09 septembre 2019

DE QUELQUES REVES QUI REPETENT : suite baroque

  Et voilà que ça se remet à rêver, nuit après nuit, le même rêve avec des variantes, on dirait un suite musicale à la manière des Baroques, flûte à bec, viole d'amour, violon, et basse sontinue, en viole de gambe ! Ou encore ces récitatifs de l'opera seria ponctués d'arpèges au clavecin. Là je m'amuse un peu, pour le plaisir d'écrire, car l'affaire est sérieuse sans être triste. Je me plaignais un temps de ne faire que des rêves saumâtres, mais ce temps est passé. La tonalité est plus réjouissante : ce qui se répète là, pour... [Lire la suite]

16 juillet 2019

TERRIBLE LA PAROLE DU DIEU : pseudo-Héraclite

  Je me prends à rêver. Imaginez que sous les fondements du temple d'Artemis à Ephèse on mette à jour une tablette de pierre avec l'inscription : ainos tou theou ainos, "terrible la parole du dieu" - n'en déduirait-on pas, dans l'enthousiasme, que c'est une citation d'Héraclite, perdue depuis des siècles et enfin retrouvée ? Pour plusieurs raisons : le lieu (c'est ici qu'Héraclite a offert son livre à la déesse), le contexte culturel (l'oracle de Delphes), l'intention philosophique, le style extrêmement ramassé, et surtout le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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04 janvier 2017

L' ARC et la LYRE : Héraclite

  Je m'essaie à suivre Héraclite dans les sentes abruptes de sa pensée. Parfois je suis ébloui par une intuition soudaine, à rebrousse-poil, qui déroute la représentation, oblige à tourner le regard, non certes selon la logique surannée de la "conversion", mais sur le mode impromptu, imprévisible, d'une "subversion", regard de biais, comme celui que la mythologie prêtait à Apollon "au regard oblique". Faut-il reppeler qu'Apollon, avant de devenir le dieu policé des arts et de la musique - le dieu à la lyre - était, dans une... [Lire la suite]
12 novembre 2013

L' ARC et la FLECHE : du sujet

    Se présenter c'est entrer en présence, dans l'espace et le temps, ici et maintenant, dans l'immédiateté d'un agir ou d'un parler. On dit bien prendre la parole, ou pourrait dire prendre acte, et cela se fait par le surgissement du corps, d'une corporéité sensible, pulsionnelle, toute présente à soi et tendue du même mouvement vers la présence dans le monde. Surgissant, le sujet déploie autour de lui un espace de sensation, de direction et de signification, une polyphonie de sens dont il est le centre actif et passif,... [Lire la suite]