12 avril 2015

SCHOPENHAUER : éternel retour du même

    "Voilà les hommes : des horloges ; une fois monté cela marche sans savoir pourquoi ; à chaque engendrement, à chaque naissance, c'est l'horloge de la vie humaine qui se remonte, pour reprendre sa petite ritournelle, déjà répétée une infinité de fois, phrase par phrase, mesure par mesure, avec des variations insignifiantes" Schopenhauer (MVR, p 406) Les "variations" dont parle le texte sont les apparences, les modes, les idéologies, les systèmes politiques, les morales sociales. Tout cela donne l'impression de... [Lire la suite]

04 avril 2011

EMPEDOCLE (9) : La pensée du diaphragme

Empédocle évoque à plusieurs reprises la "vigueur, la robustesse, la richesse" du diaphragme chez l'homme d'exception, capable de ressentir "dans sa poitrine" le don infini des éléments constitutifs, de se nourrir de cette générosité inépuisable, d'en nourrir sa pensée, de la même manière que le coeur se nourrit de l'afflux du sang, s'enrichit de ses dons pour entretenir et fortifier la vie. Le diaphragme est peut-être moins à penser comme un organe distinct qu'une région globale, un lieu énergétique, la confluence mobile et motrice... [Lire la suite]
24 mai 2010

EMPIRISME : De la PEAU et du CERVEAU

Hypothèse embryologique. Imaginons que la peau et le cerveau se développent du même mouvement à partir de la conception, comme si fondamentalement ces deux systèmes n'en formaient qu'un. A l'extériorité apparente de la peau correspondrait l'"intériorité" du cerveau, et inversement. On conçoit aisément la peau comme une surface plane, mais elle est en fait une double surface, externe et interne. A l'extérieur elle protège, filtre les excitations. A l'intérieur elle enregistre, inscrit, mémorise, sélectionne les expériences. Le cerveau... [Lire la suite]