15 juillet 2010

Du REEL d' ABSENCE : le REEL dans la PASSION

Il faudrait se demander pourquoi il est si difficile de comprendre la mécanique des passions, d'où dérive une quasi impossibilité de les amender. Sans parler de ceux qui imaginent assez sottement pouvoir les réduire par l'intelligence. Il faut en faire son deuil : le noûs ne régente pas le thymos, la raison n'arraisonne pas la passion. Il est dans ces constructions, ces fixations passionnelles quelque chose qui défie l'entendement, et le bon sens même, et chez des personnes parfaitement saines par ailleurs, et en parfaite ... [Lire la suite]

14 juillet 2010

Du REEL d'ABSENCE

La sensation vraie, gracieusement, nous offre le réel de présence : le monde où nous sommes, où nous nous ébattons, où nous souffrons, où nous jouissons. A nous d'apprendre à jouir, à nous réjouir dans l'évidence des choses qui sont. Et la mort direz-vous? Mais où voyez-vous que nous rencontrons la mort? "Quand je suis la mort n'est pas, quand la mort est je ne suis plus". La mort c'est le rendez-vous toujours manqué. La mort est en quelque sorte le modèle de l'irréel, sa forme absolue. Le monde d'Epicure est un monde de la... [Lire la suite]
14 juillet 2010

Du REEL SENSITIF : EPICURE

Il est bien des manières d'aborder la question du réel, mais le seul accès authentique, plus que nos efforts de pensée, reste bien entendu l'expérience directe, qui ne se programme pas, et qui toujours nous bouleverse dans le confort de nos représentations. Le réel, c'est l'impréparable, le non-prédictible. En quoi il est bien l'opposé de l'imaginaire où tout un chacun se donne beau jeu de fôlatrer, d'anticiper satisfaction ou déboires, de construire des chateaux en Espagne, de lâcher la bride à la fantasia la plus débridée, hors... [Lire la suite]
13 juillet 2010

APPROCHES du REEL

J'aimerais ici faire sentir combien la phrase initiative de l'a-philosophie est problématique et difficile. " Placer le réel au principe de toute démarche de connaissance". L'obstacle tient d'abord à la formulation quasi anodine, en laquelle tout un chacun risque, abusivement et illusoirement,  de se  reconnaître. A moins d'être un psychotique délirant qui ne voit dans le "réel" une référence nécessaire à tout processus de connaissance? Principe de réalité, dirait Freud. Il existe "quelque... [Lire la suite]
12 juillet 2010

Les QUATRE DISCOURS

Posons ici de manière méthodique la structure fondamentale des quatre discours de connaissance : religion, science, philosophie et A-philosophie. Pour cela nous avons besoin de quatre concepts, qu'il faut faire glisser dans le rapport constitutif de leur stucture, soit : le sens, le savoir, la vérité et le réel. La religion met au principe de sa démarche le sens, qu'elle prétend saisir dans un savoir ( tradition, textes sacrés) qui fonde la vérité, une et universelle. De ce procès chute le réel, forclos dans un déni de principe. La... [Lire la suite]
06 juillet 2010

Du SENS - et de l'AB-SENS

Qu'est-ce qui fait sens? C'est d'abord une motivation, un désir. Si je me forme dans une branche professionnelle, c'est que, dans ce métier, j'espère exprimer quelque chose de ma propre nature, agir mes capacités physiques et psychiques, réaliser un projet. Manifestation de la santé fondamentale, de l'énergie pulsionnelle, des forces actives que je sens bouillonner en moi, et qui exigent une expression libre. Mais cela ne suffit pas. Si je veux devenir boulanger c'est pour faire du pain. L'activité est orientée vers la réalisation... [Lire la suite]

05 juillet 2010

REEL, SAVOIR,VERITE : le trépied de la connaissance

Pour connaître l'orientation fondamentale d'un discours, et pour juger de sa pertinence, il faut considérer trois termes : réel, savoir, vérité, et examiner leur rapport stucturel. A partir de quoi on peut découvrir leur relation explicite et implicite au quatrième terme, qui décide de tout : le sens. La religion se définit par l'affirmation du sens. L'esprit religieux est celui qui ne peut se passer de sens, quitte à travestir la réalité, à procéder par déni du réel, par forclusion et forçage, pour rétablir l'indispensable illusion,... [Lire la suite]
02 juillet 2010

De l'ECRITURE ATOMISTIQUE

L'atome est-il le minimum corpusculaire, ultime élément de la division "matérielle", ou le minimum pensable,  ultime élément qu'une conceptualisation discriminante puisse concevoir, avant la dissolution de l'univers dans le Khaos? Parfois Démocrite parle d'"idea", ce qui peut s'entendre comme "idée", ou "forme", abstraction géométrique, définissable en figure, place, rang dans une série, rapport avec d'autres formes de même nature. Démocrite est-il physicien ou géomètre? L'idea peut aussi... [Lire la suite]
29 juin 2010

De la REPETITION : LUCRECE et SCHOPENHAUER

"Je n'attends plus rien". Cela peut s'entendre de deux manières très différentes. Taedium vitae ou intelligence supérieure. Soit, je suis blasé, j'ai fait le tour de ce qui mérite quelque attention, je n'ai plus d'intérêt particulier pour rien, d'ailleurs "les choses sont toujours les mêmes". Cette tonalité se trouve abondamment dans Marc-Aurèle, partisan de l'Eternel Retour du Même, dans l'Ecclésiaste ("Rien de nouveau sous le soleil"), parfois même chez Lucrèce, dont la mélancolie n'est plus à démontrer, et bien sûr chez... [Lire la suite]
28 juin 2010

De la PITIE : le pathos et l'intellect

"Qu'il est doux, par grande mer, les vents tourmentant la surface des flots Depuis la terre d'assister au dur labeur d'autrui..."        Lucrèce ne prêche pas l'insensibilité, le froid dédain de la souffrance d'autrui, mais se réconforte lui-même d'avoir trouvé, "retiré dans les temples sereins des sages" les lois immuables de la nature, et le calme, et la sérénité de l'esprit. Est-il bien raisonnable en effet, de souffrir de la souffrance d'autrui, ajoutant la souffrance à la souffrance,... [Lire la suite]