14 juin 2016

De la GRANDILOQUENCE, et du point fixe.

  La grandiloquence, c'est l'acte affecté de parler haut et fort, de parler "grand", avec de grands mots, surtout lorsqu'on n'a rien à dire : parler et dire sont deux choses très différentes, ce que semblent ignorer certains beaux esprits épris de montre et de galéjade. C'est aussi, malheureusement, la spécialité de certains "philosophes" qui se haussent du col pour paraître, frauduleusement auto-investis d'un Savoir, dont les origines sont pour le moins obscures et controuvées. L'affaire commence avec Hegel, dont l'ambition... [Lire la suite]

27 avril 2015

IMMANENCE et VIE CONTEMPLATIVE: Schopenhauer

  Vita contemplativa sans transcendance Dans le "Gai Savoir" Nietzsche annonce avec fracas la mort de dieu. Chez Schopenhauer, bien des années plus tôt, Dieu a discrètement, mais effectivement quitté la scène : nulle  référence au grand absent, qui a laissé vide, définitivement, la place de la transcendance. A-théisme, non sous la forme revendicative et ressentimenteuse des "laïcs", mais le plus tranquillement du monde, un détournement sans pathos, un aller-ailleurs. Pendant que Hegel s'échine à travailler à la... [Lire la suite]
04 octobre 2010

De la MEMOIRE et de l'OUBLI

Qui ne se plaint de sa mémoire, à croire qu'il soit bien utile de tout garder sous la main, disponible, et frais, et comestible sur l'heure. Et en voilà qui, non contents de nous congestionner de mille souvenirs inutiles et néfastes, nous enjoignent de nous attrister à l'infini dans l'évocation des heures sombres de notre histoire. "Devoir de mémoire" qu'ils disent. "Repentance"- et pourquoi pas macération, cilice et mortification? S'il est dangereux de refouler, de cliver et de dénier, il l'est autant de... [Lire la suite]
16 avril 2010

VERITE , SAVOIR et REEL

La vérité ne saurait être l'adéquation du discours au réel puisque par hypothèse le réel nous est inconnaissable avant son surgisssement. On ne peut connaître que dans l'après coup. Et ce qu'on connaît alors n'est plus le réel en soi-même mais sa représentation. Certes, le surgissement du réel vient modifier nos représentations préalables, si du moins nous sommes capables de prendre acte de la modification, mais le tranchant du réel ne peut se maintenir tel quel dans la pensée. Il en résulte une transformation relative de la... [Lire la suite]