16 août 2018

REVE de CROCODILE : fantaisie

      Dans la fumée de ma pipe     Tout l'univers s'irréalise     Comme un rêve de crocodile       Depuis des millénaires     J'attends, tapi au fond du Nil     La gloire de l'Année Solaire         Je vois passer au fil de l'eau     Barges de bois et jarres d'huile     Pauvres raffiots rien de nouveau       Parfois un cadavre descend     Bouche cousue sur le néant      ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

30 mai 2018

POEME pour HERACLITE

  "Le maître des plus nombreux, Hésiode. Celui-ci, ils croient fermement qu'il sait le plus de choses, lui qui ne connaissait pas le jour et la nuit : car ils sont un" - Héraclite, fragment 57 DK       Ils ne savent pas ce qu'est le jour   Ils ne savent pas ce qu'est la nuit     Ils ignorent jour-nuit   Serpent aux ailes blanche et noire     Qui enserre le monde     Qui enserre le temps   Dans l'éternel embrasement.        
Posté par GUY KARL à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
03 mars 2018

PENSER, PANSER

  Penser c'est panser la perte. Tenter de la compenser. Hélas, peine perdue que de calculer à l'infini les pertes et les gains. Médiocre arithmétique. Mieux vaut faire pas de côté, se lancer dans la brèche, esquisser pas de danse. La perte ouvre à l'ouvert : ici soit ta demeure, mobile et immobile, indélogeable.
Posté par GUY KARL à 15:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 février 2018

NEIGE : poème

      Neige, ma neige, ô merveilleuse neige     Si rare en ce pays du Sud     Saupoudré de soleil !       Je revois mes campagnes du Nord     Etangs gélés, joncs hérissés,     Les patineuses qui tournoyaient, foulard au vent,     Leur sourire et leur rire de joie, leur effroi,     Je me chantais un poème à demi oublié,     Les paroles me gelaient dans la bouche     Et tout le corps dansait !     ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
10 décembre 2017

Sur un PONT d'ARAGON(1)

    Un modeste pont en Aragon, mais si joliment voûté, entre deux berges de rocailles et d’herbes sèches. Quelques arbres sous le soleil attendent le printemps. Tout est calme, comme suspendu entre deux saisons. Des oiseaux guillerets se chamaillent dans la broussaille.  Il y a je ne sais quoi d’irréel, de déplacé dans ce tableau, comme si le temps s’était arrêté, abandonnant sur ses rives ce monument d’un autre âge qui évoque de lointaines conquêtes, d’âpres luttes humaines contre les éléments hostiles, de pauvres... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 20:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,
27 octobre 2017

Du RYTHME en POESIE

    Mallarmé : "La Poésie est l'expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux de l'existence". Ce qui m'interpelle, dans cette belle maxime, c'est la référence au "rythme essentiel". La poésie, langage premier du coeur, est rythme : voyez Homère, c'est la scansion des pieds - à entendre d'abord comme pieds du danseur - qui donne à la mélodie du vers sa cadence, dans l'alternance des temps forts et des temps faibles, des syllabes longues et courtes, transposant l'émotion sensible en... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

23 octobre 2017

"La MAISON du JOUIR" : Gauguin aux Marquises

  Poussant toujours plus loin, plus fort, Gauguin quitte Tahiti pour les Marquises. Ce sera la dernière étape de son singulier voyage, il le pressent, il le sait. Toujours plus loin dans la quête éperdue de l'origine, de ce temps d'avant le temps où la nature se donne toute frémissante de vie au regard amoureux de l'artiste, où les femmes, dans l'innocence de leur nudité, sont comme les fleurs, exquises, où les esprits des forêts tonnent et grondent, où l'orage a la puissance des forces primitives incalculables. Et partout les... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
20 octobre 2017

ODE à la NUIT : méditation

    Je voudrais écrire une ode à la nuit, qui ne soit ni terne ni funèbre. La nuit comme origine absolue, impénétrable, mystérieuse et si belle ! La nuit qui porte le jour dans ses flancs généreux, la nuit où toutes choses se composent. Nuit sacrée, nuit des gestations innombrables, en qui toutes choses retournent selon le temps. Origine et fin, berceau et tombe, cycle immortel. Je la dirai profonde, comme est profonde, inaccessible, la vérité : privilège décisif de l'informe, moment générique où se dissolvent et se... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 05:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
19 octobre 2017

NUIT des AGES : poème

                      NUIT des AGES                          Elle, la tant aimée la tant haïe            Elle était le génie sacré de l'univers            Qui de sa main négligente            Versait comme des grains de blé            D'innombrables étoiles        ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,
18 octobre 2017

REGARD d'EN HAUT : poème

                         REGARD d'EN HAUT               Toi qui ne sais où aller par le monde               Que le destin te guide, la voix                   Souterraine du coeur !               Les fallacieux, eux qui prétendent savoir               Laisse-les à leur... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 15:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,