27 février 2017

EPICURIEN et STOICIEN : Nietzsche

  Examinant en médecin la "constitution" originale de l'épicurien, son idiosyncrasie singulière, Nietzsche diagnostique une sensibilité extrême aux aspérités, aux aléas de l'existence, une irritabilté nerveuse qui le contraint à se resserrer sur l'essentiel, à tourner de dos à bien des aspects de la vie sociale qui menaceraient son équilibre. Par nature il rejette des excitants, les stimulants violents, les sources multiples de perturbation, afin de se protéger, de se bâtir un cosmos harmonieux, une citadelle contre l'insécurité... [Lire la suite]

24 août 2015

CHAP III - DECONSTRUCTIONS I - Du MOI

                       CHAPITRE TROIS : DECONSTRUCTIONS 1 – Du MOI          TABLE 1 Le moi épicurien 2 Moi, Surmoi, Idéal du moi 3 La Quadruple aporie 4 Métapsychologie 5 Notation commode 6 Programme        1 Le moi épicurien     Les philosophes de l'Antiquité avaient-ils une conception particulière du Moi ? L'individu est d'abord le membre d'une cité ou d'un groupe social. Le socius est toujours... [Lire la suite]
14 septembre 2011

CONTRE l' OBSCENE des CYNIQUES : PHILODEME

Philodème est un épicurien du premier siècle avant notre ère. Ses écrits nous sont parvenus à la faveur de l'irruption du Vésuve qui engloutit Herculanum, fixant dans la lave quantité de textes, essentiellement épicuriens. Philodème semble avoir été l'inspirateur d'un cénacle philosophique qui oeuvrait dans la villa d'un riche mécène romain. Son ambition fut de restaurer la pensée authentique d'Epicure, tout en bataillant contre les écoles rivales, essentiellemnt stoïciennes. Dans un écrit conservé, "Les Stoïciens", il s'en prend... [Lire la suite]
08 juin 2009

AMOR NATURAI : le SOUVERAIN BIEN

Spinoza définit le Bien suprême, et l'accès à la plus grande béatitude : "amor intellectualis dei". Cela se traduit : amour intellectuel de dieu. Mais tout ceci est du langage codé. Intellectualis : intellectuel, mais dans un sens très particulier, quand on se souvient que l'intellect, pour Spinoza représente le troisième genre de connaissance, le plus élevé : savoir la vision intuitive et unitive de la plus absolue réalité, contrairement à l'opinion qui n'est que particulière et partisane, et à la raison qui ne connaît que... [Lire la suite]