15 juillet 2013

De la DISSOLUTION du SUJET : Freud et Antiphon

      Freud n' a pas thématisé la jouissance. Mais on peut estimer que la problématique est abordée indirectement. Alors qu'il pensait avoir dégagé, dans le principe  de plaisir-déplaisir, ce qui fonde l'organisation de la vie psychique, il découvre une nouvelle énigme : le sujet humain semble mettre une grande part de son énergie à travailler contre son propre intérêt, répétant des comportements inadéquats, voire catastrophiques, lesquels contredisent avec évidence au principe de plaisir. Quelque chose... [Lire la suite]

12 juillet 2013

De la JOUISSANCE : psychologie et métaphysique

    "Il faut bien que la chair exulte" chantait Brel. Et de fait la jouissance est d'abord une expérience du corps. Il y a les jouissances d'organe, essentiellement autour des orifices. Mais la peau aussi est porteuse de jouissance. Encore faut-il distinguer plaisir et jouissance. Globalement le plaisir est vécu et règlé par le moi, selon la logique du principe de plaisir dans son rapport au principe de réalité : pas moins, pas plus que l'agréable, entre la souffrance du manque et l'excès de stimulation. La plaisir est une... [Lire la suite]
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03 juillet 2013

DU REVE, DU DAIMON et de l' APEIRON

    Voilà plusieurs nuits que je fais à peu près le même rêve. Cette insistance mérite l'attention car on ne rêve pas tout à fait en vain. Non que le rêve soit nécessairement plus vrai que l'état de veille mais il témoigne d'une permanence intérieure, d'un flux souterrain qui n'est ni anodin ni négligeable. Dans la masse impressionnante des images qu'il tisse inlassablement, dans ce fatras, cet imbroglio inextricable et délirant, de ci de là, comme par hasard, de petites merveilles, juste quelques mots arrachés à l'oubli,... [Lire la suite]
02 juillet 2013

LA NATURE ET LA LOI : ANTIPHON le SOPHISTE

      " A Corinthe il ouvrit un cabinet donnant sur l'agora et fit circuler des prospectus indiquant qu'il était en possession de moyens permettant de guérir les gens affligés de douleurs en recourant au langage, et qu'il suffisait que les malades lui confient les causes de leurs maux pour qu'il les soulageât" ( Pseudo- Plutarque : "vies des dix orateurs").  On lui doit un traité sur la neurasthénie. De plus Antiphon se fit une grande réputation comme "onirocrite", interprête des songes. On est en droit de poser... [Lire la suite]