14 janvier 2010

UNITE et CONTRARIETE II

Allons plus loin. Comment concevoir dans une pensée du mouvement perpétuel et de la lutte des opposés une quelconque unité? Où est passée la formule "hen kai pan" Un et Tout? A l' évidence toute perception, toute sensation, toute image, toute conception même me renvoie immédiatement à l'un des contraires, et souvent à l'exclusion de l'autre. Quand il fait nuit je ne perçois rien du jour à venir. En hiver je ne souffre pas des chaleurs d'été. En tant de guerre je ne ne puy is me prélasser en un paisible jardin, si ce jardin... [Lire la suite]
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26 octobre 2009

De la COUPURE SYMBOLIQUE : la langue et le réel

"Le Beau c'est ce qui désespère" écrivait Valéry. Certes, par son infini éloignement, son inaccessibilité. Désespoir du poète à la recherche de l'improbable terme, exact, exhaustif, qui dirait d'un seul éclair la teneur  insaisissable de l'intuition. Très vite il s'aperçoit que ce mot tant convoité n'existe pas, que chaque mot ne vaut que par un autre, et qu'en somme aucun signifiant n'est à la hauteur du Tout. Il faut donc en rabattre, jouer sur de secrètes connivences, des approximations et des résonnances. A défaut de la... [Lire la suite]
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01 octobre 2009

DU TEMPS VIDE et de la MODERNITE

La modernité,  au sens strict, commence avec l'abandon définitif de la conception cyclique du temps. Mircea Eliade avait bien établi que les sociétés traditionnelles ont toutes en commun cette conception universelle du temps comme éternel retour du même, la fin du cycle temporel coïncidant nécessairement avec le début : les fêtes du Nouvel An marquent à la fois la fin du cycle et le début d'un autre, qui, pour l'esentiel, sera identique au précédent. Cette représentation, prégnante dans la sagesse hindoue, se retrouve encore chez... [Lire la suite]
17 octobre 2008

De LA VIEILLESSE DE HOLDERLIN

Après deux années de grande agitation ponctuée de formidables crises d'angoisse, de rage et de désespoir, accusé à tort de comploter contre le prince, emprisonné et roué de coups, traîné de force dans un espèce de clinique de fous, soumis à un traitement absurde et dégradant, puis libéré, avec la certitude de la condamnation médicale, sans famille, sans amis, sans lecteur, le poète épuisé de malheurs et de désespoir trouve enfin refuge dans la maison d'un honorable menuisier qui va l'héberger, le nourrir et le soigner pendant quarante... [Lire la suite]
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