24 octobre 2016

CONTEMPLATION du TOUT : Marc-Aurèle et Lucrèce

  Marc-Aurèle : " Un immense champ libre s'ouvrira devant toi, car tu embrasses par la pensée la totalité de l'univers, tu parcours l'éternité de la durée, tu considères la rapide métamorphose de chaque chose individuelle, la brièveté du temps qui s'écoule de la naissance à la dissolution, l'infinité qui précéda la naissance, l'infinité qui suivra la dissolution". (IX, 32) C'est là un "exercice spiriruel" familier des stoïciens : élever le regard vers les cimes du cosmos, parcourir en pensée l'immensité de l'espace et du temps,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:42 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 avril 2015

ART et CONTEMPLATION : Schopenhauer

    "Si la philosophie est restée si longtemps effort vain, c'est qu'on l'a cherchée (la vérité) sur le chemin des sciences au lieu de la chercher sur celui de l'art". Arthur Schopenhauer. La philosophie occupe une place originale entre science et art. De la science elle tient le souci de présenter les faits dans une solide armature conceptuelle. De l'art elle acquiert l'accès à la contemplation désintéressée. Schopenhauer expose la connaissance dans les concepts, qui permettent la présentation rigoureuse des relations... [Lire la suite]
12 avril 2015

SCHOPENHAUER : éternel retour du même

    "Voilà les hommes : des horloges ; une fois monté cela marche sans savoir pourquoi ; à chaque engendrement, à chaque naissance, c'est l'horloge de la vie humaine qui se remonte, pour reprendre sa petite ritournelle, déjà répétée une infinité de fois, phrase par phrase, mesure par mesure, avec des variations insignifiantes" Schopenhauer (MVR, p 406) Les "variations" dont parle le texte sont les apparences, les modes, les idéologies, les systèmes politiques, les morales sociales. Tout cela donne l'impression de... [Lire la suite]
26 juin 2012

CONTEMPLATION du CIEL K-960

        « …Et le ciel étoilé au-dessus de nos têtes ». C’est le ciel ouvert, immense et lumineux qui fait accéder l’homme à la conscience de soi. Non qu’il faille un instant se détourner de la terre nourricière et familière, non pas, mais la terre est l’élément de la vie immédiate, du besoin et de la satisfaction. La terre, c’est l’humus, le sec et l’humide, le chaud et le froid, le proche, le sol ferme et la rivière incertaine, l’arbre pensif, le roseau, la fleur, le sentier qui se perd dans les... [Lire la suite]
10 janvier 2011

D'une MYSTIQUE EPICURIENNE ?

"Voluptas atque horror..." C'est ainsi que Lucrèce qualifie son émotion au spectacle de l'immense nature, extase, émerveillement et terreur. Sublime de terreur. L'"horror" crée l'horripilation, délire du corps excédé de panique et d'enthousiasme, s'il est entendu que l'enthousiasme c'est la présence du dieu en moi. C'est le dieu-nature qui est en moi, et moi, dans l'effroi sacré de la contemplation, je m'absorbe tout entier dans l'élément total, - perdu, ravi, transporté, désindentifié, corps désarticulé, esprit... [Lire la suite]
16 juin 2010

De la CONTEMPLATION PHILOSOPHIQUE

Contempler c'est voir sans regarder. Sans intention particulière, sans discrimination, sans jugement, sans volonté de comprendre, sans concept. Contempler c'est simplement s'asseoir, et laisser les choses se faire sans intervention, sans intentionnalié. La pensée ne s'arrête pas vraiment, les images et les idées continuent leur ronde imprévisible, mais bientôt avec plus de lenteur, de légèreté, comme si la danse cessait de nous affecter, de nous tourmenter ou de nous exciter. Elle est toujours là, et rien ne peut vraiment la... [Lire la suite]
20 mai 2010

De la MEDITATION PHILOSOPHIQUE

"Médite jour et nuit" dit Epicure. Que nous voilà loin de cette apparence de langueur et de douce oisiveté que l'on attribue d'ordinaire à l'épicurien. Pensée grande, noble, austère, exigeante et rigoureuse. Pensée infiniment subtile, à mille lieues de notre contemporaine veulerie, mélange ignoble de rapacité et d'incurie symbolique! La philosophie est un effort, une tension (tonos) vers le Souverain Bien, une ascèse, une volonté. L'épicurisme se distingue par une subtilité supplémentaire, un raffinement psychique, fort... [Lire la suite]
07 janvier 2009

DU PLAISIR DE PENSER

L'épicurisme passe, à juste titre d'ailleurs, pour une pensée du plaisir. J'en ai traité abondamment dans ce blog. Mais l'inverse est vrai également : plaisir de penser. Encore que ce plaisir ne soit pas en lui-même le souverain bien, lequel se situe peut-être au delà de tout effort, fût-ce de penser. Le vrai bonheur est un état, non une démarche. Mais l'humanité étant ce qu'elle est, soumise aux aléas de la Fortune, aux nécessités naturelles et à toutes les incertitudes de la vie relationnelle, le bonheur est rarement accessible,... [Lire la suite]
20 juin 2008

DE VITA CONTEMPLATIVA

Chaque âge a ses plaisirs. Moi qui fus, à une certaine époque, fort porté sur les exercices physiques et martiaux, engagé dans la vie familiale, professionnelle, voire politique, je me retire de plus en plus à l'ombre, sur la terrasse de mon appartement qui donne sur les arbres et les jardins, et, en pleine ville lorraine, je me sens citoyen d'une ancienne Athènes, comme Epicure, dans un retrait douillet et bienheureux. Tout serait parfait si je parvenais à me réformer davantage, à penser moins et à goûter davantage. J'ai l'âge où il... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,