25 septembre 2012

Du PHILOSOPHER comme ACTE : Nietzsche blogueur?

        Un lecteur m’interroge sur la spécificité de l’acte, qu’il distingue de l’action. Je ne sais si cette dichotomie est bien pertinente, ou si ce n’est qu’effet de langue. L’acte serait une intervention isolée, ponctuelle, factuelle, l’action impliquerait une certaine temporalité, une durée relative : projet, calcul des données et des opportunités, décision, exécution, qui serait l’acte proprement dit. Peut-être est-il loisible de distinguer deux sortes d’actes, l’acte programmé (dans la série définie... [Lire la suite]
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21 septembre 2012

PLENITUDE du VIDE : ETHIQUE

            La pensée a réalisé tout ce qu’elle peut lorsqu’elle révèle sa caducité. C’est la butée, où elle épuise ses ressources,  tel ce paradoxe fameux de la flèche qui n’atteint jamais la cible, sous le prétexte fallacieux que l’espace peut se diviser indéfiniment. Quand la pensée trébuche c’est l’action qui tranche : votre flèche ne redoute pas les arguties, mais vole droit vers la cible. On nous a dit : « Au début était le verbe ». Sottise, enflure anthropocentrique.... [Lire la suite]
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19 septembre 2012

LE REVE du PAPILLON : Tchouang Tseu

        "Jadis, moi, Tchouang-Tchéou, je rêvais que j'étais un papillon qui voltigeait, et je me sentais heureux ; je ne savais pas que j'étais Tchéou. Soudain je m'éveillai et je fus moi-même le vrai Tchéou. Et je ne sus si j'étais Tchéou rêvant qu'il était un papillon ou un papillon rêvant qu'il était Tchéou" (Tchouang Tseu, 2). Suis-je un homme ou un papillon, si je change constamment d'état, privé d'assise, d'assiette stable et constante. Où trouvera-t-on quelque critère nécessaire et indubitable? Il n'y... [Lire la suite]
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18 septembre 2012

THEORIE NATURALISTE du REVE

          « Les visions des rêves n’ont pas reçu en partage la nature divine ni non plus le pouvoir divinatoire, mais elles se produisent suivant l’impact des simulacres » ( Epicure : Sentence vaticane, 24).   Epicure rejette la conception traditionnelle qui veut voir dans les rêves un message des dieux (Homère), ainsi que la conception classique de la mantique, selon laquelle le rêve annonce l’avenir. Il s’agit de rompre définitivement avec le mythe, en proposant une interprétation... [Lire la suite]
11 septembre 2012

PLAN d' IMMANENCE - PLAN des DIFFERENCES

          Notre existence se déroule sur deux plans nettement opposés. Toute la question est d’établir un rapport entre eux, qui ne soit pas invivable, conflictuel et névrotique. La santé sera le signe de l’harmonie entre les deux. Le premier plan, le plus évident, le plus universel, c’est celui de la culture, entendue au sens le plus large : société humaine plus ou moins organisée, institutions diverses, législation, production, travail, droit et morale, politique, traditions, art, religion,... [Lire la suite]
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10 septembre 2012

De la nature et du ça : Groddeck et nous

            Retour sur la question du « ça ». Le problème est quelque peu obscurci par la prégnance, dans la langue, des conceptions psychologiques. On sait que Freud, dans la seconde topique, utilise ce terme de ça pour désigner l’obscur fondement pulsionnel, congénital et inamovible, dont les exigences ne varient guère tout au long de la vie,  déterminant  l’essentiel du caractère individuel. La vie humaine se résume en quelque sorte au conflit entre les pulsions – le ça - et... [Lire la suite]

07 septembre 2012

Du PLAN d' IMMANENCE

          « L’apparence l’emporte sur tout » écrit Timon, qui passe pour un fidèle défenseur de la sagesse pyrrhonienne. Cela signifie qu’il n’existe que des apparences, ou mieux des apparaître-disparaître, lesquels ne renvoient  à nulle essence fixe et permanente, à nul Etre. Il s’agi t de ruiner à tout jamais l’opposition classique de l’apparence et de l’essence, de l’être et de l’apparaître : le terme même d’apparence devient caduc, puisque « rien » n’apparaît plus, si... [Lire la suite]
06 septembre 2012

SAGESSE ?

          Ce beau nom de sagesse, si décrié, si fade, si plat, insipide jusqu’à l’extinction, que diable faut-il en faire ? De nos jours, plus encore, il présente je ne sais quel aspect de nihilité, de vide mental, ou, plus grave encore, chez certains, je ne sais quelle molle complaisance, conformisme idéologique, adaptation inconditionnelle au pire, si bien qu’il y a lieu, vraiment, de le jeter aux orties. Il n’y a plus guère que les illusionnistes pour en tenter une improbable réhabilitation, au... [Lire la suite]
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05 septembre 2012

SUICIDE de la PHILOSOPHIE : l' A-PHASIE

              Je m’éloigne tout doucement, jour après jour, des rivages de la philosophie, des ses mausolées de concepts, de ses architectures baroques et controuvées, de ses icônes et de ses maîtres. Ce n’est ni désespoir ni déception, ni attente frustrée, ni dégoût ou lassitude. C’est une évolution personnelle, qui jadis me fit chercher de ce côté-là ce que je ne trouvais ni dans la littérature ni dans la psychologie, et qui aujourd’hui m’en détourne lentement mais irrémédiablement. Ce n’est... [Lire la suite]
04 septembre 2012

DIOGENE d'OENANDA : UNIVERSALISME

              « Vu que, comme je l’ai dit avant, comme en temps de peste, la plupart sont malades en commun de fausses opinions sur les choses et qu’ils deviennent toujours plus nombreux , - en effet, à cause de l’émulation réciproque, l’un prend la maladie de l’autre comme les moutons -, vu qu’il est juste de venir au secours de ceux qui vivront après nous, car eux aussi sont des nôtres, même s‘ils ne sont pas encore nés – et qu’il est le propre d’un philanthrope de venir en aide aux... [Lire la suite]