01 août 2015

POSTLUDE - FIN de l'ovrage

                                                                                                                POSTLUDE : La Lumière et l'Orage       Le soleil donne sur les arbres. Le ciel est clair, avec cette petite aigreur matutinale... [Lire la suite]
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02 avril 2015

OEDIPE à COLONE (III) - le temps, la vieillesse, la mort

    C'est à Kolônos (Colone), aux portes d'Athènes, que naquit Sophocle en -495. C'est ici que mourra Oedipe, dans la pièce du même nom. Sophocle écrit cette pièce, semble-t-il, peu avant sa propre mort, en -405. La pièce ne sera donnée en public qu'en -401. Il est permis de considérer "Oedipe à Colone" comme un testament littéraire et philosophique, un ultime message  : un vieil homme, à la veille de la mort, dépeint les ultimes actes et pensées d'un autre vieil homme qui s'engage résolument au delà "des portes... [Lire la suite]
17 mars 2015

ESSAIS de POETOLOGIE (21) - LE LIEU RESTANT : HOLDERLIN

    Je vous propose un poème de Hölderlin qui thématise le "pauvre lieu" restant. Traduction personnelle, au plus près du texte original :                                  LE COIN de HARDT                   Vers le bas penche la forêt,                 Et pareils aux bourgeons, pendent                 En dedans... [Lire la suite]
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24 février 2015

ESSAIS de POETOLOGIE (2)

  UN DIEU LA BAS…HOLDERLIN   On imagine assez bien la scène.  Le menuisier Zimmer, qui a recueilli Hölderlin depuis six ans dans sa maison au bord du Neckar, montre au poète le dessin d'un temple grec qu'il a exécuté en l'honneur de son hôte, sachant sa passion indéfectible pour la Grèce antique. Hölderlin : "Faites- le en bois!". Zimmer : "Je dois gagner mon pain, je n'ai pas la chance de vivre en philosophe comme vous!". Hölderlin : "Ah je suis tout de même un pauvre homme!". Là-dessus, il écrit d'un jet le... [Lire la suite]
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23 février 2015

ESSAIS de POETOLOGIE (i)

   ESSAIS DE POETOLOGIE.       HÖLDERLIN   De la vieillesse de Hölderlin   Après deux années de grande agitation ponctuée de formidables crises d'angoisse, de rage et de désespoir, accusé à tort de comploter contre le prince, emprisonné et roué de coups, traîné de force dans une espèce de clinique de fous, soumis à un traitement absurde et dégradant, puis libéré, avec la certitude de la condamnation médicale, sans famille, sans amis, sans lecteur, le poète, épuisé de malheurs et de... [Lire la suite]
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16 janvier 2015

VIVRE POETIQUEMENT

    A quoi reconnaît-on un poète ? A rien. C'est d'autant plus frustrant que l'imaginaire collectif croit disposer de critères évidents : le poète serait un rêveur perdu dans la contemplation des nuages, un original, un décalé, un excentrique vivant de rosée, chevauchant le vent, ou un errant, un voyageur de l'idéal, chevalier de l'impossible. Paul Valéry, parlant de La Fontaine, rend hommage au travail du poète, qui est d'abord un artisan, un "oeuvrier" de la langue, et qui, s'il est bien visité parfois par les dieux,... [Lire la suite]
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01 décembre 2014

POURQUOI DES POETES EN CE TEMPS DE DETRESSE ?

    "Pourquoi des poètes en ce temps de détresse?" demandait Hölderlin. Mais en quoi notre temps serait-il un temps de détresse? De quelle détresse parlons-nous? Et ce qui inquiétait Hölderlin, en quoi  cela nous concerne-t-il aujourd'hui? La détresse, selon moi, tient au caractère unilatéral de nos existences, déterminées presque exclusivement par la domination des intérêts économiques et financiers, d'où résulte une uniformité sans précédent, revers inévitable de la carence symbolique. Si une oeuvre d'art ne vaut... [Lire la suite]
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17 décembre 2013

"UN DIEU LA BAS PEUT LE PARFAIRE"

    On imagine assez bien la scène.  Le menuisier Zimmer, qui a recueilli Hölderlin depuis six ans dans sa maison au bord du Neckar, montre au poète le dessin d'un temple grec qu'il a exécuté en l'honneur de son hôte, sachant sa passion indéfectible pour la Grèce antique. Hölderlin : "Faites le en bois!". Zimmer : "Je dois gagner mon pain, je n'ai pas la chance de vivre en philosophe comme vous!". Hölderlin : "Ah je suis tout de même un pauvre homme!". Là dessus, il écrit d'un jet le quatrain suivant :    ... [Lire la suite]
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31 mars 2013

MANQUER : une anthropologie

    Il ya deux manières de manquer. Je manque de, ou bien je manque à. L'usage ordinaire privilégie le premier mode. Tout un chacun déclare peu ou prou manquer de ceci et de cela, argent, réussite, réputation, avoir, pouvoir ou savoir. C'est ainsi que Platon pose le manque de savoir à l'origine de la philosophie. "Aucun des dieux ne philosophe et ne désire devenir savant, car il l'est : et, en général, si l'on est savant on ne philosophe pas ; les ignorants non plus ne philosophent pas et ne désirent pas devenir savants ;... [Lire la suite]
17 mars 2013

OEDIPE A-THEOS

            "Abandonné du dieu ancestral, les yeux            Crevés, blessure inexpugnable, il se traîne               Boîtant par les chemins hagards, et nulle âme                  Ne peut le consoler".   Sophocle au vers 611 de sa tragédie qualifie Oedipe : "a-theos", sans dieu, Gottlos, privé du dieu qui se retire, invisible dans les obscurités du ciel. Le voilà délaissé, rendu à... [Lire la suite]