15 juillet 2013

De la DISSOLUTION du SUJET : Freud et Antiphon

      Freud n' a pas thématisé la jouissance. Mais on peut estimer que la problématique est abordée indirectement. Alors qu'il pensait avoir dégagé, dans le principe  de plaisir-déplaisir, ce qui fonde l'organisation de la vie psychique, il découvre une nouvelle énigme : le sujet humain semble mettre une grande part de son énergie à travailler contre son propre intérêt, répétant des comportements inadéquats, voire catastrophiques, lesquels contredisent avec évidence au principe de plaisir. Quelque chose... [Lire la suite]

12 juillet 2013

De la JOUISSANCE : psychologie et métaphysique

    "Il faut bien que la chair exulte" chantait Brel. Et de fait la jouissance est d'abord une expérience du corps. Il y a les jouissances d'organe, essentiellement autour des orifices. Mais la peau aussi est porteuse de jouissance. Encore faut-il distinguer plaisir et jouissance. Globalement le plaisir est vécu et règlé par le moi, selon la logique du principe de plaisir dans son rapport au principe de réalité : pas moins, pas plus que l'agréable, entre la souffrance du manque et l'excès de stimulation. La plaisir est une... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
10 juillet 2013

DU DISCOURS et de la PAROLE

    Il faut bien distinguer la parole du discours. Le discours, c'est ce que l'on fait dans un cours ou une conférence. Formule convenue, avec ses rites, ses répétitions, ses modalités officielles. D'avoir si longtemps pratiqué cet exercice de parade il ne m'amuse plus. J'en mesure toute la vanité : si tel ou tel en retire quelque profit il faut bien remarquer que son efficacité est des plus relatives. Que retient-on d'une heure et demie d'exposition? C'est dépenser beaucoup de salive. Plus grave, ces présentations ne sont... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:29 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,
09 juillet 2013

ECRIRE sur BLOG (3)

    Un lecteur, pour qualifier l'écriture sur blog, me propose l'image du bricolage. Voilà qui me plaît assez. Bricoler c'est intervenir ponctuellement dans un processus pour une réparation urgente, ou alors se lancer dans un travail virtuellement infini, comme ceux qui se mettent en tête d'aménager une grange pour en faire un château de campagne. C'est un peu ce qui se passe quand on écrit dans l'urgence ou que l'on se propose, inversement, une méditation au long cours. Le bricoleur n'est ni un professionnel ni un... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
08 juillet 2013

ECRIRE sur BLOG (2)

    Toute production philosophique sélectionne peu ou prou, intentionnellemnt ou non, un public de lecteurs. Le livre, par sa présentation, par  son type d'écriture, par son style, écarte d'emblée, décourage, séduit ou interpelle. L'auteur rêve un lecteur idéal qui le suivrait dans ses cheminements, le comprendrait, l'appouverait peut-être. Ainsi Nietzsche : "un livre pour tous et pour personne" ou "un livre pour esprits libres". Voir également les déboires éditoriaux de Hume, ou les préfaces de Schopenhauer au "Monde... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:42 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
05 juillet 2013

ECRIRE sur BLOG

    Jusqu'à une date récente l'écriture philosophique se faisait dans le livre. Avec l'apparition des blogs une autre forme d'écriture voit progressivement le jour. Certes, le modèle littéraire du livre est tenace et dans un premier temps l'auteur de blog aura tendance à écrire encore sur son blog comme s'il s'agissait d'un livre dont on publie des fragments successifs. Mais le blog n'est pas un livre. Ce n'est pas seulement le mode d'édition qui change, c'est, à terme, l'organisation du texte, sa logique, son style et... [Lire la suite]

04 juillet 2013

APEIRON

  La philosophie dans son ultime mouvement nous conduit étonnés face à l'inconcevable où s'abolissent toutes les questions et se pétrifient toutes les réponses. Alors la poésie seule convient au coeur dans le silence, enfin, de notre pompeuse intelligence.     Apeiron, jeunesse éternelle du monde! Il est bien des manières de te nommer Moi je t'appelle l'Immmense, le Sans Mesure,  Sans Forme Source intarissable et prodigalité Toi qui sans fin engendres les apparences Les nourris de ta sève et du vent de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:10 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
03 juillet 2013

DU REVE, DU DAIMON et de l' APEIRON

    Voilà plusieurs nuits que je fais à peu près le même rêve. Cette insistance mérite l'attention car on ne rêve pas tout à fait en vain. Non que le rêve soit nécessairement plus vrai que l'état de veille mais il témoigne d'une permanence intérieure, d'un flux souterrain qui n'est ni anodin ni négligeable. Dans la masse impressionnante des images qu'il tisse inlassablement, dans ce fatras, cet imbroglio inextricable et délirant, de ci de là, comme par hasard, de petites merveilles, juste quelques mots arrachés à l'oubli,... [Lire la suite]
02 juillet 2013

LA NATURE ET LA LOI : ANTIPHON le SOPHISTE

      " A Corinthe il ouvrit un cabinet donnant sur l'agora et fit circuler des prospectus indiquant qu'il était en possession de moyens permettant de guérir les gens affligés de douleurs en recourant au langage, et qu'il suffisait que les malades lui confient les causes de leurs maux pour qu'il les soulageât" ( Pseudo- Plutarque : "vies des dix orateurs").  On lui doit un traité sur la neurasthénie. De plus Antiphon se fit une grande réputation comme "onirocrite", interprête des songes. On est en droit de poser... [Lire la suite]
01 juillet 2013

A QUI PARLONS NOUS ? - PYRRHON

      Parlant, savons-nous ce que nous disons? Savons-nous à qui nous parlons? Je parle, mais je suis parlé autant que je parle. Je m'adresse à quelqu'un, en principe, mais je ne sais pas qui il est. Mes mots, comme des feuiles agitées et portées par le vent, flottent quelque part dans l'indéterminé, échappent à son auteur, qui, pas davantage, ne sait qui il est, ce qu'il fait, ce qu'il veut. Nous marchons comme des aveugles dans les ténèbres de l'inconnaissance, et comme des enfants nous faisons beaucoup de bruit... [Lire la suite]