07 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : CHANT CINQUIEME, 2

                2   Fresques sublimes !Monstres entrelacés, torsion des corpsEquarris,Grimaces d'enfer.- Irrésistible, une force d'airainLes pousse,Bras tendu d'un dieu, sans un criDans l'abîme.A droite règne ZeusFoudre tonnant,Impassible. Une femmeDéesse ou prophétesseClame la louange sacrée.Et tout en bas des hommesNus, sexes de pierreContemplent la déroute des monstresL'éclatante gloire des dieux.Les hommes songentAnxieux, méditatifs ;Bientôt pour eux viendra l'heure. Que savez-vous... [Lire la suite]

05 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : EXODE

                              EXODE          Dès le matin      Cela chante dans ma tête      Je suis branché sur l’univers      Radio spatiale       Immensité !        Il était las des hommes Héraclite      Il se retira dans le temple d’Artémis, à Ephèse,      Aux... [Lire la suite]
23 mars 2017

De la MEDITATION

  Il est diverses manières de méditer. Méditer est d'abord un terme militaire : s'entraîner, plier son corps à l'exercice, à l'effort, à l'endurance. Cette indication est précieuse, il faut la garder. Pas de méditation sans participation du corps, ne serait-ce que par la position assise, le recueillement physique, la patience, sans lesquels la pensée s'en va vagabondant dans toutes les directions. Les Chinois ont développé, pendant des siècles, des pratiques de méditation en mouvement qui allient le geste à la respiration, et... [Lire la suite]
21 mars 2017

D' UNE RIVE à l' AUTRE :méditation

  Il est bon de voyager en tous sens, de parcourir toutes sortes de pensées, d'hypothèses et de styles, mais il faut savoir revenir chez soi, "plein d'usage et raison", et faire de temps en temps le bilan de ses pérégrinations. En fait, je suis toujours tout près de ma demeure, alors même que je butine de droite et de gauche, car en toute pensée étrangère je me pose la question : en quoi cela me concerne-t-il ? Que puis-je retirer, pour mon propre usage, dans ce texte que je lis, ou feuillette à l'aventure, cherchant à y déméler... [Lire la suite]
10 mars 2017

De la HONTE : Diogène psychanalyste ?

  Les cyniques de l'Antiquité seraient-ils les premiers psychanalystes d'Occident ? Si l'on veut bien mettre de côté leur histrionisme échevelé, il reste quelque chose de fondamental, que l'on n'aperçoit pas au premier regard : une critique de la socialisation comme aliénation de principe. La cheville ouvrière de ce processus mortifère c'est la honte. C'est par là que l'enfant, qui, jusque là vivait son corps comme une évidence sensible, immédiate et bienheureuse à la manière de l'animal dépourvu de jugement réflexif, découvre,... [Lire la suite]
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21 décembre 2016

FAUST : l'esprit et le corps

  J'éprouve depuis longtemps une sorte de fascination pour le début du Faust de Goethe, que je relis régulièrement, et que parfois je rêve de traduire. On connaît la scène : Faust est dans son atelier de recherche, épuisé, lassé de tout, et notamment des toutes ses incursions dans les domaines sacrés de la philosophie, du droit (qu'il nomme Juristerei, "judication", avec une nuance de mépris), de la théologie, et toutes ces connaissances lui laissent le goût amer de la futilité, de l'inutilité. Il conclut tristement "je vois que... [Lire la suite]

14 septembre 2016

DE L' HUMEUR

  Penser à partir du corps. Mais qu'est ce qu'un corps, si par corps nous désignons commodément et superficiellement le conglomérat confus d'une multitudes de corps entassés les uns sur les autres, reliès à la petite semaine, emboîtés tant bien que mal, raccordés et ficelés de bric et de broc, tantôt joints et marchant du même mouvement, tantôt désunis, chacun s'échinant à suivre sa propre pente. C'est ce qui se passe dans la maladie : on sent l'ensemble se désaccorder, on s'obnubile sur l'organe récalcitrant, on le somme de se... [Lire la suite]
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13 septembre 2016

CONDITIONS CORPORELLES

  L'éducation vise à doter le sujet d'une capacité de penser relativement autonome à l'égard des affects corporels et émotionnels. Je dis relativement car il est manifeste que cette autonomie est très partielle. Considérant ma propre idiosyncrasie je vois qu'il me faut une quantité impressionnnate de conditions favorables pour pouvoir exercer pleinement mes facultés créatrices : un bon sommeil, une bonne digestion, une aération préalable - je marche toujours un peu avant de m'installer à mon bureau - du silence, une ambiance... [Lire la suite]
23 juin 2016

BLESSURES du CORPS, BLESSURES du TEMPS

  Cette blessure nous la vivons d'abord dans le corps, avant que le psychisme ne consente à l'enregistrer. Ce sont d'abord les humbles besoins immédiats qui nous fendent à intervalles réguliers, nous ramenant à la condition d'un vivant qui ne se soutient que de repousser la mort : faim, soif, sommeil, respiration, élimination, territorialisation. Vivre c'est rétablir un équilibre fonctionnel qui se défait sans cesse. Pulsions, tendances, instincts, dont la puissance contraignante oriente nos vies, et, de même, ne connaissent pas... [Lire la suite]
06 janvier 2016

THEORIE des FLUX (2) - du corps comme illusion

  Qu'est ce qu'un corps ? Que ce soit un nuage, une rivière, une plante, un oiseau, une femme ? Je vois deux manières de répondre, complètement inverses l'un de l'autre, selon que vous vous placez dans la stabilité ou dans le flux.  La première consiste à définir le corps comme un ensemble plus ou moins organisé, structuré, harmonique, d'éléments assemblés, reliés entre eux par la puissance d'une forme. C'est ainsi par exemple que les Stoïciens disent que c'est la forme qui organise une matière inerte, "femelle", passive.... [Lire la suite]