01 novembre 2012

SURMONTER le DESENCHANTEMENT

              Le désenchantement est un moment nécessaire et inévitable de la maturation psychique et philosophique. Comment, en effet, serait-il possible de maintenir les illusions de l’âge enfantin, où nous croyons que toutes choses ne sont là que pour nous, pour notre petit confort, notre sécurité et notre bien-être ? Relisons ce que Freud disait du narcissisme primaire, de la confusion originelle du moi et de l’entourage lorsqu‘il s’étonne de la perpétuation, chez certains humains, du... [Lire la suite]
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16 septembre 2011

LA FIN du DEUIL : du statut de l'image

Les diverses étapes du deuil sont bien connues. Mais ce qui nous échappe c'est la compréhension du processus psychodynamique. On parle d'un travail de deuil mais sait-on au juste ce qu'implique cette notion, et comment ce travail peut aboutir, et à quoi? Le deuil c'est dol, douloir, douleur. Douleur de la perte, laquelle déchire l'unité psychique, creuse le moi, et parfois le détruit. L'objet, qui était ici, tout près de moi, voire en moi comme une pièce essentielle de mon être, s'est brusquement détaché, détourné, arraché, me... [Lire la suite]
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16 juin 2011

JOUIR et se REJOUIR : EPICURE

"Une éjouissance constante!" C'est ainsi que Montaigne qualifie la vie en vérité. Ce beau terme d'éjouissance a malencontreusement vieili en notre langue françoise, nous privant d'une notation subtile entre jouissance et réjouissance. La jouissance est à présent affublée d'une connotation psychanalytique déplaisante. Se réjouir implique une sorte de dédoublement : en place de la simple éjouissance naturelle, voire instinctive, nous voilà à nous ré-jouir, comme s'il fallait une conscience réflexive, un retournement de pensée pour nous... [Lire la suite]
04 octobre 2010

De la MEMOIRE et de l'OUBLI

Qui ne se plaint de sa mémoire, à croire qu'il soit bien utile de tout garder sous la main, disponible, et frais, et comestible sur l'heure. Et en voilà qui, non contents de nous congestionner de mille souvenirs inutiles et néfastes, nous enjoignent de nous attrister à l'infini dans l'évocation des heures sombres de notre histoire. "Devoir de mémoire" qu'ils disent. "Repentance"- et pourquoi pas macération, cilice et mortification? S'il est dangereux de refouler, de cliver et de dénier, il l'est autant de... [Lire la suite]
09 mars 2010

SORTIR du DEUIL : ETHIQUE de la PERTE

Le deuil est l'expérience de la perte d'un objet investi de pulsions, de désir et de fantasme. Si, lors d'un décès, on sait forcément qui on perd, on sait fort mal, en revanche, ce qu'on perd dans la perte de cette personne. D'où le caractère éprouvant, et irrationnel de la douleur. Avec l'objet c'est un pan entier du moi qui s'en va, brèche sanglante, béance qui rouvre les inquiétudes et les angoisses archaïques. Comme le tout petit enfant livré aux cachemars, le sujet s'expérimente abandonné, mutilé, menacé de ruine. Rétraction... [Lire la suite]
06 mai 2009

De la DECEPTION NARCISSIQUE

La déception n'engage pas seulement la relation à autrui mais sans doute plus profondément la structure du Moi lui-même. Dire : "je suis déçu" signifie un ébranlement de la représentation. Je m'attendais à une satisfaction - recevoir un cadeau, éprouver le sentiment gratifiant d'une reconnaissance qui aurait comblé mon sentiment narcissique - et voilà tout au contraire que je suis bafoué dans mon attente, privé d'un plaisir avec l'impression pénible de frustration qui l'accompagne. Cette indication, fort banale au demeurant,... [Lire la suite]

27 avril 2009

DU DEUIL :(2) : deuil et moi-idéal

Dans l'article précédent nous avons pu mettre en évidence la prédominance de la perte narcissique sur la perte objectale. En termes plus simples : dans la perte de l'objet c'est surtout une partie de moi que je perds. Mais alors quelle est cette partie? Il semble impossible de répondre a priori à cette question sans tomber dans l'arbitraire le plus total. Pourtant je crois que nous disposons d'un critère : quelle est l'expérience vraiment la plus douloureuse? Dans quelle expérience de perte avons-nous souffert le plus? Allons plus... [Lire la suite]
24 avril 2009

DU DEUIL

Que faut-il entendre par travail du deuil? La chose reste assez mystérieuse, d'autant que ce travail peut ne pas commencer, ou s'éterniser dans le marécage d'une douleur indépassable. Et pour commencer, savons-nous ce qu'on appelle deuil, avant de parler d'un hypothétique travail de deuil? Je suppose que deuil appelle étymologiquement "dolor ", douloir, douleur. Nous ajoutons immmédiatement : douloir de la perte. Etre en deuil signifie donc être en douleur d'une perte subie, réelle, imaginaire ou symbolique. Pour celui qui... [Lire la suite]
01 avril 2009

SIGNE

Un signe pur, voilà ce qu'elle était Et moi je l'aimais d'innocence De retrouver et de perdre à jamais Son amour d'aube sur ma plaie        Nous savons le bonheur à la douleur qu'il laisse        Car ce n'est pas le deuil c'est le retour qui blesse.
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22 mai 2008

FANTASME et MELANCOLIE

La dépression est une panne du désir. Quand cette situation se prolonge à l'infini on parlera de mélancolie. Une vie sans désir, est-ce possible? Si le désir se dérobe il faut supposer aussitôt que le fantasme, support ordinaire du désir, fait défaut. La mélancolie réaliserait cet exploit de faire survivre un sujet sans fantasme? Mais cela n'est guère concevable, quand on voit le rôle que joue le fantasme dans la vie psychique, assurant une laison nécessaire entre le réel et le symbolique (Voir mes précédents articles sur le fantasme... [Lire la suite]