23 juin 2016

BLESSURES du CORPS, BLESSURES du TEMPS

  Cette blessure nous la vivons d'abord dans le corps, avant que le psychisme ne consente à l'enregistrer. Ce sont d'abord les humbles besoins immédiats qui nous fendent à intervalles réguliers, nous ramenant à la condition d'un vivant qui ne se soutient que de repousser la mort : faim, soif, sommeil, respiration, élimination, territorialisation. Vivre c'est rétablir un équilibre fonctionnel qui se défait sans cesse. Pulsions, tendances, instincts, dont la puissance contraignante oriente nos vies, et, de même, ne connaissent pas... [Lire la suite]

17 juin 2016

Le VIF du SUJET

  Voilà plusieurs jours que je tourne autour d'une idée qui me paraît neuve et importante sans parvenir à la formuler correctement, si bien que tous mes essais retombent dans une apparence de répétition. Apparence seulement, car les mots que j'utilise sont chargés d'une signification différente, mais par la bande, à défaut de désigner clairement l'expérience nouvelle. On utilise les mots que l'on connaît, à défaut de mieux, et en dépit d'un infléchissement novateur, ils continuent de charrier des significations éculées. C'est là... [Lire la suite]
30 octobre 2013

De la BLESSURE INTIME

    Sans doute avons-nous, chacun d'entre nous, notre blessure secrète, une zone psychique particulièrement délicate où la moindre égratignure peut provoquer les plus grandes souffrances. Par un certain coté de nous-même nous savons bien qu'elle est là, tapie dans l'ombre, mais en général nous évitons soigneusement de la considérer, nous maintenons la fiction de l'ignorance pour nous rassurer sur notre propre compte, et pour conserver une image aimable de nous-même. En quoi nous avons tort, car de la sorte nous nous... [Lire la suite]
02 novembre 2012

De la BLESSURE

            On ne devient pas philosophe par hasard. Il y faut une étrange in-quiétude, une secrète indisposition à l’égard de ce qui est là, de ce qui apparaît, incongru, inexplicable, inquiétant. Quelque chose comme une intime blessure, laquelle ne se refermera jamais, sauf à jeter l’enfant avec le bain. « Pathos  de l’étonnement » dirait Platon, déchirure de la certitude tranquille que possèdent encore, autour de nous, les gens affairés, les gens pré-occupés de norme et de valeur.... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:09 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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