27 septembre 2018

La SURFACE ABSOLUE -4 ...et l'ECOLOGIE PLANETAIRE

"Turbantibus aequora ventis..." Quand les vents agitent la surface (des flots). Turbare, turbulences, tourbillons, tumulte : toujours la "dinè" de Démocrite, tourbillon initiateur, père de toutes choses. Parfois la mer est calme, sereine bonace entre deux déferlements. Et toujours le mouvement, comme dans les âmes agitées, qui si rarement savent goûter la paix. De fait, il n'y a nulle différence de nature entre le mouvement des flots et celui des âmes : même nature, même tourbillon, et même accalmie. C'est le même livre, composé des... [Lire la suite]

10 septembre 2018

APOLOGIE du TOUCHER : LUCRECE et EPICURE

              "Le toucher, ô sainte puissance des dieux, le toucher             Est le sens suprême du corps, soit qu'une chose s'y glisse             De l'extérieur, soit qu'un élément interne le blesse                  Ou le réjouisse en sortant par l'acte fécond de Venus,             Soit qu'après un choc, troublés dans le corps même,      ... [Lire la suite]
19 mars 2018

POESIE et PHILOSOPHIE : LUCRECE

                                                                                                                                                         ... [Lire la suite]
09 mars 2018

DESIR et JOUISSANCE : Lucrèce

  C'est peu de dire que Lucrèce, en son De Natura Rerum, peigne les illusions de la passion amoureuse : bien mieux, il décrit l'impasse du désir et de la jouissance. "Morsures, aiguillons, blesser, brasier, arracher, combat ..." - un vocabulaire guerrier pour dépeindre "la fureur", "la violente ardeur" qui consume l'homme  en proie au désir, qui, désespérant d'atteindre "sa proie" s'acharne en vain sur le corps de la belle, et ne pouvant la saisir toute, toute entière à la fois, "erre incertain sur le corps tout entier".... [Lire la suite]
31 janvier 2018

DE l ART et du SAVOIR

  L'art ou le savoir ? Je n'ai jamais su choisir, mais fallait-il choisir ? La philosophie est peut-être cette tension sans solution entre les deux pôles, qui se maintient vaille que vaille, et qui donne l'illusion d'avoir les deux.  Revenons à l'expérience de la dénaissance, à cette mélancolie très spéciale qui serait à l'origine de la création de l'objet d'art, ce quasi-objet qui est à la fois réel et irréel, à la place de l'objet perdu, qu'il ne remplace pas, mais dont il livre en quelque sorte un analogon, un substitut... [Lire la suite]
25 janvier 2018

LE DELICE DES FLEURS : LUCRECE

    "Pauvres esprits des hommes, ô coeurs aveugles !   Dans quelles ténèbres et dans quels dangers   S'écoule ce petit rien de la vie ! Ne vois-tu pas   Que ce que réclame le cri de la nature n'est rien d'autre   Que pour le corps l'éloignement et l'absence de la douleur, et pour l'âme   Une sensation de jouissance, délivrée de souci et de terreur ?   Nous voyons donc que pour la nature du corps bien peu de choses   Sont nécessaires pour enlever la douleur   Et faire aussi le... [Lire la suite]

08 août 2017

:Le CHANT des ORIGINES : CHANT CINQUIEME 1

                          1   Dans un siècle inculte et dur, à RomeRayonna ce merveilleux poèteAmi des arts et de la véritéQui sut, adoucissant la langue abrupte et roideFaire sonner la belle mélodie des GrecsEn des vers lumineux, fortement scandésOù roule le fracas de l'univers, des tableauxMagnifiques où l'amour et la guerreBrouillent l'esprit des hommes, sans fin à travers les âgesEgarés, anxieux, tourmentés, tourbillonnants,Que la parole de vérité, elle... [Lire la suite]
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05 août 2017

Le Chant des origines : Chant sixième, à classer (la peste)

                             6   LA PESTE Lucrèce l'annonce dans ses vers :Demain, la peste... Mais la peste est de tous les temps.Aujourd'hui, comme hier, c'est le lucreMais aujourd'hui le lucre a pris tous les pouvoirsScience, technique et politique,Il commande à la vie, à la mortPlanétaire, totalitaire. Bientôt les mers envahiront les plainesLa faune périra, les latitudesExhiberont le visage cruelD'un désert universel. Par manque d'eau potable,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 14:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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18 juillet 2017

Note sur "Le Chant des origines": 2

  Ce fut une étonnante expérience. J'en parle au passé, car il me semble que pour l'essentiel l'oeuvre est faite. Quatre semaines d'inspiration ininterrompue, c'est tellement extra-ordinaire, tellement rare, tellement gratifiant que je ne saurais assez célébrer la divine Muse. Pensez donc : se réveiller avec des idées plein la tête, écrire presque d'un jet tous les matins, être en gestation quasi permanente, que parfois cela en devient presque pénible ! Mais quoi, je ne me plaindrai pas : ce fut une fête, et maintenant que le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 07:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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22 février 2017

De la SOUFFRANCE

  La souffrance est le fait de supporter. C'est la leçon de l'étymologie : subferre, porter sous. D'où subir. Et par extension : douloir. Malheureusement le verbe douloir (dol, douleur, deuil) est tombé en désuétude, si bien que je ne puis dire : je deuls, et je me rabats sur : je souffre. Ce qui entraîne la fâcheuse identification de la souffrance à la douleur. Pourtant la souffrance n'est pas forcément douleur. "Souffrez, Madame, que je vous baise la main!" - Bien des dames aimeraient volontiers que l'on leur parle ainsi ! ... [Lire la suite]