04 avril 2019

L' EUNUQUE FOU : poème burlesque

       L'eunuque fou du Rouanda    Sniffeur de coke et onaniste    Que le pape recommanda    Aux maffiosi esclavagistes,    De tous les bordels tenait liste    De Zanzibar à l'Ouganda                                         Ami, garde-toi du sublime                              ... [Lire la suite]
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27 mars 2019

BEAUTE du CLASSIQUE

  Un commentateur, au vu des poivronnades publiées ici, me fait savoir qu'il me considère comme un classique. La formule me va. Encore que ce terme puisse désigner un tour de pensée, ou d'écriture, quelque peu désuet, et qui sent la poussière, j'y vois plutôt une qualité de l'intelligence, une réserve de la sensibilité, le gôut de la mesure, l'amour de la beauté, de l'équilibre juste entre le haut et le bas, l'art de suggérer, de glisser délicatement à la surface des choses. Rares sont ceux, aussi bien dans l'art que dans la... [Lire la suite]
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26 mars 2019

FADO : poème

                                   FADO                         Aubade pour Guillaume Apollinaire                Au soir, quand tombent des étoiles        De blancs éclairs et des cristaux        Au beau pays de Portugal        Rivière et fleuve sans égal    ... [Lire la suite]
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26 mars 2019

Au JARDIN de MELANCOLIE : Guillaume Apollinaire

  Guillaume Apollinaire écrit dans "Alcools" :           L'anémone et l'ancolie         Ont poussé dans le jardin         Où dort la mélancolie         Entre l'amour et le dédain   Faire rimer ancolie et mélancolie, ça c'est une trouvaille ! Ancolie : aquilegus, qui recueille de l'eau ; fleur à cinq éperons et de couleurs variées, si j'en crois le Larousse. Mais je suis persuadé, par connaturalité poétique, que Apollinaire s'est... [Lire la suite]
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23 janvier 2019

Se LAISSER ALLER : comment écrire

  J'ai toujours balancé entre la littérature et la philosophie, ne me contentant d'aucune : à l'une manque trop souvent la profondeur, à l'autre l'enjouement. D'où cette obstination à me situer à la jointure, dans un entre-deux infiniment problématique, toujours mouvant et incertain, comme firent autrefois Lucrèce, Montaigne, Pascal et Rousseau, que les lettreux revendiquent pour leur paroisse, et que les philosophes considèrent avec réticence. Mais c'est là un débat pour universitaires en mal d'inspiration. Il faut partir de... [Lire la suite]
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03 janvier 2019

De l' IVRESSE : MARIA CALLAS

  La Callas ! Sublime, elle déclare qu'en entrant en scène elle éprouve une véritable ivresse. Comment ne pas songer à la Pythie, ivre de parfums envoûtants, proférant "de sa bouche délirante" d'obscures sentences inspirées par le dieu.  Ou encore ces tragédiennes austères déclamant à Epidaure les vers de Sophocle, en grec ancien, soudain saisies d'une étrange frénésie, tordues d'angoisse, ou fuminant de saintes colères. Maria Callas était grecque et ce n'est pas un hasard si elle a révolutionné la scène par un génie de... [Lire la suite]

20 novembre 2018

OCRE : poème

                             OCRE                   Dans l'ocre d'automne                 Intempestif étourdiment                 Je valse à contre-temps                   Le temps chavire,                 Le temps déchire      ... [Lire la suite]
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13 novembre 2018

PRESTIGE d' AUTOMNE : fantaisie

  Mon appartement est ouvert sur les arbres, si bien que j'ai parfois l'impression de vivre au milieu du feuillage, comme un écureuil, une pie, ou mieux encore, comme un aborigène de Nouvelle Guinée. C'est ma manière à moi de me sentir homo natura, en dépit de toutes les commodités et déformations de l'état de civilisation urbaine. L'automne est magnifique, les feuilles jaunes ont un éclat souverain, je les regarde frissonner dans la brise, et tomber quelquefois, ouvrant des trouées blanches sur les nuages, et la lumière court... [Lire la suite]
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26 octobre 2018

FRISSON du MATIN : fantaisie

  La nuit a tout emporté, tout balayé. Le matin me saisit, neuf, impromptu. C'est le miracle du matin, nouveau matin du monde... Philosopher c'est oublier le tout de hier, plutôt : accueillir le jour nouveau qui fait qu'il n'existe plus rien de hier. Se tenir à l'origine. Chaque matin c'est l'origine : à l'orée, aux rivages de la lumière. La sensation emporte tout : Héraklès aux écuries d'Augias. Il y a ceux qui veulent compiler, amasser, bâtir un système. De jour en jour, de nuit en nuit, ils comptabilisent. Ce sont les... [Lire la suite]
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18 septembre 2018

L' ERRANT : poème

    Il est parti vivre à la lisière   Au de là commencent les solitudes   L'inquiétude et l'effroi.     Ni d'ici ni d'ailleurs   Sans lieu ni feu parmi les hommes   Où qu'il aille il trace la frontière   Annule ce qui se croit.     Il est autre résolument   Etranger à toutes les querelles   De préséance et de tutelle,   Il s'en remet à ce qu'il voit     Il n'a ni futur ni passé   Aucun regret ne le poursuit   Dans son... [Lire la suite]
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