13 juillet 2008

ETOILE (à soi-même)

Le rayon de soleil que tu aimes Qui te fait respirer plus vaste par le monde Est ce désir au fond de toi, vibrant et jouissant Et qui es toi, toi-même en vérité Il t'accompagnera partout, ce double qui est toi Douce lumière intérieure et fidèle Il ne t'abandonnera jamais Et s'il faut bien mourir, un jour obscur La flamme en toi deviendra une étoile.
Posté par GUY KARL à 16:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 juin 2008

OISEAUX : suite poétique

  OISEAUX  : Petite suite  baroque pour clavecin, flûte et viole de gambe                                                        I  OUVERTURE (Solo de flûte, basse continue en clavecin) C'est étrange! Je n'aime plus guère les voyages, les expéditions, même littéraires. Le déplacement me fatigue et m'angoisse. Je me... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:14 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
05 juin 2008

OISEAUX II

    LE MERLE Merle sur le toit Gentiment tu t'époumonnes Pour notre plaisir Pour ceux du moins qui entendent Sans le souci d'écouter. VOLATILE Les ailes qui froissent Le tissu blanc de mes rêves Dessinent l'envol Impromptu, insignifiant D'un dur destin sans traces. CHOUETTE Naissance et mort sont identiques Seul diverge le Temps.
Posté par GUY KARL à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 juin 2008

OISEAUX III

CIGOGNES O cigognes de mon enfance Pourquoi partir si loin, si loin Par delà les océans, les monts, les déserts Pourquoi partir si c'est pour revenir? Restez donc dans mon coeur L'enfance n' a jamais de fin. MARTINETS Vous volez, vous nagez, virevoltez Entre les beaux nuages Vous piquez droit sur les toits Rasez les murs de la grange jamais vous n'êtes en repos! Ah - j'aimerais tant, ô vol oblique et zigzaguant Avec vous seuls parcourir tout l'espace Du ciel immense et pénétrant!
Posté par GUY KARL à 11:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
05 juin 2008

OISEAUX IV

LA CORNEILLE Croasse, croasse Robe noire et long bec noir Corneille-jésuite! Aux âcres cris de Cassandre Jetez lui de l'eau bénite! LE PINSON Ah joli pinson Ton nom déjà est musique Harpe et clavecin. Quelles cordes pincerai-je Aux beaux jours de ton retour? LA MESANGE Douce messagère Ange des bois fleurissants Que m'annonces-tu? Du printemps fraîche nouvelle, De l'été la pamoison?
Posté par GUY KARL à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 juin 2008

OISEAUX : finale

     OISEAUX : FINALE pour chant et orchestre baroque "Qu'est-ce donc que le temps" Demande la pieuse Tourterlle "Pourquoi naître pour disparaître Aimer pour se quitter?" "Je ne sais pas" répond la Chouette La plus sage d'entre les sages "Le temps qui passe sans passer Est comme les nuages Comme la mer, comme le vent".
Posté par GUY KARL à 10:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

TANKA

OMBRES MOUVANTES Les ombres des feuilles Sur le sol ensoleillé Amoureusement Comme dans l'immense espace Dessinent des galaxies. PS : le tanka est une forme poétique fixe que les Japonais ont pratiquée comme art classique séculaire. Il est entièrement formé d'éléments impairs : cinq vers dont la somme des sylabes est de 31 pieds, le premier vers de 5 pieds, le second sept, le troisième cinq, le quatrième sept ainsi que le dernier. Le vers impair est difficile à pratiquer en français, où prédominent... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 avril 2008

LE SOIR

Le soir ne tombe pas Il monte doucement de la terre Comme vapeur Il enveloppe dans la douce nuit Les choses qui se décomposent Regagnent leur demeure originelle Dans l'impensable unicité. C'est nous le marteau, la pince C'est nous qui déchirons Des choses qui ne sont que choses Qui ne demandent rien
Posté par GUY KARL à 21:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mars 2008

LA BEAUTE

Elle est ma rose ténébreuse Tout au fond de mon coeur Douceur, splendeur, langueur Son absence est piqûre Sa présence est piqûre Je voudrais la saisir, la tenir La charmeuse, la fugueuse Déjà elle est ailleurs Dans le fond de mon coeur.
Posté par GUY KARL à 11:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 mars 2008

REVE

REVE J’ai rêvé que je n’avais plus d’âge. Toutes les périodes de ma vie s’étaient évaporées Emportées dans un tourbillon de sable blanc. Blanche est ma tempe, blanche ma joue Le passé est une mare blanche étalée derrière moi Et le futur n’existe pas. Je ne voudrais rien recommencer Ni enfance, ni adolescence, ni jeunesse L’âge dit mûr est une coupole de suif Le présent sans épaisseur Mais parfois il a un léger goût de groseille Un peu d’acide fraîcheur, comme ces fruits Que l’on... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]