26 janvier 2016

Du VISAGE ORIGINEL : liberté et singularité

  D'aucuns se représentent la liberté comme un bien ultime qui viendrait couronner les divers biens de la vie : santé, argent, famille, profession et autres. Je n'en crois rien. La liberté est-elle de l'ordre des biens, quelque chose que l'on acquiert dans l'ordre des choses ? A un certain niveau de développement subjectif peut-être faut -il choisir entre avoir et être - encore que l'être ne soit qu'une manière de dire. Quoi qu'on en pense, je vois beaucoup de douleur et même de tristesse dans la liberté, tant qu'elle n'est pas... [Lire la suite]

22 janvier 2016

VERITE TRIVIALE

  C'est une vérité triviale, banale à souhait... et terrible. Ce petit chien, dans quelque temps, sera mort. Il y eut des milliers de petits chiens, semblables à celui-ci, depuis les origines, et nul ne s'en souvient. Eux-mêmes, qu'en savent-ils ? Cette question nous semble sans intérêt, nous nous hypnotisons sur le destin des hommes. Soit. Mais alors quelle est la différence entre le petit chien et nous ? Les hommes d'autrefois, je veux dire des âges lointains du paléolithique, ont-ils vu une différence entre le destin de la... [Lire la suite]
20 janvier 2016

Sur les AGES de la VIE

  Dans le cours d'une vie qui n'est pas brisée avant le terme naturel, il y a des périodes diverses, marquées chacune par une qualité dominante. C'est particulièrement évident pour l'enfance et l'adolescence, où prédiminent respectivement la soumission et la colère. Vient l'âge mûr, avec ses rythmes contrastés, entre adaptation, ambition, respectabilité, ou échec et désarroi. Intellectuellement je distinguerai entre la phase où l'on reçoit, assimile et transmet, et, vers la fin des années de profession, quand vient la... [Lire la suite]
19 janvier 2016

Le MOI est-il HAISSABLE ?

  Lorsque Pascal déclare que "le moi est haïssable" il ne rend guère service à l'humanité : que diable ! De quoi disposons-nous en cette pauvre vie si ce n'est de ce moi, tout rabougri qu'il soit ! Il est vrai qu'il voulait rabaisser la superbe des hommes, exhiber leur indécrottable misère pour les ramener à Dieu. Le plaisant projet que voilà ! On ne fera jamais croire que celui qui croit déjà, qui désire de croire, et qui n'attend qu'une bonne raison, bonne ou mauvaise, pour se jeter dans le baquet. Pascal visait Montaigne :... [Lire la suite]
18 janvier 2016

MAINTENIR le CAP : la singularité

  Dans l'incertitude généralisée maintenir le cap...Il n'est que trop certain que les références traditionnelles ont perdu toute crédibilité et que l'individu se retrouve tout nu. Alors il a tendance à se raccrocher à tous les hochets proposés par la consommation de masse, objets, images, opinions de toute farine qui, aujourd'hui ne font pas système, mais se déploient dans une sorte de patch work sans unité, sans lien, sans référence, sans valeur unificatrice. Un jour l'information vous soûle jusqu'au dégoût pour la mort d'un... [Lire la suite]
14 janvier 2016

PHILOSOPHIE pour AUJOURD'HUI

  Dans l'immense littérature philosophique peu de textes me parlent vraiment. Beaucoup sont irrémédiablement datés, dès lors illisibles. Ce qui survit, et nous interroge toujours encore, c'est une poignée d'oeuvres que ni le temps ni la mode ne démodent. Ajoutez à cela que le goût personnel, le désir subjectif, l'idiosyncrasie propre du lecteur effectuent un tri sévère, écartent sans pitié ce qui ne rencontre pas sa problématique. Nietzsche remarquait que si le contenu d'une philosophie peut vieillir, la personnalité, quand elle... [Lire la suite]

08 janvier 2016

La DEGRADATION et la VIE : LUCRECE

    La déclinaison, qui fait surgir les mondes, les êtres et les choses, va, selon sa nature, au déclin. Courbe naissante, courbe au zénith, courbe descendante, qui va rejoindre fatalement la grande cataracte, la pluie morne de la mort. La vie est une exception miraculeuse dans le grand équilibre de la mort éternelle. Il n' y a pas de retour : contrairement à la thèse stoïcienne, Socrate ne reviendra pas. Mais ailleurs, en des temps et des lieux inassignables, d'autres combinaisons, issues de la déclinaison, feront naître... [Lire la suite]
06 janvier 2016

THEORIE des FLUX (2) - du corps comme illusion

  Qu'est ce qu'un corps ? Que ce soit un nuage, une rivière, une plante, un oiseau, une femme ? Je vois deux manières de répondre, complètement inverses l'un de l'autre, selon que vous vous placez dans la stabilité ou dans le flux.  La première consiste à définir le corps comme un ensemble plus ou moins organisé, structuré, harmonique, d'éléments assemblés, reliés entre eux par la puissance d'une forme. C'est ainsi par exemple que les Stoïciens disent que c'est la forme qui organise une matière inerte, "femelle", passive.... [Lire la suite]
04 janvier 2016

THEORIE des FLUX

  Je m'exerce, contre la conviction commune, à considérer partout et en toutes choses le flux universel. Flux de la pluie, des rivières, des courants et des marées, flux du temps et des saisons, des nuages et du vent, bien sûr, mais aussi le flux de la pensée et des émotions, et le corps lui-même, comme processus de croissance et de décroissance, plante qui sort de la terre et y retourne, "selon l'ordre du temps". Joyeuse mobilité universelle, "branloire pérenne". Mais ce n'est pas assez de parler en terme de mobilité, ou de... [Lire la suite]
31 décembre 2015

SUBVERSION

  Si toute conversion implique un regard vers les cimes - voyez comment Platon invite à quitter l'amour des corps, puis des âmes, pour ne contempler en fin de course que le Beau et le Bien éternels - la subversion, comme l'étymologie l'indique, est un mouvement vers le bas, vers la terre, vers le limon et la glèbe, vers les corps sensibles, les sens, la sensation en général comme critère du vrai et du réel : sensualisme. Subversion de la connaissance : non le ciel intelligible, mais les conditions empiriques d'un savoir positif.... [Lire la suite]