03 juillet 2018

"EMPESTER la VIE" - du surmoi

  Quelques vaticinations matutinales, suite à la relecture du "Malaise dans la civilisation" de Freud - oeuvre d'une grande pénétration d'esprit et d'une actualité perpétuelle - et à l'écoute de quelques "actualités" du matin, je veux dire de ces nouvelles qu'on nous assène chaque jour et qui ne témoignent le plus souvent, au sujet de ladite civilisation, que d'une lamentable répétition. On pensait autrefois qu'il fallait sauver son âme, et, avant la mort, se mettre en paix avec Dieu. Hypothèse : l'âme serait la synthèse du moi... [Lire la suite]

24 mai 2018

De la TYRANNIE du SURMOI : plaisir et culpabilité.

  Cette primauté du plaisir que j'ai tenté de retrouver et d'exhiber dans l'article précédent se voit immédiatement combattue par un régiment de forces contraires, qui vont singulièrement en amoindrir les effets. Je remarque déjà que plusieurs commentateurs s'empressent de rappeler au secours - de la morale, je suppose - les nécessités sociales sous les espèces, tantôt du moi, tantôt du surmoi. Que le moi s'efforce d'endiguer la puissance incontrolée des pulsions pour maintenir l'unité psychique, cela se conçoit aisément : il... [Lire la suite]
08 décembre 2017

ETRE ou ne pas ETRE : de la culpabilité

  Ni gémir, ni se moquer, mais tenter de comprendre. C'était la recommandation de Spinoza. J'ajouterai qu'il y a sans doute maintes choses ou affaires qui ne méritent pas même la considération, et qu'il faut éliminer, si l'on peut. Il y va de la santé psychique et de la santé tout court. Trop de choses déplaisantes exercent une action toxique, parfois directement, parfois à distance. D'autres sont d'une telle complexité qu'on n'en peut venir à bout. D'autres encore échappent totalement à notre pouvoir, alors même qu'elles nous... [Lire la suite]
08 novembre 2017

De la BOUCLE de VIE, et de la GRATUITE

  Revenir à la terre. La vie est une immense boucle, qui, commençant tout auprés de la terre, s'en éloigne, se détourne, s'égare, erre, vaticine, s'affole parfois, se courbe et se redresse, s'infléchit et se cabre, décrivant des arabesques, papillon de jour, papilon de nuit, ailes déployées, ailes rétractées, mais quoi que l'on fasse, on en revient à la terre. Le début et la fin sont le même. Le berceau et la tombe.  Certaines boucles de vie sont admirables. D'autres sont dérisoires, marquées de je en sais quelle pauvreté... [Lire la suite]
14 mars 2017

Des deux formes de la CULPABILITE

  L'affaire est encore un peu plus compliquée. Si la culpabilité est en principe liée à la faute (voir l'article précédent) je relève une autre forme de faute, qui semble l'opposé parfait de la faute sociale. Fauter c'est manquer (faltar). Quand le sujet se manque à soi-même il est en faute, par exemple en renonçant à son désir fondamental, en sacrifiant ses intérêts les plus chers et les plus personnels. Cela complique la question : il y aurait deux sortes de fautes diamétralement opposées, qui semblent s'exclure, nous... [Lire la suite]
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13 mars 2017

FAUTE et CULPABILITE

  Etymologiquement, la culpabilité c'est la "fautivité" - terme qui manque à notre vocabulaire, et qui éviterait des confusions. Culpa c'est la faute, et "battre sa coulpe" c'était reconnaître avoir fauté. D'où il suivrait que la culpabilité est la marque subjective de la faute, le sentiment pénible qui accompagne ou suit le manquement à un devoir, ou la transgression d'une norme sociale ou morale. Mais le rapport entre faute et culpabilité n'est pas automatique. Si l'on distribue les rapports possibles entre les deux notions on... [Lire la suite]
10 mars 2017

De la HONTE : Diogène psychanalyste ?

  Les cyniques de l'Antiquité seraient-ils les premiers psychanalystes d'Occident ? Si l'on veut bien mettre de côté leur histrionisme échevelé, il reste quelque chose de fondamental, que l'on n'aperçoit pas au premier regard : une critique de la socialisation comme aliénation de principe. La cheville ouvrière de ce processus mortifère c'est la honte. C'est par là que l'enfant, qui, jusque là vivait son corps comme une évidence sensible, immédiate et bienheureuse à la manière de l'animal dépourvu de jugement réflexif, découvre,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:01 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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