05 juin 2012

De la VOLUPTE et du VICE

                                                          « Le cœur inflexible des dieux et celui des mortels                           Tu... [Lire la suite]

08 mai 2012

Des GRACES et des MUSES : EURIPIDE

        Voici la délicieuse strophe qu’Euripide consacre aux Grâces et aux Muses : « La folie d’Héraklès » v 673 à 684 :                           « Je veux, tout au long de mon âge,                      Unir les Grâces avec les Muses ... [Lire la suite]
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04 mai 2012

De la CONDITION FEMININE : EURIPIDE et le TRAGIQUE

      Voici le tableau de la condition féminine dépeint par Euripide : « Médée », vers 230 et suivants :         De tout ce qui respire et qui a conscience         Il n’est rien qui soit plus à plaindre que nous les femmes.         D’abord nous devons faire enchère         Et nous acheter un mari qui sera maître de notre corps,     ... [Lire la suite]
21 mars 2012

EURIPIDE : ELOGE d' APOLLON

  Dans l’ « Iphigénie en Tauride » Euripide, par la bouche du Chœur, chante un magnifique éloge d’Apollon (vers  1234 et suivants). Ce texte nous donne une idée de la puissance du dieu, de sa fonction sacrée, de sa profonde nécessité culturelle et psychologique.           « Létô, sois fière de ton fils !           Dans les vallons de Délos aux beaux fruits ... [Lire la suite]
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20 mars 2012

Du FONDEMENT de la TRAGEDIE

  Depuis Aristote il est convenu d’estimer la terreur et la pitié comme fondements émotionnels de la tragédie. Terreur devant la catastrophe inévitable, pitié pour le héros, agent et victime de la catastrophe. Cela se vérifie parfaitement, à lire les Tragiques. Mais il me semble qu’il y a autre chose, de plus fondamental. Terreur et pitié sont des phénomènes suscités par le « drame », l’action, au sens étymologique, par exemple, dans l’« Iphigénie à Aulis » d’Euripide, la sinistre machination d’Agamemnon qui... [Lire la suite]
09 mars 2012

De la DUALITE d' APHRODITE : Euripide

Dans les tragédies grecques le Chœur exprime en général l’opinion dominante, le bon sens populaire, et la mesure. A ce titre il apparaît comme un tiers modérateur entre les parties en présence, exerçant une fonction arbitrale. Mais cet arbitrage vaut également pour le conflit interne qui ravage les personnages du drame, pris entre deux options également catastrophiques. Pour autant son jugement, ses avertissements ne servent guère : le drame se déroule malgré eux, dans une tragique course à la mort. A titre d’exemple voici, dans... [Lire la suite]
28 février 2012

EURIPIDE : du néant de la mort

Troie est rasée. Tous les guerriers massacrés. Priam  égorgé. Les Grecs vainqueurs se partagent, comme du bétail, les femmes survivantes. Andromaque, l’épouse d’Hector, est attribuée au fils d’Achille, lequel, après avoir tué Hector, traîna la dépouille du héros troyen, attelé à son char, tout autour des murailles de la ville. Andromaque, fidèle à la mémoire de son époux bien aimé, ne peut se résoudre à des noces infâmantes, et songe à mettre fin à ses jours. Voici un bref passage du dialogue entre Hécube, femme de Priam,... [Lire la suite]
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27 février 2012

DIONYSOS : les "BACCHANTES" d'EURIPIDE

C’est un étrange dieu que Dionysos. A relire les « Bacchantes » d’Euripide je me suis mieux pénétré de cette singularité indéfinissable, énigmatique, dont les diverses facettes, complaisamment exposées dans le drame, composent une figure ouverte, résistant à toute totalisation. Bien davantage qu’Apollon, son frère en divinité, Dionysos décline toutes les identifications sans se résoudre en aucune, défiant toue logique unitaire et binaire. Il n’est ni dieu selon les canons ordinaires, ni pas dieu, ni animal, ni pas animal, et... [Lire la suite]