26 décembre 2012

Le POINT NODAL : BOUDDHA

        Voici la remarquable conclusion du "Filet de Brahma" - le Brahmajala-Sutta - où Bouddha expose le résultat de son enquête sur les 62 théories philosophiques en usage en son temps, toutes fausses à divers degrés, et dont il importe de se libérer: "O moines, le corps du Tathagata reste, ayant brisé le point qui conduit à l'existence. Tant que son corps durera, les dieux et les humains le verront. A la brisure du corps, après l'épuisement de la vie, les dieux et les humains ne le verront plus. C'est, ô... [Lire la suite]

26 décembre 2012

METAPHORE de l' EFFONDREMENT : un rêve

      Etrange rêve...Une bombe devait exploser dans un local où j'étais enfermé avec quelques compagnons de misère. Mais elle ne pouvait être activée qu'à partir d'un ou plusieurs commutateurs dissimulés je ne savais où, et il était urgentissime de les découvrir et de les désarmorcer pour éviter l'explosion. Agitation vaine et désordonnée : les commutateurs demeuraient introuvables. Finalement la chose se clarifia, je ne sais comment. Je me retrouvai dans un mystérieux château. Un homme était là et me montra une... [Lire la suite]
21 décembre 2012

De l 'ABSENS et de l' ABSURDE

      A considérer l'immensité du ciel et de l'espace, à imaginer des milliers de galaxies dispersées dans le vide, plus que Pascal saisi d'effroi, je tombe dans une sorte de stupeur, et alors cette pensée m'envahit : "cela n'a pas de sens!" La disproportion, la démesure est telle qu'aucune représentation n'est possible, l'imagination elle-même cédant au vertige, dans l'affolement de toutes mes facultés. Qui sommes-nous pour juger, mesurer, calculer l'inconcevable? Je le sais bien, il est des astrophysiciens qui... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,
18 décembre 2012

Du SYMBOLIQUE et de la CREATION

      L'asymbolie désigne l'état de ruine du registre symbolique, lorsque les mots non seulement nous manquent, dérapent et se délitent, - ce qui peut arriver à tout un chacun dans des expériences passagères de déréalisation - mais plus profondément que le symbolique dans son entier révèle sa caducité foncière, son inadéquation définitive et sans reste. Cela, c'est pour un psychiatre, la psychose. Le sujet serait englouti dans un réel sans médiation possible, sans issue, à moins qu'il ait construit de toute pièces un... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
17 décembre 2012

De la RUPTURE SYMBOLIQUE : La LETTRE à LORD CHANDOS

        Que se passe-t-il lorsque le langage se dérobe, que le sujet se trouve soudain privé de l'usage des mots, que les mots semblent soudain vidés de toute substance, glissant, inodores et déqualcifiés, à la surface des choses? L'habitude, cet écran souverain qui nous permet en temps normal d'user librement et confortablement du langage, qui nous met à distance du réel, ne fonctionne plus, ni la logique ordinaire, ni le sentiment de maîtrise, et alors le monde semble pris de folie, les choses se mettent à... [Lire la suite]
14 décembre 2012

LETTRE aux AMIS

        Chers amis,   J'apprends avec étonnement que la lecture de mes dernières chroniques vous a plongés dans l'inquiétude. Vous croyez y déceler un malaise profond, un taedium vitae, une lassitude, un dégoût de l'existence, en bref, les signes patents de la dépresssion. Votre sollicitude me touche : j'y vois la marque de l'amitié que vous me portez, s'il est clair que ce qui arrive à l'ami nous arrive, et nous affecte au plus proche. Mais aussi votre inquiétude me trouble, et m'étonne, et m'inquiète :... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

12 décembre 2012

D' un DEPOUILLEMENT PROGRESSIF

      Se promenant dans un cimetière le philosophe demande aux trépassés s'ils souhaiteraient, à supposer que cela soit possible, de revenir à la vie. Considérant la somme de douleurs qu'il leur faudrait assumer dans cette nouvelle existence, les morts refuseraient d'un bloc, estimant le néant infiniment supérieur. Cet apologue de Schopenhauer m'a toujours laissé songeur. Je ne doute pas, quant à moi, que bien des personnes, à l'image d'Achille dans Homère, préféreraient mille fois la vie, fût-elle d'un humble... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:27 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
11 décembre 2012

La CAUSE PROCHE - de l'ignorance et du sansara

          La cause proche c’est l’ignorance. En effet c’est elle qui sous-tend les constructions mentales, les désirs, les volitions, les représentations, « le monde » tel qu’il est senti, perçu, pensé par ce qu’il est convenu d’appeler un sujet. Cette cause proche est plus efficiente, plus effective que les deux autres couramment citées, la soif et l’aversion. C’est l’ignorance qui rend compte de la puissance, aisément reconnaissable, de la soif et de l’aversion. Progresser, dans l’analyse,... [Lire la suite]
10 décembre 2012

Du DEVOIR-VIVRE

        Je glisse tout doucement, selon la pente de ma destinée. Est-il bien nécessaire de s'accrocher, quand tout glisse et se défait? Et ce qui se produit de neuf glisse tout autant. Schopenhauer a décrit la puissance du vouloir-vivre, y voyant l'essence de toute chose. C'est peut-être vrai. Mais on n'a pas suffisamment réfléchi sur le Devoir-vivre, cette injonction sociale et morale, universelle et totalitaire, de persévérer dans l'être, de continuer à vivre, envers et contre tout, jusque dans les pires... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
07 décembre 2012

La ROUE du SANSARA : de l'ENCHAINEMENT CONDITIONNEL

        Mon rêve de cette nuit me sollicite...J'étais une fois de plus en classe, avec des élèves dissipés, à tenter de faire saisir l'intérêt existentiel de la philosophie. Peine perdue, et comme mille autres fois, dans ce rêve désespérement "étrange et pénétrant", mille fois recommencé, je me retrouve seul avec ma persistante ardeur, mon incompréhensible acharnement. Car si j'avais le moindre bon sens je m'abstiendrais de rêver, ou, à défaut, je ferais des rêves folâtres et pipiesques! Hélas nous ne décidons... [Lire la suite]