09 novembre 2010

Du SUJET PHILOSOPHE

"Ce n'est pas moi qu'il faut écouter, mais à travers moi, qui le révèle, le Logos universel". C'est en substance le discours d'Héraclite, sa parole à la fois intime et universelle. Son ambition n'est pas d'exprimer quelque opinion subjective et singulière mais de coïncider le plus parfaitement possible au Logos dont il se fait le fidèle interprète. Il se pose comme le médiateur entre le Divin et les hommes, l'herméneute, en lieu et place des interprètes traditionnels de la mythologie et du culte religieux. Lui qui selon ses... [Lire la suite]

26 août 2010

APPROXIMATIONS du REEL : la danse du multiple

Je m'efforce, dans ces récents articles, d'élaborer de nouveaux rapports entre les divers domaines de la vie et du savoir - métaphysique, scientifique, éthique, géopolitique et artistique -à partir d'une unique source, l'intuition fondamentale de la vérité tragique. Vérité sans concession, vérité de l'Ab-sens, de l'indifférence absolue du réel. Vérité perpétuellement déniée, refusée, expurgée, forclose dans les discours sur l'Etre, dans les représentations communes, et dans les savantes constructions de la science et de la... [Lire la suite]
31 juillet 2010

HERACLITE, poète et penseur

Si vous vous intéressez à la philosophie grecque antique vous pourrez lire un article qui présente Héraclite dans son inspiration fondamentale dans : www.philoaletheia.canalblog.com En lien sur ce blog.
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19 mai 2010

VIE ET MORT

Le remarque-t-on suffisamment? Qui donne la vie donne la mort. Un millième de seconde suffit pour vous destiner au trépas. La vraie opposition à la mort n'est pas la vie, mais la naissance. Naissance et mort font couple, selon le jeu des contraires inséparablement unis que définit Héraclite. Naître et mourir, c'est une seule et même chose. De même, pour mourir, il faut être déjà être né. Tenailles de la nécessité, vérité du Logos. Il faudrait penser une triade originelle, et considérer la vie comme cela qui englobe et le naître et... [Lire la suite]
03 mai 2010

INTUITION de la DUREE : BERGSON HERACLITEEN

Le grand mérite de Henri Bergson est d'avoir introduit en philosophie la notion de durée, et de l'avoir fermement opposée au temps. Nous pensons le temps sur le modèle de l'espace, découpant des instants sur la ligne de l'infini, comme si le temps était une droite ouverte aux deux extrémités, formée d'une pure succession d'instants sans contenu, épaisseur, ou qualité. C'est le temps de la montre, où chaque instant est en soi identique au précédent et au suivant, simple effet de découpage. C'est pratique pour la mesure sociale ou... [Lire la suite]
02 mai 2010

Du RIRE et de la FOLIE : DEMOCRITE

C'est Démocrite qui, le premier, a fait du rire une pratique philosophique des plus éminentes, comme le montre le petit ouvrage attribué à Hippocrate : "Le rire et la folie", où l'on voit Démocrite, tenu pour fou à lier par ses concitoyens d'Abdère, se livrer à une immense  hilarité cosmique, laquelle emporte comme un incendie toutes les turpitudes humaines. Rire gargantuesque avant l'heure, kunique et dévastateur, qui balaie sans concession toutes nos représentations sociales, morales et métaphysiques dans un tourbillon... [Lire la suite]

21 avril 2010

Du TRAGIQUE et du REEL

En toute rigueur le tragique ne peut se signaler que de la conscience qui fait l'expérience des contradictions de la condition  humaine. Le désir veut l'objet magique, la réalité s'y oppose. Le désir veut le Tout, et l'expériencene ne présente que des objets dans l'ordre du temps, morcelés, incomplets, impermanents et métonymiques. La volonté de savoir est contrecarrée par les limites de nos organes de perception et d'intellection, sans compter l'épaisseur impénétrable des choses mêmes. Toute puissance se développe sur fond... [Lire la suite]
15 avril 2010

LECONS de l'ECLAIR : A-TOPIE et A-CHRONIE

La vie sociale nous condamne au semblant, à la posture, et à l'imposture, ce redoublement histrionique de la posture. Vouloir vivre en vérité relève d'une sorte de psychose blanche, nous exposant au dénuement extrême, et finalement au vide catastrophique. Diogène le Chien fit le pari de la véracité, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il se glissait je ne sais quelle affectation jouissive dans ses provocations, ses aboiements et ses pitreries de scandale. Voulant le vrai, ne se réclamant que du vrai, et en face d'Alexandre... [Lire la suite]
25 février 2010

Du PARADOXE de la BEAUTE : l'illusion nécessaire

Je le sais bien, même la beauté est périssable, qui n'est qu'un fruit sublime de nos illusions. "Auch das Schöne muss vergehn" écrit Schiller : même le beau doit périr. Dans le "Vergehn" résonne le signifiant "passer". Passer c'est périr, mais avec une notion d'indétermination. Périr est sans recours, et marque le terme inéluctable de toute existence empirique. Passer est plus subtil, parce que le terme n'est pas explicitemùent indiqué. On peut passer sans périr, comme un nuage passe, et la brise, et... [Lire la suite]
29 janvier 2010

KHAOS et LOGOS : la parole de vérité

Le langage me traverse de toutes parts. Je me sens parfois devenir mot, signe, symbole, phrase musicale, ou fragment d'un poème en suspens. Je ne sais pas d'où cela me vient. Cela se met à chanter, résonne, s'amplifie et me tire vers je ne sais quelle absurde galipette mentale, d'où émergent des mots sans suite, et parfois de fulgurantes saillies. "Pensées nous viennent, pensées nous quittent" disait, je crois Pascal, étonné de la liberté, de la facétie incontrôlable des pensées. Montaigne aussi parle de ses farcissures, des... [Lire la suite]