18 mars 2015

HELLENIQUES - Poésie 16 - (1à3)

    HELLENIQUES : POESIE  17      HELLENIQUES - POESIE 16     ORPHEE   Si nous sommes tous morts en Eurydice C'est en Orphée que nous vivons enfin L'âme perdue en rose se métamorphose Et le désir se transmue en destin.     HERACLITE   On l'appelle Héraclite l'Obscur. Mais son obscurité a les tranchants étincelants de la lumière, entame nue, déchirante. L'obscurité n'est qu'un terme commode pour dissimuler notre faiblesse de regard. L'évidence est trop... [Lire la suite]
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01 novembre 2012

Surmonter le DESENCHANTEMENT : RILKE

            « Mais pour nous l’existence est encore enchantée ; en mille endroits Est encore l’origine.  Un jeu de forces pures Que nul ne touche s’il ne s’agenouille et admire.   Des mots viennent encore tendrement  auprès de l’ineffable… Et la musique, toujours neuve, hors des pierres les plus palpitantes, Erige dans l’espace inutilisable sa maison divinisée. »  (Rilke, Sonnets à Orphée, II, 10)            ... [Lire la suite]
22 décembre 2010

VOYAGE AU PAYS SOMBRE : un conte d'hiver

Après sept semaines d'errance je décidai de me rendre au pays des Scytes. J'avais entendu dire que c'est là, au plus lontain du continent, que se trouvait la Porte des Enfers. J'étais làs de la vie, et je me dis qu'il fallait risquer le tout pour le tout. Je découvris enfin une éclaircie d'herbes rases entourée de grands arbres sauvages. Au milieu, un vaste trou sombre semblait donner dans les entrailles de la terre. Le lieu était désolé, comme figé dans la pétrification de l'éternité. Je fus fort surpris de voir apparaître, comme... [Lire la suite]
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12 mai 2010

ORPHEE

Ici, tout près Des tourbières, suinte Le rocher.       Ici, nul   Osier ni ruisseau   Nulle nymphe. Matin glauque. Pourtant Le bois je l'ai lissé, caressé Nervures décapées, J'ai accordé tous les mots de la langue.          Toi seul tu manques, toi      Dieu-lyre,      Ta parole.
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19 octobre 2009

DE LA DOCTE IGNORANCE

Quel est le but de la recherche? C'est le savoir. Mais le savoir, s'il se constitue selon l'ordre du temps par accumulation, rectification et systématisation, ouvre immédiatement de nouveaux rapports, de nouvelles connections. C'est là le désespoir du chercheur, mais aussi son exaltation spécifique. Il en va du savoir comme de l'horizon, toujours déplacé et fuyant. Cette aporie constitue le chemin propre de la quête scientifique. Je ne suis pas sûr qu'il faille raisonner dans les mêmes termes pour ce qu'il en est de l'existence. On... [Lire la suite]