02 avril 2015

OEDIPE à COLONE (III) - le temps, la vieillesse, la mort

    C'est à Kolônos (Colone), aux portes d'Athènes, que naquit Sophocle en -495. C'est ici que mourra Oedipe, dans la pièce du même nom. Sophocle écrit cette pièce, semble-t-il, peu avant sa propre mort, en -405. La pièce ne sera donnée en public qu'en -401. Il est permis de considérer "Oedipe à Colone" comme un testament littéraire et philosophique, un ultime message  : un vieil homme, à la veille de la mort, dépeint les ultimes actes et pensées d'un autre vieil homme qui s'engage résolument au delà "des portes... [Lire la suite]

11 mai 2011

De l'INTERIORITE : le NOOS d'EMPEDOCLE

  Il est bien difficile de rendre correctement le mot  « noos » ou « noûs », tel qu’il est utilisé par les auteurs anciens. Les traducteurs proposent tantôt pensée, esprit ou intelligence. Il s’agit manifestement de la faculté de connaître. Héraclite oppose le noos à la polymathie, le savoir-beaucoup, accessible à tous puisqu’il suffirait d’étudier les techniques et les sciences particulières, alors que la vraie connaissance dépasse tous les savoirs dans la contemplation du Tout. Le philosophe serait dès lors celui qui... [Lire la suite]
05 mars 2010

EMPEDOCLE : le projet PHILOTHERAPEUTIQUE

" O mes amis, qui habitez la grande cité au bord du blond Acragas Là haut, dans la partie haute, vous qui vous consacrez aux nobles travaux Vous qui êtes si hospitaliers, si respectueux pour les étrangers, qui ignorez le mal Je vous salue!" C'est en ces termes qu'Empédocle s'adresse à ces amis qui l'entourent, qui pratiquent avec lui la noble activité de philosophie, qui ensemble fondent une citadelle de la connaissance désintéressée, qui soulagent la douleur physique et le mal de l'âme. Ils suivent le Maître de... [Lire la suite]
27 novembre 2009

Le BORDER-PHILOSOPHE : d'une nouvelle image du philosophe

Bord, bordure... Au bord de l'abîme, où, depuis le Dit de Démocrite, gît la Vérité. Sur la crête, avec, derrière nous, la tourbe empressée des opinions, intérêts, passions de conquête, obsessions financières, luttes de pouvoir et d'influence. "La grande misère". Passion et représentation. La vie ordinaire, confuse, gérée par l'illusion. Rien n' y fait. On peut amender de ci de là, on ne peut rien changer. "Malheur banal" disait Freud. Et c'est encore une illusion, du second degré, de croire qu'on délogera... [Lire la suite]