12 novembre 2012

Du CHEMIN de VERITE

          « Dans ce corps même, long de quelques coudées, contenant l’esprit et ses perceptions, je fais connaître l’univers, son origine, sa cessation et le moyen menant à sa cessation » (Rohitassa Sutta). Remarquable, insuffisamment remarquée, cette insistance à partir de l’observation du corps, comme lieu privilégié de l’attention. « Ce corps, long de quelques coudées… », ce corps infime face à l’immensité de l’univers. C’est du corps que l’on part pour entreprendre le grand voyage... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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09 novembre 2012

Les CHAINONS de l' ALIENATION : BOUDDHA

      « Les concepts ont pour cause l’ignorance  la connaissance a pour cause les concepts  le nom et la forme ont pour cause la connaissance  les six sens ont pour cause le nom et la forme  le toucher a pour cause les six sens  la sensation a pour cause le toucher  le désir a pour cause la sensation  la possession a pour cause le désir  l’existence a pour cause la possession  la naissance a pour cause l’existence la vieillesse et la mort, le chagrin, les... [Lire la suite]
06 novembre 2012

SENSATION et SOUFFRANCE : BOUDDHA

        « Tout ce qui est ressenti a un lien avec la souffrance » (Bouddha : Kaïära Sutta). Comment comprendre cette affirmation quand d’expérience nous ressentons le plaisir du contact, la satisfaction des besoins, et maints autres contentements du corps ou de l’âme ? Pourquoi privilégier l’aspect désagréable, douloureux, irritant, au détriment des expériences dites positives ? On songe invinciblement à Schopenhauer qui déclare que la douleur seule est positive, étant  vécue... [Lire la suite]
05 novembre 2012

IMPERMANENCE et SOUFFRANCE : BOUDDHA

        « Plutôt vivre un jour en considérant l’apparition et la disparition que cent ans sans les voir » (Bouddha, Dhammapada, 113). Le moment essentiel, qui préside à l’éveil, c’est la considération de l’éternelle impermanence : voir  l’apparition et la disparition de toutes choses, le moi y compris. Vision, et intellection. Voir ne suffit pas, bien que ce soit la condition nécessaire. Or tout nous détourne de voir : les choses nous semblent solides, fermes en leur être,... [Lire la suite]
28 juillet 2012

NIRVANA et SAMSARA : de la logique bouddhique k 969

        Quel est le rapport entre la forme et le vide ? Ce n’est pas une identité, ce n’est pas davantage une dualité. Le voir en termes de dualité c’est se condamner à la métaphysique : on verra d’un côté les formes – sensibles, mouvantes, impermanentes -  et de l’autre le vide comme une sorte de substance inversée, plus  « vraie » que l’apparence. Ce serait une forme subtile de platonisme. Le bouddhisme a inventé une forme de logique que nous ne connaissons pas en Occident,... [Lire la suite]
27 juillet 2012

La FORME et le VIDE : Bouddha k 968 (texte remanié)

            Au début les montagnes sont des montagnes : thèse réaliste commune Puis les montagnes ne sont plus des montagnes : perception de la vacuité universelle : la forme est vide Enfin les montagnes sont de nouveau des montagnes : le vide est forme.   C’est l’école du Mahayana qui a formulé le paradoxe central de la pensée bouddhique. La forme est vide, le vide est forme. La première proposition découle assez bien de la théorie, formulée par Bouddha lui-même, de la... [Lire la suite]

22 février 2012

De la VACUITE du MOI : BOUDDHA

La question du moi est au centre de la réflexion bouddhique. Contrairement aux théories  communes de l’Inde antique, Bouddha nie le moi, ou le soi. Entendons : il n’existe pas de substance stable, immuable et immortelle en l’homme, pas plus qu’en tout vivant, soumis à l’impermanence universelle. Que nous ayons un sentiment du moi, l’impression subjective quasi indéracinable d’une permanence et d’une identité stable de notre être, nul n’en doute. Mais cette impression est fallacieuse. Aucune réalité existante ne saurait... [Lire la suite]
20 février 2012

EPICURE avec BOUDDHA : étiologie de l'insatisfaction

« La terre entière vit dans la peine et c’est pour la peine qu’elle a le plus de capacités ». C’est un constat, un diagnostic qui repère le symptôme universel : la peine, « ponos » : mal, fatigue, travail, labeur, douleur,  souffrance. Cette évidence exprimée par le médecin Epicure rencontre étonnamment celle de Bouddha : le monde est « dukkha », souffrance. La philosophie commence, et doit commencer par la reconnaissance des faits, et le fait premier, irréfutable, est la souffrance de... [Lire la suite]
23 décembre 2011

De l'OUBLI de SOI

         Se chercher soi-même c'est chercher le bouddha en soi      Se trouver soi-même c'est trouver le Bouddha en soi      Trouver le bouddha en soi c'est s'oublier soi-même   J'en suis convaincu de plus en plus, et un peu plus chaque jour : le chemin de vérité mêne à l'oubli de soi. Je veux dire que la quête qui commence par cette question "Qui suis-je?", et qui peut nous torturer assez longtemps, doit trouver un jour une solution. C'est en quoi je pense qu'une... [Lire la suite]
07 mars 2011

Une ENIGME de THALES

Il disait que la mort ne diffère en rien de la vie. "Et toi donc, dit quelqu'un, pourquoi ne meurs-tu pas?" "Parce que cela ne fait aucune différence" dit-il (Diogène Laerce I, 35). Comme cette énigme résonne étrangement à nos oreilles de modernes, qui, convaincus de la réalité du moi, pensons la mort comme le contraire absolu de la vie, sa négation absolue. Mais les Anciens ne sentaient pas les choses ainsi. Ils ne croyaient pas à la substance du sujet, plus encore, ils n'envisageaient même pas que l'on pût croire à l'existence... [Lire la suite]