infection, d'une indigestion, d'une amputation, d'une opération chirurgicale etc. Cette douleur a des causes que la biologie peut connaître et réduire... [Lire la suite]
03 février 2019

De l'IDENTIFICATION III : douleur et symptôme

  Dans un internat de jeunes filles, une des pensionnaires reçoit une lettre de rupture de la part de son bien-aimé. Elle pleure, elle se lamente, elle gémit. Gageons que sur l'heure toute la colonie va verser des larmes amères, à qui gémira, souffrira le chagrin le plus intense. Dirons-nous que ces jeunes filles s'identifient toutes à celle qui fut blessée et rejetée ? Sans doute, mais plus profondément elles s'identifient à la douleur, ou si l'on préfère au symptôme, ce dernier terme n'exprimant rien d'autre que... [Lire la suite]