30 mai 2012

MEDITATION EPICURIENNE

        « Médite jour et nuit… ».  Epicure s’adresse dans ces termes solennels à son disciple et ami, lui recommandant l’assiduité dans la pratique de la pensée, de la parole et de l’action. On ne saurait mieux dire : le philosopher est une activité exigeante qui mobilise la totalité de l’existence. Quant à moi je déplore tous les jours que nous ayons si peu de renseignements sur la vie concrète des Amis dans le Jardin, faute de documents significatifs, et nous voilà réduits aux conjectures.... [Lire la suite]

23 mai 2012

Du GAI SAVOIR

        C’est d’une tout autre science que nous rêvons ici, non point de la matière et de la composition des choses, non point des ondes et des corpuscules, ni même de l’être et de l’étant, encore que ces questions méritent attention dans leur domaine propre. Nous respectons la recherche et le savoir scientifiques en ce qu’ils nous délivrent de bien des sottises. Mais notre propos est ailleurs. Il y a je ne sais quoi de divin dans l’apparence, dans la perception  immédiate des choses, dans la luminosité... [Lire la suite]
22 mai 2012

De la SURFACE ABSOLUE : le TRAGIQUE et la JOIE

      Retour à la Surface Absolue. C’est dans cette notion difficile que s’exprime l’essentiel de mon intuition personnelle, c’est elle qui contient et développe ce que je crois être mon Idée, si toutefois une Idée peut être à la hauteur d’une intuition. Il y a toujours une déperdition quand l’on passe au projet d’écrire, mais aussi une nouvelle Forme, sans laquelle l’intuition se perdrait dans les sables. A la lumière des articles précédents, la Surface résulte d’une double soustraction : en amont tout ce qui... [Lire la suite]
21 mai 2012

De l'OUVERT : analyse structurale

          De l’Ouvert les poètes donnent de sublimes images .Je voudrais ici tenter une analyse de structure dans la perspective  du tragique, en continuité de l’article précédent. Il faut partir d’une quadruple rupture qui jette l’humain dans un en-dehors existential qui le sépare à jamais de l’animal et de la nature comme englobant. Plusieurs philosophes en donnent une approximation qui  sont  autant de jalons pour une analyse structurale. L’existence n’est pas exactement la même... [Lire la suite]
20 mai 2012

La FORMULE du TRAGIQUE : réel, vérité, savoir

            Voici, selon moi, la formule du tragique, qui rend compte à la fois de l’essence de la tragédie comme genre littéraire et musical, et de la pensée tragique comme métaphysique et éthique de l’existence. Le Maître-mot du tragique est le réel, à partir de quoi tout se déplie en corolle. C’est du réel, comme expérience fondatrice, bouleversante et incommunicable, que s’origine une intuition définitive, laquelle pourrait s’exprimer approximativement comme ceci : « cela ne s’arrange... [Lire la suite]
18 mai 2012

Du DEPASSEMENT de la PHILOSOPHIE : le tragique

          C’est une vieille problématique : la philosophie est-elle susceptible d’un achèvement ? Les uns, les plus nombreux, estiment que la philosophie est de nature infinie, que toute réponse génère une nouvelle question, et qu’en somme il faudrait être un dieu pour prononcer son achèvement. Le philosophe serait à jamais suspendu dans une sorte d’incertitude, inapte à conclure sur rien,  toujours en quête, reniflant comme un chien de nouvelles épreuves pour s’y faire les dents, dans une... [Lire la suite]

04 mai 2012

De la CONDITION FEMININE : EURIPIDE et le TRAGIQUE

      Voici le tableau de la condition féminine dépeint par Euripide : « Médée », vers 230 et suivants :         De tout ce qui respire et qui a conscience         Il n’est rien qui soit plus à plaindre que nous les femmes.         D’abord nous devons faire enchère         Et nous acheter un mari qui sera maître de notre corps,     ... [Lire la suite]
16 avril 2012

De l' INESPERABLE : Héraclite et nous

  Héraclite écrit : « S’il n’espère pas l’inespérable, il ne le découvrira pas, étant inexplorable et sans voie d’accès ». (Fragment 18, traduction de Marcel Conche,  page 245). Héraclite ne parle certes pas de l’espoir au sens courant, qui relève du désir et qui exprime une vision partielle de la réalité. On espère le favorable comme si le bien pouvait exister sans le mal, le juste sans l’injuste, le plaisir sans le déplaisir, la paix sans la guerre. Le sens commun, prisonnier de l’apparence, méconnaît... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 avril 2012

Le DIRE du NON-DIRE : de l' impossible

  Un lecteur m’écrit : « Quand le mot manque la pensée peut le créer ». Intervention judicieuse, certes, puisque c’est exactement ce que font les philosophes en créant des concepts qui saisissent et expriment une vision nouvelle et originale de la réalité. L’atome de Démocrite, la durée de Bergson, le Vouloir-Vivre de Schopenhauer sont de belles et fécondes créations qui nous donnent à penser ce qui avant eux restait inaperçu. Le concept est un révélateur. Le penseur agit comme le poète : il fait exister, il... [Lire la suite]
10 avril 2012

LE MOT QUI MANQUE : langage et réel

                                   Le jour tourne à vide                                  Autour de la nuit profonde ... [Lire la suite]