13 août 2017

Le CHANT DES ORIGINES : Chant second : 4

                        4         Mais encore une fois son beau visage     Tendrement m’apparaît dans la buée du songe     Elle marche au soleil, ses cheveux     Flottent, belle oriflamme de jais, devant mes yeux,     Elle se tourne vers moi, ses yeux noirs me sourient     Je flotte dans le ciel azuré     Je ne sais ce qui m’assaille, me renverse,     Dans ce sourire je crois... [Lire la suite]
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22 février 2017

De la SOUFFRANCE

  La souffrance est le fait de supporter. C'est la leçon de l'étymologie : subferre, porter sous. D'où subir. Et par extension : douloir. Malheureusement le verbe douloir (dol, douleur, deuil) est tombé en désuétude, si bien que je ne puis dire : je deuls, et je me rabats sur : je souffre. Ce qui entraîne la fâcheuse identification de la souffrance à la douleur. Pourtant la souffrance n'est pas forcément douleur. "Souffrez, Madame, que je vous baise la main!" - Bien des dames aimeraient volontiers que l'on leur parle ainsi ! ... [Lire la suite]
21 février 2017

De la DOULEUR

  La douleur est un mal, d'abord parce qu'elle fait mal : c'est une effraction qui compromet momentanément ou durablement l'unité de l'organisme physicopsychique. Ainsi d'une bessure, d'un choc, d'un événement, qui déchirent la peau sensible du corps et du moi - car dans cette affaire il est bien douteux que l'on puisse séparer le corps et le moi, tant il est vrai que le moi est avant tout "l'idée du corps", sa perception sensible et psychique. Voyez comment l'enfant, lors d'une petite blessure du doigt, se sent comme emporté... [Lire la suite]
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25 juillet 2016

OBSERVER SANS CONCEPTS : un exemple

    J'ai décidé d'observer les choses de manière tout à fait neuve, hors de tout cadre théorique, sans concepts, sans idée préconçue, tâchant d'ouvrir les yeux, et le coeur plus encore, sur tout ce qui passe en moi et autour de moi. Première observation, ce matin même : j'aime commencer doucement et mollement la journée, or, voilà qu'une somme de contrariétés m'agressent, à peine le café avalé. Enervement, puis, quasi instantanément, une soudaine lourdeur du péricarde, une sensation d'affaissement, une gêne que l'on... [Lire la suite]
15 juillet 2016

"De la DIVERSION " - Montaigne

  Je viens de relire le chapitre "De la diversion" dans le livre trois des Essais de Montaigne. Le bon Michel nous explique, avec force exemples, comment nous pouvons, par temps d'orage, dans l'épreuve douloureuse du deuil, et le sien fut fort difficile à la mort de son ami La Boétie, nous détourner de la douleur, nous divertir, nous tirer de côté pour ne pas sombrer. A vrai dire cette fuite est très naturelle, elle exprime une tendance innée à la conservation de soi, et salutaire, en considérant l'inutilité de la douleur et la... [Lire la suite]
31 janvier 2016

De la SOUFFRANCE d' INSATISFACTION

  Comment un individu qui dispose d'une santé florissante, d'une belle aise financière, des toutes les satisfactions de l'existence familiale et sociale pourrait-il être sensible à la souffrance d'autrui ? Pour comprendre quelque chose à la souffrance d'autrui, il fait avoir connu et traversé soi-même la souffrance. Malheureusement il arrive souvent que notre propre souffrance nous dessèche le coeur, nous aigrit et nous incite à nous replier sur nous même. Ce qui montre bien qu'il ne suffit de connaître la souffance, il faut la... [Lire la suite]

04 novembre 2015

JOURNAL - 4 nov : de la mort

  Chaque année qui commence je me dis que ce sera sans doute la dernière. Je vis en sursis, ce qui, en somme, est le lot commun de tous les mortels, leur définition. D'avoir si souvent fêté mon anniversaire ne m'a pas rendu plus sage, tout au plus un peu moins chatouilleux, moins colérique, moins pressé. Et d'avoir frôlé la mort, de très près, d'avoir entendu siffler à mes oreilles le chant funèbre d'Hadès, m'a convaincu, plus que tout, de l'inanité de nos désirs, de nos efforts et de nos espérances. Par un certain côté de mon... [Lire la suite]
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20 mai 2015

De la DOULEUR ORIGINELLE : SLOTERDIJK

  Dans sa remarquable étude sur Nietzsche ("Le penseur sur scène", page 193, Bourgois éditeur) Peter Sloterdijk écrit ceci : "La sagesse dionysiaque n'enseigne pas une délivrance de la douleur ; elle ne croit pas à la fuite vers le haut ; au contraire, elle offre une connaissance qui délivre au moins de la souffrance de la souffrance". Je ne prétendrai en rien rendre compte ici de la pensée de Sloterdijk, dont, je l'avoue, je ne saisis pas toujours les arcanes décisifs. Je me contenterai de vaquer et de batifoler au gré de mes... [Lire la suite]
25 mars 2015

REVES BLANCS-NOIRS - Poésie 15 (Ouverture, Livre un)

  REVES BLANCS-NOIRS : POESIE 15         OUVERTURE   Ma douleur, je la fais mienne, comme l’oiseau                   Garde avec douceur l’oisillon dans le nid De l’amour, pressentant dans le fragile Essor, le vol fier du poème.   Car la douleur, au cœur blanc de la solitude, Quand se déchire le voile d’Isis, arrache L’âme qui sommeille, et la mène Aux vallées de la nuit aimante   Où... [Lire la suite]
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03 octobre 2013

De la JOIE FONDAMENTALE : méditation

    Depuis plusieurs jours je tourne autour de la phrase de Nietzsche : "La joie est plus profonde que la douleur". Cette idée me semble extraordinaire, mais si difficile que j'en use comme d'un "pharmakon", terme grec remarquable qui se traduit tantôt par "remède", tantôt par "poison", étant à vrai dire aussi bien l'un que l'autre. Pour la joie il en va de même : je me méfie à l'extrême des propositions optimistes, dans lesquelles je vois à l'ordinaire chimères et infantilisme. Une vraie joie, sans fausseté, sans... [Lire la suite]
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