20 novembre 2017

Le CHERCHEUR d' AME : profondeur et lumière

  De profondis ...La tradition chrétienne en fait le séjour infernal, foyer des passions tristes, des séductions mortifères, des expiations post mortem. De quoi veut-on nous détourner, sachant que tout ce qui existe, dans le monde et dans l'homme, mérite d'être exploré, analysé, et compris, dans la mesure du possible. Les Grecs sont moins naïfs et ne redoutent pas de faire signe vers l'énigme. Hésiode : "Au début était Chaos". Démocrite : "La vérite est dans l'abîme". Ulysse, au détour de son interminable voyage, n'hésite pas à... [Lire la suite]
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16 novembre 2017

Du REFOULEMENT ORIGINAIRE, et du REEL

  De quoi parlons-nous quand nous parlons ? Une des innovations les plus spectaculaires de Freud fut d'introduire le concept de refoulement originaire. Si je comprends bien, cette opérataion est l'effet du langage. Le mot est le meurtre de la chose, entendons : dorénavant tu désigneras par un mot l'objet de ta demande, ce qui revient à éloigner la chose de la satisfaction directe, à la retirer dans une nouvelle sphère qui se surajoute à la première, qui ne lui est nullement équivalente, et qui, de plus, relève en quelque sorte... [Lire la suite]
24 juillet 2017

Le TEMPS de la NATURE et le TEMPS de l' HOMME

    Le temps de la nature n'est pas le temps de l'homme. Dans une sorte de projection hyperbolique on a voulu imposer à la nature les catégories de la pensée humaine, laquelle est déterminée par les bornes infranchissables du commencement et de la fin. Tout mouvement, tout processus, physique ou mental, chez nous, s'inscrit dans ce cadre, à commencer par l'existence elle-même : nous sommes bien les "mortels" (thnètoi), et c'est en mortels que nous nous représentons toutes choses. De là cette idée, assez généralement... [Lire la suite]
01 janvier 2017

Pour un NOUVEL AN : PYRRHON et EPICURE

  A chaque nouvelle année on distribue les bons voeux à la cantonnade. Cela ne mange pas de pain, comme on dit, et puis c'est l'occasion de réchauffer nos amitiés, de souhaiter bonne santé à ceux qui souffrent, de manifester de la sympathie, réelle ou feinte. Pour le reste je m'étonne moi-même d'être si indifférent : l'année qui vient de s'écouler ne me laissera guère de souvenirs, et de celle qui vient je n'attends rien de particulier. Les ans se succèdent, se ressemblent, et tout va comme va le temps. Trop heureux si rien de... [Lire la suite]
05 juillet 2016

L'ANACHORETE : poème

    Retiré tout au fond de la forêt profonde  Il choisit pour abri le chêne solitaire Au clair de la clairière ouverte sur le ciel Où coule un ruisseau gazouillant   Il parle avec les fleurs Il cueille les baies sauvages Il partage le pain qu'on lui offrit Avec les animaux ses frères   Il n'attend rien, n'espère rien Il ne demande rien Il se laisse glisser sur la vague des jours La nuit il se dissout tout doucement Dans l'élément sans forme et sans visage Où se défont la conscience et le... [Lire la suite]
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27 juin 2016

DU DETOURNEMENT : l'égalité de condition

  Faut-il dire "retournement catégorique" ou "détournement catégorique" ? Il n'y a pas lieu de se retourner vers quoi que ce soit. Une fois l'origine démystifiée - toute origine n'est que relative, effet autant que cause, moment artificiellement détaché d'un processus infini, comme est la naissance par exemple, qui, si elle marque le début d'une existence concrète et séparée, est elle-même la conséquence d'une chaîne interminable de processus et de rencontres - pourquoi s'attacher à tels moments du temps, y chercher une... [Lire la suite]

21 juin 2016

RETOURNEMENT CATEGORIQUE (2)

  Comme un gant que l'on retourne : le dedans passe dehors, le dehors passe dedans.  Habituellement le dehors c'est la peau, l'enveloppe, le masque, le personnage - le dedans c'est le sujet, s'il existe. Le retournement consisterait à exposer le sujet et à mettre le moi en retrait.  Plus radicalement, le moi masque la faille, laquelle est dissimulée, voire déniée, ou ignorée. Philosopher serait retourner le gant, assumer et laisser voir la faille. C'est le penser vrai, parler vrai, agir vrai. On voit d'emblée que... [Lire la suite]
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12 avril 2016

DEMOCRITE et PYRRHON : du vrai et de l'apparaître

  Il y a deux visages de la répétition : la rengaine et le cycle. Laissons la rengaine, j'espère simplement savoir l'éviter. Le cycle peut être répétitif, confinant à la rengaine, ou progressif, évoluant selon l'image d'une spirale ouverte, où certes on repasse par des points discrets, mais en avançant en turbine, à chaque fois un peu plus loin. Forage en profondeur, vis infinie,  où l'on tourne en avançant autour d'un quelque chose qui semble se déplacer d'autant, mais dont, à défaut de le saisir et de le définir, on... [Lire la suite]
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24 mars 2016

DIVAGATION

  J'aimerais assez me débarrasser d'une certaine lourdeur qui me colle à la peau, pour me jeter tout cru dans les associations verbales les plus fantaisistes. Il faut apprendre à oublier. A éliminer ce qui pèse, ce qui sent son cuistre. Enterrer le professeur, l'érudit, le magister. Poétiser. La bonne philosophie est celle qui n'est pas reconnaissable à son costume, mais qui vit dans les tripes et le coeur, insensible à l'ignorant, inapparente et agissante. Elle dédaignera de se nommer, de se clamer et de parader car elle est... [Lire la suite]
25 février 2016

De la PERCEPTION ENDOPSYCHIQUE (2)

    "Le bhikku (le moine) demeure en observant le corps physique selon le fonctionnement du corps physique. Cette introspection est présente à lui, uniquement pour la connaissance, uniquement pour la réflexion, et il demeure dans le monde, attentif, discipliné, sans convoitise, sans aversion". La même formule est reprise pour les sensations : observer les sensations selon le fonctionnement des sensations, puis pour la pensée et les objets mentaux. Il s'agit donc bien de développer la perception endopsychique, à partir du... [Lire la suite]