08 décembre 2009

APOLLON DELPHIQUE

Que se déchirent toutes les images Que se détisse la suture de la langue Alors il se peut que le dieu apparaisse Et parfois  de sa main gauche il fait signe. Si le poète survit à l'effraction terrifiante Du monstrueux sans mesure Il accède parfois à la parole nue Fleur du désert qui n'a plus de nom.
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08 décembre 2009

ODE pour APOLLON

De tous les dieux Apollon c'est toi que je préfère Et Artémis ta soeur jumelle Chasseresse, enfanteresse Eternellement chaste et jusque dans l'amour Fidèle au jour qui t'enfanta! Je n'ai plus souvenir de tout ce que je sais J'ai oublié tout ce que j'ai appris Je ne suis plus que ce regard ébloui qui se délivre Dans le regard immense, infiniment ouvert Multiple, excentrique du dieu Qui a nom Univers.
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19 novembre 2009

FETE d'AUTOMNE : poème

Ruissellement d'automne. Lentement la dépouille s'en va glissant au long de la lisière. Le bel échanson à chevelure de rouille Verse rouge le vin aux lèvres d'infortune. C'est dit.  Il ne reviendra plus.
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26 octobre 2009

De la COUPURE SYMBOLIQUE : la langue et le réel

"Le Beau c'est ce qui désespère" écrivait Valéry. Certes, par son infini éloignement, son inaccessibilité. Désespoir du poète à la recherche de l'improbable terme, exact, exhaustif, qui dirait d'un seul éclair la teneur  insaisissable de l'intuition. Très vite il s'aperçoit que ce mot tant convoité n'existe pas, que chaque mot ne vaut que par un autre, et qu'en somme aucun signifiant n'est à la hauteur du Tout. Il faut donc en rabattre, jouer sur de secrètes connivences, des approximations et des résonnances. A défaut de la... [Lire la suite]
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07 août 2009

De "CHAOS" - et de la FAILLE

Que serait une faille, un trou que ne délimite aucun bord? Voilà une question de Moderne qui visiblement n'embarrasse pas Hésiode quand il rédige la Théogonie. Relisons quelques vers : Or donc, tout d'abord, exista Chaos, puis par après Terre Large-Poitrine, base sûre à jamais pour tous les êtres...(vers 116 et 117) De Chaos naquit Erèbe et la Nuit toute noire De Nuit naquit Feu d'en haut et Lumière du jour...(vers 123 et 124). Quel est ce mystérieux Chaos d'où procèdent tous les éléments de l'univers? Chaos :... [Lire la suite]
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02 août 2009

De la METAPHORE

Meta-phorien c'est trans-porter. Porter au delà. Faire passer d'un registre à un autre. La métaphore est au principe de l'activité poétique. Remplacer une idée par une image, par exemple : le lion pour la puissance paternelle ou royale. Dans cet exemple le même signifié court du premier registre au second, seule change le signifiant. Quand je veux saluer la virginité je parlerai de la neige immaculée. Le problème c'est qu'en recouvrant le premier signifiant (la paternité, la virginité) par le second (le lion, la neige) je cours le... [Lire la suite]
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25 juillet 2009

La PIE JACASSIERE : tanka

Vivace la pie Pica-pica, pique-assiette Nourrit ses petits Oiseau d'hier et de demain C'est toujours même refrain. NOTE : Pour m'inscrire dans la trajectoire tracée par le bon oncle Arthur je remarquerai que si la Volonté est informe et indéfinissable, elle s'exprime fort naturellement dans des Formes relativement fixes, dont les espèces animales fournissent une approximation plus que suffisante. Répétition des mêmes structures à travers le temps, jusqu'à ce qu'une Force, ou un ensemble de forces contraires les... [Lire la suite]
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03 juillet 2009

HAIKU

Lumière au matin Lumière à l'aube du soir Cela coule ainsi.
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26 juin 2009

LAO TSEU : poème

Le vieux chat qui somnole là-bas Son âme vaste comme le monde Séjourne à la racine des choses.    PS :  Les Japonais, et Verlaine plus tard, nous recommandent la pratique de l'impair. Haïku et Tanka sont impairs de part en part. J'aime cette disposition boîteuse du rytme qui nous tarabuste et bouscule nos habitudes prosodiques. Le vers de neuf pieds méritait mieux que le dédain général et je remercie Verlaine d'en avoir fait le rythme de son "Art poétique". Quant à moi, en sus d'une complaisance pour... [Lire la suite]
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25 juin 2009

NUIT et JOUR : poésie

Jusqu'au coeur du jour La rêveuse, la pénétrante La nuit s'éternise.            II       Au bleu crépuscule La nuit glisse dans le jour A la rose aurore Le jour boit la douce nuit L'une l'autre s'égalisent.
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