05 juin 2008

OISEAUX III

CIGOGNES O cigognes de mon enfance Pourquoi partir si loin, si loin Par delà les océans, les monts, les déserts Pourquoi partir si c'est pour revenir? Restez donc dans mon coeur L'enfance n' a jamais de fin. MARTINETS Vous volez, vous nagez, virevoltez Entre les beaux nuages Vous piquez droit sur les toits Rasez les murs de la grange jamais vous n'êtes en repos! Ah - j'aimerais tant, ô vol oblique et zigzaguant Avec vous seuls parcourir tout l'espace Du ciel immense et pénétrant!
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05 juin 2008

OISEAUX IV

LA CORNEILLE Croasse, croasse Robe noire et long bec noir Corneille-jésuite! Aux âcres cris de Cassandre Jetez lui de l'eau bénite! LE PINSON Ah joli pinson Ton nom déjà est musique Harpe et clavecin. Quelles cordes pincerai-je Aux beaux jours de ton retour? LA MESANGE Douce messagère Ange des bois fleurissants Que m'annonces-tu? Du printemps fraîche nouvelle, De l'été la pamoison?
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05 juin 2008

OISEAUX : finale

         OISEAUX : FINALE pour chant et orchestre baroque     "Qu'est-ce donc que le temps" Demande la pieuse Tourterelle "Pourquoi naître pour disparaître Aimer pour se quitter?"   "Je ne sais pas" répond la Chouette La plus sage d'entre les sages "Le temps qui passe sans passer Est comme les nuages Comme la mer, comme le vent".  
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20 mai 2008

TANKA

OMBRES MOUVANTES Les ombres des feuilles Sur le sol ensoleillé Amoureusement Comme dans l'immense espace Dessinent des galaxies. PS : le tanka est une forme poétique fixe que les Japonais ont pratiquée comme art classique séculaire. Il est entièrement formé d'éléments impairs : cinq vers dont la somme des sylabes est de 31 pieds, le premier vers de 5 pieds, le second sept, le troisième cinq, le quatrième sept ainsi que le dernier. Le vers impair est difficile à pratiquer en français, où prédominent... [Lire la suite]
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24 avril 2008

LE SOIR

Le soir ne tombe pas Il monte doucement de la terre Comme vapeur Il enveloppe dans la douce nuit Les choses qui se décomposent Regagnent leur demeure originelle Dans l'impensable unicité. C'est nous le marteau, la pince C'est nous qui déchirons Des choses qui ne sont que choses Qui ne demandent rien
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26 mars 2008

LA BEAUTE

Elle est ma rose ténébreuse Tout au fond de mon coeur Douceur, splendeur, langueur Son absence est piqûre Sa présence est piqûre Je voudrais la saisir, la tenir La charmeuse, la fugueuse Déjà elle est ailleurs Dans le fond de mon coeur.
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10 mars 2008

REVE

REVE J’ai rêvé que je n’avais plus d’âge. Toutes les périodes de ma vie s’étaient évaporées Emportées dans un tourbillon de sable blanc. Blanche est ma tempe, blanche ma joue Le passé est une mare blanche étalée derrière moi Et le futur n’existe pas. Je ne voudrais rien recommencer Ni enfance, ni adolescence, ni jeunesse L’âge dit mûr est une coupole de suif Le présent sans épaisseur Mais parfois il a un léger goût de groseille Un peu d’acide fraîcheur, comme ces fruits Que l’on... [Lire la suite]
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

X Entre deux mots, entre deux vers le blanc, océanique et entêtant Et nous plongeons dans les profondeurs de beaux dauphins frôlent notre épiderme Comme le corps de lune des amants dans les draps blancs Qui croient vire le même rêve, éperdument Mais le petit jour, déjà, trace sa trame.
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09 octobre 2007

L' INNOMMABLE

Dans un rêve Je l'ai rencontrée cette nuit Pour la première fois. Je n'en peux rien dire, voyez-vous, de la Chose Tant la parole achoppe sur le proche Qui hante nos profondeurs.   Saignant à vue Il gît à terre, il geint, il gigote Ténia spasmophile, érectile Crachant venin Je veux le découper, le morceler, pulvériser Mais il rechigne, rampe, se distort S'exile Je le poursuis de ma rancoeur De ma haine, mais Il Soudain s'absente et je n'écrase Que l'ombre noire de ma fureur.   Je contemple écoeuré le... [Lire la suite]
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03 mai 2007

la poiétique comme art

Les grands poèmes sont des créations à partir de l'originaire. L'originaire n'est pas le commencement mais ce qui sourd de l'origine, et qui n' a pas de date fixée. L'esprit qui s'ouvre à l'originaire (comme Lucrèce par exemple) retrouve par lui-même la source universelle, qui est tout aussi bien de tous temps et de tous lieux, virtuellemnt accessible au sujet dans l'expérience du KAIROS, c'est à dire dans le flamboiement de l'originaire au coeur de l'instant. Hors chronologie. Imprévisible, le Kairos ( traduisons: occasion, moment... [Lire la suite]
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