20 novembre 2018

OCRE : poème

                             OCRE                   Dans l'ocre d'automne                 Intempestif étourdiment                 Je valse à contre-temps                   Le temps chavire,                 Le temps déchire      ... [Lire la suite]
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13 novembre 2018

PRESTIGE d' AUTOMNE : fantaisie

  Mon appartement est ouvert sur les arbres, si bien que j'ai parfois l'impression de vivre au milieu du feuillage, comme un écureuil, une pie, ou mieux encore, comme un aborigène de Nouvelle Guinée. C'est ma manière à moi de me sentir homo natura, en dépit de toutes les commodités et déformations de l'état de civilisation urbaine. L'automne est magnifique, les feuilles jaunes ont un éclat souverain, je les regarde frissonner dans la brise, et tomber quelquefois, ouvrant des trouées blanches sur les nuages, et la lumière court... [Lire la suite]
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26 octobre 2018

FRISSON du MATIN : fantaisie

  La nuit a tout emporté, tout balayé. Le matin me saisit, neuf, impromptu. C'est le miracle du matin, nouveau matin du monde... Philosopher c'est oublier le tout de hier, plutôt : accueillir le jour nouveau qui fait qu'il n'existe plus rien de hier. Se tenir à l'origine. Chaque matin c'est l'origine : à l'orée, aux rivages de la lumière. La sensation emporte tout : Héraklès aux écuries d'Augias. Il y a ceux qui veulent compiler, amasser, bâtir un système. De jour en jour, de nuit en nuit, ils comptabilisent. Ce sont les... [Lire la suite]
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18 septembre 2018

L' ERRANT : poème

    Il est parti vivre à la lisière   Au de là commencent les solitudes   L'inquiétude et l'effroi.     Ni d'ici ni d'ailleurs   Sans lieu ni feu parmi les hommes   Où qu'il aille il trace la frontière   Annule ce qui se croit.     Il est autre résolument   Etranger à toutes les querelles   De préséance et de tutelle,   Il s'en remet à ce qu'il voit     Il n'a ni futur ni passé   Aucun regret ne le poursuit   Dans son... [Lire la suite]
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28 août 2018

En PAUVRES LIEUX : poème

    Ultime lieu   Où le corps défaille sur le seuil   Effaçant souvenirs de joie ardente   Quand le sexe et la vie confondus dans la flamme   S'élançaient à l'assaut du ciel   C'était belle parade, par Zeus !     Maintenant je croupis sur la terre   Seul mon esprit, rétif   Galoppe encor par les steppes arides   Sans pouvoir se poser nulle part   Et nulle auberge ne le peut recevoir   Et nulle source ne le désaltère;     Lassé des faux... [Lire la suite]
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27 août 2018

L'ECART : poème

      En moindre lieu    C'est Höldelin-poète qui le dit    Surgit cela que l'on n'attendait plus    Le perdu, le relégué, le nié    L'enfant de nulle descendance    Oblique, à l'ombre du chemin      Et qui n' a pas de nom encore      Nulle place dans la langue          La plupart ne le remarquent pas     Ils passent, obnubilés par leurs affaires,    A peine s'ils ne... [Lire la suite]
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25 août 2018

FLUX : méditation

          Nous croyons que nous sommes des corps     Stables comme des marbres - hélas     Nous ne sommes que des flux     Flux branchés sur d'autres flux     Flux de flux, milliards de flux     Ils coulent de toute éternité     Dans tous les sens à la fois     Nul ne sait d'où ils viennent, où ils vont      Mais ils vont       Inexorablement branchés, entremêlés,     Et tous ils vont... [Lire la suite]
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20 août 2018

REVER l' AMOUR

        Je rêvais l'amour...c'est comme au bord de la mer     Voir des corps nus ballottés par les vagues     Qui montent, qui descendent, et de droite et de gauche     Tournent, versent, tirent en tous sens     Sans jamais se rejoindre, déportés     Au gré d'une force plus forte,     Contrariante, et jamais     Ils ne goûtent au divin repos.     Ainsi va la vie,     Reliant et déchirant, de proche et de... [Lire la suite]
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16 août 2018

REVE de CROCODILE : fantaisie

      Dans la fumée de ma pipe     Tout l'univers s'irréalise     Comme un rêve de crocodile       Depuis des millénaires     J'attends, tapi au fond du Nil     La gloire de l'Année Solaire         Je vois passer au fil de l'eau     Barges de bois et jarres d'huile     Pauvres raffiots rien de nouveau       Parfois un cadavre descend     Bouche cousue sur le néant      ... [Lire la suite]
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30 mai 2018

POEME pour HERACLITE

  "Le maître des plus nombreux, Hésiode. Celui-ci, ils croient fermement qu'il sait le plus de choses, lui qui ne connaissait pas le jour et la nuit : car ils sont un" - Héraclite, fragment 57 DK       Ils ne savent pas ce qu'est le jour   Ils ne savent pas ce qu'est la nuit     Ils ignorent jour-nuit   Serpent aux ailes blanche et noire     Qui enserre le monde     Qui enserre le temps   Dans l'éternel embrasement.        
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