09 août 2015

INTERLUDE IV

                              Le CHANT des SIRENES     "Et rose elle a vécu ce que vivent les roses..." Le vers, dans une respiration légère, balance délicatement entre "rose", sur le seuil, et "les roses", à la fin, ouvertes comme des corolles. La banalité du propos est transfigurée par le rythme, et l'usage de la rime intérieure, qui donne une sorte de halo suggestif et de vibration infinie. Ajoutez-y la splendeur du ô, rond comme un... [Lire la suite]
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09 mars 2010

SORTIR du DEUIL : ETHIQUE de la PERTE

Le deuil est l'expérience de la perte d'un objet investi de pulsions, de désir et de fantasme. Si, lors d'un décès, on sait forcément qui on perd, on sait fort mal, en revanche, ce qu'on perd dans la perte de cette personne. D'où le caractère éprouvant, et irrationnel de la douleur. Avec l'objet c'est un pan entier du moi qui s'en va, brèche sanglante, béance qui rouvre les inquiétudes et les angoisses archaïques. Comme le tout petit enfant livré aux cachemars, le sujet s'expérimente abandonné, mutilé, menacé de ruine. Rétraction... [Lire la suite]
26 octobre 2009

De la COUPURE SYMBOLIQUE : la langue et le réel

"Le Beau c'est ce qui désespère" écrivait Valéry. Certes, par son infini éloignement, son inaccessibilité. Désespoir du poète à la recherche de l'improbable terme, exact, exhaustif, qui dirait d'un seul éclair la teneur  insaisissable de l'intuition. Très vite il s'aperçoit que ce mot tant convoité n'existe pas, que chaque mot ne vaut que par un autre, et qu'en somme aucun signifiant n'est à la hauteur du Tout. Il faut donc en rabattre, jouer sur de secrètes connivences, des approximations et des résonnances. A défaut de la... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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