10 mai 2009

DU FONDEMENT ABSOLU

A y réfléchir de plus près je crois avoir trouvé le fondement absolu, non seulement pour ma propre subjectivité, mais celui de toutes choses. Ce n'est pas le Grand Autre, ni Dieu, ni le Grand Brahman, ni l'ordre symbolique, toujours relatif et chancelant, bien qu'indispensable, ni évidemment le Moi qui ne fonde que le délire, ni un quelconque dogme en usage ou mésusage parmi les hommes. C'est si simple que je rougis d'avoir eu tant de mal à le trouver. Le fondement c'est la "somme de toutes les sommes" (summa summarum de... [Lire la suite]

08 mai 2009

De l' AGRESSIVITE en PHILOSOPHIE

"A quoi diable peut bien servir une philosophie qui ne dérange personne!", s'exclame Diogène le Chien en commentant Platon. Et de fait Platon ne dérange ni les politiques au pouvoir, ni les dévots, ni les dogmatiques de tout poil. Et ce n'est pas par hasard si Platon se verra si bien estimé des Chrétiens, des Idéalistes et largement récupéré dans la tradition monothéiste et universitaire. Durant toutes mes années d'apprentissage à la Faculté  c'est à peine si si j'ai vu mentionné le nom d'Epicure, de Lucrèce, de... [Lire la suite]
06 mai 2009

De la DECEPTION NARCISSIQUE

La déception n'engage pas seulement la relation à autrui mais sans doute plus profondément la structure du Moi lui-même. Dire : "je suis déçu" signifie un ébranlement de la représentation. Je m'attendais à une satisfaction - recevoir un cadeau, éprouver le sentiment gratifiant d'une reconnaissance qui aurait comblé mon sentiment narcissique - et voilà tout au contraire que je suis bafoué dans mon attente, privé d'un plaisir avec l'impression pénible de frustration qui l'accompagne. Cette indication, fort banale au demeurant,... [Lire la suite]
04 mai 2009

De la DECEPTION

Déception, réception. deux termes qui renvoient à "capio", "capere" : prendre. Recevoir serait donc reprendre. Il faut imaginer un mouvement d'échange. Je prends. L'autre reçoit. je reprends. Et ainsi de suite. Ce qui se vérifie précisément dans les invitations, et les réceptions mondaines. Il est biebn difficile d'échapper à cette forme sempiternelle du potlatch, qui est, depuis Marcel Mauss, une forme obligée, ritualisée et agonistique de l'échange social. Quant à la déception, mot étrange, il faut y voir un... [Lire la suite]
29 avril 2009

DU MOI ECLATE

Qu'est ce qu'un Moi éclaté? Mettons de côté toute référence à la pathologie et supposons qu'on puisse concevoir une pleine santé, une grande santé, non dans un moi structuré sur le mode paranoïaque ou normopathique ( ni obsession mégalomaniaque, ni conformisme social intériorisé) mais comme mode d'être, de sentir, de parler et d'agir selon le principe de multiplicité. Qu'est ce à dire? Nous croyons généralement que le moi doit être unifié, totalisé, voire totalitaire : un corps, une âme, un esprit, un caractère, une personnalité,... [Lire la suite]
27 avril 2009

DU DEUIL :(2) : deuil et moi-idéal

Dans l'article précédent nous avons pu mettre en évidence la prédominance de la perte narcissique sur la perte objectale. En termes plus simples : dans la perte de l'objet c'est surtout une partie de moi que je perds. Mais alors quelle est cette partie? Il semble impossible de répondre a priori à cette question sans tomber dans l'arbitraire le plus total. Pourtant je crois que nous disposons d'un critère : quelle est l'expérience vraiment la plus douloureuse? Dans quelle expérience de perte avons-nous souffert le plus? Allons plus... [Lire la suite]

24 avril 2009

DU DEUIL

Que faut-il entendre par travail du deuil? La chose reste assez mystérieuse, d'autant que ce travail peut ne pas commencer, ou s'éterniser dans le marécage d'une douleur indépassable. Et pour commencer, savons-nous ce qu'on appelle deuil, avant de parler d'un hypothétique travail de deuil? Je suppose que deuil appelle étymologiquement "dolor ", douloir, douleur. Nous ajoutons immmédiatement : douloir de la perte. Etre en deuil signifie donc être en douleur d'une perte subie, réelle, imaginaire ou symbolique. Pour celui qui... [Lire la suite]
09 avril 2009

DU CONTINUUM PSYCHIQUE II : de la VOLONTE d'OUBLI

Pour être sujet, depuis quelque temps, à de fréquents oublis, ou, comme on dit, des trous de mémoire, je m'interroge sur le fonctionnement de cette faculté et sur l'utilité des souvenirs. Le problème c'est qu'il y a peut-être autant de sortes de mémoire que d'activités mentales et corporelles. Ma mémoire de travail intellectuel est excellente, pour peu que j'exerce correctement mon jugement, qui est tout aussi excellent. Par contre j'oublie à peu près tout ce qui concerne la vie courante et qui n'est pas fixé dans l'habitude. Il m'est... [Lire la suite]
08 avril 2009

Le CONTINUUM SENSIBLE (du contact comme critère)

Comment assurer le continuum psychique face à la pusillanimité des forces et des mouvements intérieurs? La première réponse consiste à faire retour à la sensation de contact. On sait que pour Epicure la sensation est toujours vraie, en ce qu'elle instaure un régime de réalité effective, par opposition à l'imagination. Ce qui est vrai c'est d'abord ce que je sens. Et ce que je sens se réalise, se constitue, se cristallise dans un contact sensible, soit épidermique (toucher), soit à distance ( audition, vision,olfaction), qui ne sont... [Lire la suite]
07 avril 2009

DISCONTINUITE et CONTINUUM PSYCHIQUE

La discontinuité est partout. Dans l'univers d'abord, cette incroyable pétaudière de photons, d'électrons, de neutrinos et autres ondes ou particules. Le plus étonnat c'est que de tels bouleversements puissent générer de ci del à quelque système présentant une apparence de stabililité ou de congruence. Comme le remarquait Montaigne, "tout branle" dans ce monde, et même les Pyramides d'Egypte, et tout arrêt apparent, tout repos n'est qu'un mouvement vagissant et ralenti. Il faut penser le clinamen de Lucrèce comme une réalité... [Lire la suite]