29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

VIII La chose insiste, mais la patience aussi Toujours il manque le premier mot, chance nuptiale L'edelweiss. IX La vérité c'est que nul n'a de nom propre, comme ces bêtes à cornes pour l'abattoir Nous allons sans savoir, entre deux morts, également. Le peu que nous sommes n'est écrit dans aucun livre Par aucun dieu.
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29 février 2008

POERSIE TRAVERSIERE suite .

VII Au large, au large où va le coeur Alizés jseurs Caps de bonne aventure Soleils justiciers flibustiers Et l'amour et l'amour Aiu fond de tout Blanc le grand oeil de la nuit féconde Ouvert.
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

V Mais qui donc crie danns la nuit? Que crie-t-il, c'est comme un égorgement Songe est mensonge, dit la mère Mots qu'on engrange Baisers volés Sous les mots notre plaie Mais dans l'obscur repli Ensourcée, nidifiée La vie.
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE : suite

II De nuit Quelques fragments de roc écartelés De jour Point fixe, regard fatal Qui suis-je ,ô dieu, qui suis-je Poussière Incrédible néant? III Sous le masque du ciel Désert La plaine immense et famélique Décapités Les dieux de pierre Dans la poussière Au coeur de tout L'araignée du vide La faille En toute chose comme un cri de sang Assis Le sage laisse aller Filet de lune entre ses doigts.
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

LIVRE  TROIS         I   Perpétuellement vif et neuf  Comme un furet rebondissant  A demi orphelin, à demi veuf  Il court au bois verdissant   Il n’est d’aucune contrée connue  Il n’est d’aucune secte ou ligue  Il va son chemin sous la nue   Par la ravine et la garrigue    Il porte au cœur un joyau blanc   Il n’a ni peur ni arrogance   Par instant il chevauche le vent   Folle sagesse, héroïque démence ... [Lire la suite]
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

VI Nous allons comme des voleurs par les bois Le gibier se fait rare et la chasse est fermée Et nous allons toujours la brèche au fond du coeur. Ce qui nous institue Nous tue. Tel le serpent de ses peaux dépouiller Dépouiller Pour renaître en exil.
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

IV IV La lettre tue Mais quel être, en ce premier vagissement? Et qui  imprime, quelle fée mortuaire Dans le coeur qui sommeille La lettre de la mort? Ecartelés Nous vouons notre semblant de vie A forcer les hasards.
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29 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

XII Le réel est partout le même Vertige qui promet, cri qui abolit Dans l'interstice Un tout petit quelque chose Un presque rien XIII Sous le masque du mot Livide, protoplasmique, innommable Coulure blanche, femelle La Chose. XIV Dans les marées qui tanguent Le nid obscur et déserté de quelque coquillage Murmure tout le mpossible. XV Le beau est un arc-en-ciel Une queue de paon déployée Autour de la plaie vive du soleil. ... [Lire la suite]
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02 février 2008

POESIE TRAVERSIERE suite

POESIE TRAVERSIERE LIVRE UN O flûte traversière Qui donc pourrait savoir A vibrer de tes trilles de ruisseau et d’oiseau D’où tu viens, où tu vas Toi souveraine de nulle part J’essaie de te suivre, ô reine, en ton décours En vain Déjà, et de toujours Ailleurs Tu inventes ton propre cours. Pendant quarante difficiles années je me suis essayé à toutes sortesde compositions poétiques. Mais le plus difficile c’est de parvenir à cette vertu de dénuement, de... [Lire la suite]
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12 janvier 2008

POESIE TRAVERSIERE recueil poétique

Présentation La création poétique est l'affaire d'une vie entière. Un poème est comme un tableau de peintre, qui non satisfait de ses tentatives successives, le met de côté, l'oublie sans l'oublier, y pense sans y penser,  le reprend sans cesse, jusqu'à pleine satisfaction - si toutefois la chose est possible. Valéry disait qu'il n'y a pas de poème achevé mais seulement des "états de poème". Il en va ainsi de tous mes textes accumulés dans de pauvres tiroirs, oubliettes pensives et mélancoliques, croupissant ... [Lire la suite]
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