27 juillet 2017

NATURE et ART : un rapport problématique

  Que disons-nous quand nous disons : la nature ? L'idée en est évidente, comme lorsque nous disons : le temps. Mais en fait c'est la notion la plus difficile, celle qui échappe de tous côtés quand nous essayons de l'approcher, comme ces pucelles effarouchées qui s'avancent et reculent. Je multiplie les approches, d'article en article, non pour la saisir, c'est impossible, mais pour tenter de préciser ma disposition personnelle à son égard. C'est un objet fuyant, multiple de formes et de statuts, et pourtant c'est la chose la... [Lire la suite]

14 novembre 2016

La DEPOUILLE

  Célèbre entre tous est le Choeur qui proclame, dans Oedipe à Colone, de Sophocle :     "Mieux vaut cent fois n'être pas né ;     Mais s'il vous faut voir la lumière,     Le moindre mal encore est de s'en retourner     Là d'où l'on vient, et le plutôt sera le mieux". C'est la lamentation d'un vieillard qui a connu tous les déboires imaginables, tous les malheurs de l'existence. A présent, lassé de tout, revenu de toutes les illusions de puisssance, il n'aspire plus qu'à déposer son... [Lire la suite]
18 mars 2013

A-THEOS et ANTI-THEOS : Oedipe et Antigone

    Dans l'interprétation de Hölderlin, Oedipe, l'A-theos est un héros moderne qui vit dans sa chair la perte du dieu et le revirement catégorique. L'Anti-Theos c'est Antigone ("Remarques sur Oedipe", "Remarques sur Antigone",  en 10/18, n°233). Antigone ne se résout pas à laisser son frère défunt exposé à la curée des chiens, exige une sépulture décente contre l'interdiction de Créon, et bravera l'interdit au péril de sa vie. Aux dieux statutaires de la cité qui incarnent l'ordre civil elle oppose la loi non écrite,... [Lire la suite]
17 mars 2013

OEDIPE A-THEOS

            "Abandonné du dieu ancestral, les yeux            Crevés, blessure inexpugnable, il se traîne               Boîtant par les chemins hagards, et nulle âme                  Ne peut le consoler".   Sophocle au vers 611 de sa tragédie qualifie Oedipe : "a-theos", sans dieu, Gottlos, privé du dieu qui se retire, invisible dans les obscurités du ciel. Le voilà délaissé, rendu à... [Lire la suite]
01 mars 2012

HOLDERLIN : la GRECE et la MODERNITE

« Qu’est-ce donc, qui m’attache Aux anciennes rives heureuses Que je les aime plus encore Que le pays paternel ? Comme en céleste captivité Courbé, parlant au long du jour, Je suis là bas, où, les pierres le disent, Apollon Allait en royale figure, Où Zeus s’épanchait sur d’innocents éphèbes Engendrait des fils de sainte manière Et des filles, Séjournant muet parmi les hommes ? »                      ... [Lire la suite]