25 juillet 2017

Du RAPPORT à la NATURE : "La maison du berger" de VIGNY

    Dans "La maison du berger" Vigny expose ses sentiments à l'égard de la nature, ambigüs, hésitant entre le sublime de beauté et le sublime de terreur. Au début de ce vaste poème symphonique il invite Eva à quitter l'esclavage des villes pour gagner "les grands bois et les champs". Suit une strophe extraordinaire, d'une beauté et d'une musicalité absolues, que je ne peux que citer en entier :                  La Nature t'attend dans un silence austère      ... [Lire la suite]

05 janvier 2017

De l' AMBIVALENCE et de la CONTRARIETE

  Aux commentaires avisés de plusieurs lecteurs, que je remercie au passage, je voudrais apporter ci-devant un modeste addendum :   En latin "altus" signifie aussi bien haut que profond. "Sacer" : saint, vénéré, auguste, mais aussi : maudit, exécrable. Le pharmakon, en grec désigne le poison aussi bien que le remède. On pourrait multiplier les exemples. D'un point de vue logique c'est incompréhensible : depuis Aristote, nous sommes attachés au principe d'identité : A=A, et encore : A ne peut être en même temps et sous le... [Lire la suite]
14 mai 2009

RETOUR sur le CONTINUUM PSYCHIQUE

L'univers décrit et analysé par la psychanalyse correspond assez bien à ce que Bouddha appelle le Samsâra : sensations, attachements libidinaux, perceptions, émotions, fantasmes, pensées labiles, désir et compulsion de répétition, amour et haine, ambivalence des sentiments, avec un coefficient tragique indépassable. Freud laisse peu de chance aux motions positives dans la mesure où une dimension agressive, voire destructrice colore tout sentiment, tout désir, tour projet, fût-il apparemment tout à fait innocent ou louable. Pas d'amour... [Lire la suite]