13 septembre 2011

PROFONDEUR et SURFACE : l' EROTIQUE de SAPPHO

La poétique de l'amour, chez Sappho, se développe selon deux axes radicalement opposés. La passion d'abord, pathos de la chair, omniprésente, douloureuse et exaltée. Dans l'acmé de sa souffrance la poétesse exprime sans fard l'attente anxieuse, le désespoir, la jalousie, l'allégresse sans mesure : les émois travaillent le corps en profondeur, agitent les "phrènes", déchirent le "kardia", révulsent le "thymos, et ce sont les pleurs, les sueurs, les frémissements, et jusqu'à ces "nausées" qui ex-priment  la déroute des fonctions,... [Lire la suite]
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01 juillet 2011

PHILIA : AMOUR ou DESIR ?

"Amour les tient unis dans le cercle enchanté!" Cela pourrait être une maxime d'Empédocle qui estimait que le semblable attire le semblable. Nous voulons, nous Modernes, que l'amour s'édifie sur le désir, le parachève dans le dépassement. Mais ce n'est là qu'un voeu, et la réalité démontre abondamment le contraire. Peut-être bien que le désir et l'amour sont parfaitement exclusifs l'un de l'autre. Le désir est mouvement vers l'autre, attrait de l'altérité, fascination de la différence. L'amour est extension de soi dans la continuité... [Lire la suite]
20 avril 2011

Du désir : phie de la non-pensée

                                  DU  DESIR                                                                    I         « Le désir est le premier de tous les maux ». Ainsi s’exprime Timon dans le... [Lire la suite]
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11 janvier 2011

Du MANQUE comme CATEGORIE RELIGIEUSE

Et si le manque était une catégorie religieuse, la catégorie religieuse par excellence? "Tu manques de de vérité et de sagesse, (Platon, le Banquet) tu manques de satisfaction et de paix, ton âme est ravagée de l'intérieur par une sourde angoisse, et tu cours, tu t'agites à la recherche d'un Bien qui te manque, qui seul te ferait goûter la félicité!". Encore un pas, et l'on te dira que ce Bien est nécessairement Dieu, et que dans toutes tes recherches c'est Dieu que tu recherches sans le savoir. Et si tu le cherches,... [Lire la suite]
13 décembre 2010

De la PULSION et du CORPS EROGENE

La question du désir étant décidément minée jusqu'au trognon je me demanderai s'il ne vaut pas mieux abandonner cette notion aux idéalistes et autres illuministes de toute farine. Quant à nous, nous en reviendrons aux justes considérations concrètes du besoin et de la pulsion, expressions éminemment corporelles de notre être au monde. Epicure avait montré la voie : cherchez le naturel nécessaire, vous y goûterez le plaisir, sans difficulté ni incommodité. Le premier Freud, je veux dire celui d'avant la seconde topique et la pulsion de... [Lire la suite]
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25 février 2010

Du PARADOXE de la BEAUTE : l'illusion nécessaire

Je le sais bien, même la beauté est périssable, qui n'est qu'un fruit sublime de nos illusions. "Auch das Schöne muss vergehn" écrit Schiller : même le beau doit périr. Dans le "Vergehn" résonne le signifiant "passer". Passer c'est périr, mais avec une notion d'indétermination. Périr est sans recours, et marque le terme inéluctable de toute existence empirique. Passer est plus subtil, parce que le terme n'est pas explicitemùent indiqué. On peut passer sans périr, comme un nuage passe, et la brise, et... [Lire la suite]

13 septembre 2009

INVOCATION : un poème de Sappho

Trône miroitant, immortelle Aphrodite   Fille de Zeus, mobile, je te supplie      Ne me dompte pas de nausées, de chagrins          Maîtresse, dans mon coeur, Mais viens à moi, si tu percevais jadis   De loin ma voix, tu me faisais bon accueil      Quittant du père la demeure dorée         A moi tu es venue Sur ton... [Lire la suite]
11 septembre 2009

ABEILLE : ode d'amour

Douce, belle abeille, tu te poses, brune   Dansante sur les feuilles bleues de la menthe      Parfumant mon jardin d'aromates vives,         je vibre de désir, Ardant, tout rougeoyant de toi, belle Atthis,   Adulée entre toutes parmi les fleurs      Chevelure bruissant comme la soie         De la plus douce abeille, Toi, si douce, ô douce rose juvénile    Toi, je ne vis que de toi, en ma chair... [Lire la suite]
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02 avril 2009

SIGNE : seconde version

Signe, elle était signe, et je ne sais de quoi Et moi je l'aimais d'innocence Sans savoir et sans pouvoir Comprendre d'où venait cet effroi.    Il faut garder précieusement    L'énigme du désir    Ne rien profaner. Dans les forêts impénétrables du coeur Règnent misère et solitude Mais les oiseaux chantent du matin jusqu'au soir Avant la grande nuit qui trempe les noirceurs.
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15 janvier 2008

LE BOCAGE FENDU d' APHRODITE

La statuaire grecque représente très couramment l'homme dans sa nudité triomphante. Aucune gêne, aucune pudeur à montrer la totalité du corps, aucune complaisance morbide non plus. Le sexe est partie intégrante du corps, et ce corps est beau, tel qu'il est sorti de la créativité naturelle. Pour le Grec, et je souscris totalement à cette philosophie, nudité et beauté vont de pair, telles que la nature les a produites dans sa générosité illimitée. La statuaire grecque nous réconcilie avec le divin. On dira que c'est normal puisque... [Lire la suite]
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