13 septembre 2011
PROFONDEUR et SURFACE : l' EROTIQUE de SAPPHO
La poétique de l'amour, chez Sappho, se développe selon deux axes radicalement opposés. La passion d'abord, pathos de la chair, omniprésente, douloureuse et exaltée. Dans l'acmé de sa souffrance la poétesse exprime sans fard l'attente anxieuse, le désespoir, la jalousie, l'allégresse sans mesure : les émois travaillent le corps en profondeur, agitent les "phrènes", déchirent le "kardia", révulsent le "thymos, et ce sont les pleurs, les sueurs, les frémissements, et jusqu'à ces "nausées" qui ex-priment la déroute des fonctions,... [Lire la suite]
19 septembre 2009
SAPPHO de MYTILENE : ouverture
Sappho est pour les Anciens la poétesse par excellence, souvent citée, louée pour la clarté et l'expressivité de ses vers, imitée par les plus grands. Malheureusement de son oeuvre vraisemblablemnt considérable, ne nous sont parvenus que quelques poèmes plus ou moins mutilés et des bribes. Son style est immédiatement reconnaissable, jusque dans ces fragments, si ellyptiques, mais qui expriment tous une intense volupté dans la magnificence du désir. L'ardeur de la sensualité antique nous est ainsi directement accessible, sans tous les... [Lire la suite]
19 septembre 2009
NAUSICAA : poème à la manière de SAPPHO
Comme Ulysse jeté nu sur le rivage
Confuse j'errais dans le désert du coeur,
Et je te vis, qui dansais dans la lumière
Nausicâa, sublime!
Et comme la déesse au sourire d'aube
Sur le miroir des eaux, si pure! Ah je veux
Sur la rose de ta bouche déposer,
Humide, mon baiser!
PS : On se souvient de la scène mémorable dans Homère,... [Lire la suite]
19 septembre 2009
APPARITION : poème à la manière de Sappho
Tu as bien fait de venir! Je n'osais plus
Toute languissante, toute déchirée
Toute moite, fièvreuse, chair consumée
Espérer ton retour,
Et tu es là! Je te vois marcher, gracieuse
Vaporeuse comme l'aurore, et je veux
Toucher ta gorge d'un doigt léger, ta bouche
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18 septembre 2009
HOMMAGE a SAPPHO
Pourquoi cet engoûment pour la poésie de Sappho? Pourquoi ce désir de retravailler cette poésie, pour nous si lontaine en apparence, si classique? Quel est donc ce charme, cette "charis" qui émane de ces textes pourtant difficiles, qui a séduit tant de lecteurs et de poètes à travers vingt cinq siècles? Et surtout, en quoi, moi, lecteur et poète, je me sens si proche, à la fois de la personne et de l'oeuvre?
Poétesse du désir, bien avant tous les autres, totalement, viscéralement, Sappho nous laisse des témoignages... [Lire la suite]
17 septembre 2009
LESBOS
Je t'ai perdue à tout jamais, mon amour.
Ta belle image comme un rêve s'étiole
Je vais affligée aux plaintes de la mer,
Et soudain je te vois,
Et je veux, comme l'aurore aux doigts de rose
Toucher frémissante ta joue, oui je veux
Frôler tes cils d'ombre et de soie, et baiser
La rose de tes lèvres!
17 septembre 2009
ABANDON : poème à la manière de SAPPHO
Antinéa, dis-moi, toi si prometteuse
O douce flûte d'Aphrodite, pourquoi
Tu déchires les bandelettes d'amour
Pourquoi tu me déchires
Et tu voles vers Andromède, la fourbe
Ourdisseuse de ruses toujours nouvelles
Qui d'un regard de miel, de vaines promesses
A moi te déroba?
Loin de toi je suis un coquillage vide
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17 septembre 2009
BOUZOUKI : pour SAPPHO
Je passe ma vie à ne rien faire
Je suis très heureux
La brise berce doucement mes rêves
J'aime la beauté, la vie, le bel amour
J'écoute la mer
Ma pipe fume comme un encensoir.
Bouzouki bouzouki
De quoi me chantes-tu bouzouki
De quelle histoire oubliée
De crime, d'amour, de mer Egée?
Oedipe avait un oeil en trop peut-être
Et cet... [Lire la suite]
17 septembre 2009
DESIR : poème à la manière de SAPPHO
Si jeune, si belle, si fraîche de rosée
Comme au joli matin la rose nouvelle
Offerte à la brise des vallées de Lesbos
Qui berce de la lmer
La surface miroitante! Et la grâce
Enveloppe le satin pur de ta peau
Si douce au toucher de mes doigts, frémissant
Au feu de la caresse!
Aphrodite m'a saisie, et toute blanche
De... [Lire la suite]
16 septembre 2009
DESESPOIR d'AMOUR : poème sapphique
Je t'ai vue, à l'aurore au trône d'or
Jouer dans le flux des vagues violettes
Danser, nymphe légère aux cheveux de flamme
Et j'ai cru défaillir!
A ce jour, seule Aphrodite la sublime
Avait su conquérir mon coeur. Ah désir
Tu me tords de désespoir et de nausées
Et je me sens mourir.
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