09 mai 2019

Du PLAISIR d' ABANDON : méditation

  Le jeune aime l'âpre et le dur. Le moins jeune aime le tendre et l'aimable. Les amours du vieillard ont je ne sais quoi de vif et d'amer, printemps tardif au coeur de l'automne. Comme ces grappes oubliées lors de la récolte, qui font le délice du glaneur. " Et je ne sais quoi d'amer jusque dans le calice des fleurs". Le vieillard amoureux nous fait rire, n'est-il pas ridicule de jouer au jeune homme quand on est un barbon ? Mais lui ne se sent pas ridicule, son coeur est jeune encore, croît-il, hélas, bientôt son corps le... [Lire la suite]

07 mars 2019

MIRAGES, MIROITEMENTS

  Ce qui constitue le statut propre de la phantasia telle que nous l'avons décrite plus haut c'est le miroitement : poikilesthai - ah ce verbe superbe de la langue grecque, il est à lui-même un miroitement ! Cela brille, cela scintille, cela fascine, trouble et séduit. C'est la folie de Narcisse, qui s'avance, éperdu, pour saisir une image, qu'il voit comme image de l'autre. La phantasia flotte dans cet entre-deux aérien où se perdent les repères de la perception sûre, où le sujet hésite, aspiré vers l'objet de désir, et... [Lire la suite]
10 janvier 2019

AMOUR de POESIE : journal du 10 janvier 2019

  En classe de terminale, moi qui avais été fort sérieux et studieux, je décrochai soudainement, passant plus volontiers mes matinées en promenades et en rêveries que dans les salles de classe. Pour moi la ville de Strasbourg était la plus belle du monde, qui offrait mille enchantements, mille lieux favorables à la contemplation. Quand je tente de me représenter ce que j'aimais tant à cette époque lointaine de ma vie, je retrouve instantanément les images des quais qui longent le cours de la rivière, cette Ill qui a donné son... [Lire la suite]
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20 août 2018

REVER l' AMOUR

        Je rêvais l'amour...c'est comme au bord de la mer     Voir des corps nus ballottés par les vagues     Qui montent, qui descendent, et de droite et de gauche     Tournent, versent, tirent en tous sens     Sans jamais se rejoindre, déportés     Au gré d'une force plus forte,     Contrariante, et jamais     Ils ne goûtent au divin repos.     Ainsi va la vie,     Reliant et déchirant, de proche et de... [Lire la suite]
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16 avril 2018

Du LIEN de CONFIANCE

  Fondamentalement on croit parce qu'on fait confiance à celui qui parle. C'est la situation de l'enfance qui se développe par les paroles entendues auprès des êtres chers. Si bien que le contenu de la croyance importe moins que le lien qui s'établit entre deux ou plusieurs personnes. Que ce lien vienne à se rompre, ou que la déception, la trahison viennent déchirer la confiance, et la croyance mollit ou disparaît. Certains enfants se remettent difficilement de la découverte que le Père Noël n'est qu'une fiction, et... [Lire la suite]
14 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant second (3)

                   3      Les morts    Laisse-les mourir,    Les morts    Laisse-les pourrir, déchet de corps dans le corps    De la terre, ou partir en fumée    Dans le ciel qui s’indiffère.    De vouloir les garder, voilà le mal, la gangrène de l’âme.    Ce corps de volupté qui embrassait ton corps    Ce doux visage où tu lisais cette infinie tendresse    Où tu... [Lire la suite]
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12 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant second , 5

                    4      Amour qui nous tiens, qui nous perds    De toi nous sommes amoureux    Bien plus que de la belle aux yeux pers    Tendre déesse de nos voeux    Qui dans ses chaînes nous enserre !      Désir du coeur, mon bel orage    De toi nous sommes désirants    Bien plus que du vif corps sauvage    D'une pucelle promenant    Au bois joli son... [Lire la suite]
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27 mars 2017

FRERE GUILLAUME : poème

                     Pour Guillaume A         Amour amer, amer amour       La rose penche sur sa tige       Déjà elle incline au retour       Le soir par les feuilles s'afflige       La nuit dispose ses atours         Echarpe noire à mon corsage       Je suis la nuit des orphelins       Quand la colère me ravage       Je le... [Lire la suite]
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01 février 2017

De la MORTALITE de l'AUTRE

  Envisager sa propre mort comme une certitude imparable ne me semble pas une chose impossible. Surtout si lors d'une opération périlleuse, et de nombreuses complications adjacentes, vous avez frôlé la catastrophe. Après cela la vie vous semble bien différente, essentiellement incertaine et précaire. Vous développez une sensibilité de rescapé, considérant toutes choses sous l'angle de l'impermanence : tout ce que vous vivez pourrait ne pas être, il suffit pour cela d'une petite modification vasculaire, d'un caillot, d'un arrêt... [Lire la suite]
04 mai 2016

De la VERTU d'AMOUR

  Une des scènes les plus réussies, et il en est beauoup dans l'excellent "Amadeus" de Milosz Forman, met en présence l'empereur et Mozart, devant quelques courtisans amateurs de musique, tous inconditionnels de l'opéra italien. Mozart ricane : ces opéras italiens "chient du marbre", rien ne vaut un bel opéra allemand, qui ferait valoir les "vertus allemandes". - "Et quelles sont ces fameuses vertus allemandes ?" demande l'empereur. - " L'amour Sire, l'amour !". Je doute que l'amour soit une vertu et je ne dirai pas, comme... [Lire la suite]