24 septembre 2014

LA BOUCLE de la VIE : aliénation et vérité du sujet

    C'est avec un étonnement ravi que, ces derniers temps, je retrouve en moi des sensations, des images, des désirs même, de ma prime jeunesse d'étudiant, d'une période oubliée, où je n'avais aucune idée arrêtée sur mon avenir, où je baguenaudais par les rues de la ville, plutôt insoucieux et incurieux des études officielles auxquelles j'étais censé adonner toute mon énergie. J'étais inscrit en philosophie, mais je m'intéressais bien davantage à la littérature, poésie au premier chef, lisant, annotant, commentant mes... [Lire la suite]

04 septembre 2014

De l' EXPERIENCE de la LIBERTE

       Dans un premier moment la liberté s'éprouve comme suspension de toutes les contraintes, nécessités et obligations. C'est un moment exquis, où l'on goûte, à chaque fois, le plaisir d'un dégagement, la volupté de la dépréoccupation, moment de grâce, de facilité, de réconciliation. Soudain l'horizon s'élargit, le corps se dilate, la respiration se fait ample et souple, tout semble à nouveau possible, accessible, offert au courage du coeur. Ainsi donc la vie, la vraie vie, c'est cela, c'est cette ouverture... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
02 septembre 2014

La PSYCHOSE HEIDEGGER

                                                                                         Chaque fois que j'entreprends la lecture d'un essai de Heidegger, je fais la même expérience pénible. J'aborde l'ouvrage de front, plein de bonne volonté, décidé à mettre de côté toute prénotion et prévention, pour lire le... [Lire la suite]
12 juillet 2014

AGES de la VIE

      La jeunesse a ses rêves, l'âge mûr ses passions, et la vieillesse, si elle ne se réforme, n'a que ses vices.
Posté par GUY KARL à 11:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
09 juillet 2014

CREATIVITE

    La créativité n'est pas la productivité. On ne mesure pas la créativité à ses produits, d'autant qu'elle peut très bien ne rien produire du tout. Méditer est une forme de créativité. Mais alors, si rien de tangible, de concret et d'extérieur n'atteste la créativité, quelle est donc sa marque spécifique, en quoi consiste-t-elle par quoi elle se distinguerait du néant? "L'homme ordinaire augmente tous les jours, le sage diminue tous les jours" (Lao Tseu). L'homme ordinaire produit en masse, il vise... [Lire la suite]
11 juin 2014

Le DIABLE et le DRAGON

        Quand le sujet s'engage à titre personnel dans la démarche philosophique, c'est pour la vie. Je conçois difficilement qu'il puisse un jour "se défroquer" - sauf à opérer une sorte de seppuku, à la manière du samouraï, estimant que l'affaire n'en vaut pas la peine, ou que tous les problèmes sont résolus, éventualité fort improbable. Reste la lassitude, ou le désenchantement, que pour ma part je n'éprouve nullement. Je reste de l'avis d'Epicure déclarant que parmi les activités humaines, toutes orientées... [Lire la suite]

28 mai 2014

Du RIEN

    Rien n'est pas rien, puisqu'on en parle, ce qui lui confère pour le moins une identité symbolique. Mais rien n'est pas tout à fait quelque chose, en dépit de l'étymologie (rien = chose, res, rem, en latin). Le rien se situe entre le néant, qu'il n'est pas, et la chose qu'il n'est pas davantage, une sorte de monstre logique, évoquant l'ombre de la chose. Si le destin ordinaire de l'être humain est de se constituer sur la perte originaire de la chose, alors le rien acquiert une sorte de dignité paradoxale à signifier ce... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
27 mai 2014

Le PLAISIR du RIEN

    D'aucuns amoncellent comme s'il faisaient provision pour l'au delà. Nous autres, de nous savoir mortels, nous contentons de peu. Le peu vaut, s'il est le mieux, et le mieux c'est l'instant. Mais le fin du fin c'est le rien. C'est ici qu'est le souverain plaisir. Ma délectation, c'est de me dire au petit matin : voici une nouvelle journée, toute vide, sans affaires, sans obligations, sans courses, ni alimentaires ni financières, sans devoir, sans tâche à accomplir, sans attente ni programme, rien, absolument rien ne me... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
12 mai 2014

VIVRE et MOURIR : la même chose ?

    Une jeune Coréenne qui vivait en France me dit un jour : "Vous les Occidentaux vous placez la mort au terme de la vie. Nous en Orient nous considérons que la mort accompagne la vie à chaque instant. C'est l'autre face. Nous vivons la vie avec la conscience permanente de la mort". Sur le moment je n'ai pas vraiment compris ce propos, si ce n'est intellectuellement. Mais le sens réel m'était inaccessible. Je me demande à présent si le mot "mort" recouvre dans les deux cas la même réalité. Pour les uns la mort est le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:14 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,
07 mai 2014

FEUILLE et RIVIERE : méditation

    "Vif, allègre et résolu, il ne s'attache à rien dans le monde...". L'impermanence, objet de souffrance pour l'âme inquiète, éprise de durée et de certitude, est la cause qui libère de nos attachements. Vérité double de la souffrance : ce qui vient, s'en va, nécessairement. Tout ce qui, de sa nature, se compose et se forme, de sa nature se défait selon l'ordre du Temps. L'âme inquiète qui espère une durée infinie, bientôt se repose dans le mouvement paisible qui emporte la souffrance. Dans la méditation sans objet,... [Lire la suite]