26 mai 2009

De l' IRRESPONSABILITE ETHIQUE

Je lis un peu les philosophes, les vrais, et cela contente aisément mon esprit. Encore faut-il réfléchir tout en se divertissant. Il y a longtemps que les romans ne m'amusent plus, comme si une certaine forme d'imagination ne me convenait guère. La vie est courte et les instants me sont précieux. Je me resserre sur l'essentiel, qui ne se trouve qu'en philosophie et dans quelques poètes, rarissimes au demeurant. Je suis inapte à présent à la lecture systématique. Je me promène plus que je ne lis, feuilletant de ci de là, sans méthode... [Lire la suite]

25 mai 2009

De la FELICITE de NATURE

Je crois avoir défini à peu près en quoi consiste le continuum psychique. Métaphoriquement c'est une ligne de sensation interne, de sentiment et de pensée, qui établit, contre les fluctuations de l'affect et le hasard des idées, la constance interne et la continuité de la conscience. Cette ligne ne va pas de soi, elle est l'oeuvre du MOI. Aussi est ce dans Epicure que nous trouvons les éléments discriminants qui permettent de la penser comme l'oeuvre du philosophe : plaisir de penser, pensée du plaisir. Et non point dans la vertu... [Lire la suite]
22 mai 2009

De la CHASTETE comme EXCELLENCE

Spinoza considère la Tempérance, la Sobriété, et la Chasteté comme des expressions de la vertu, donc de la puissance naturelle d'exister. Cette approche se distingue radicalement de la vision moralisante commune au Christianisme et aux philosophies idéalistes. Il n'est pas question, selon lui, dans ces conduites rationnelles, de se soumettre à des impératifs externes, comme la Bible, ou des pouvoirs transcendants. Tempérance, sobriété et  chasteté sont des modes d'être qui expriment ma puissance, sans renoncement à ma nature... [Lire la suite]
21 mai 2009

De la GRACE et de la GRATITUDE : pour Marcel Conche.

La grâce désigne au premier chef l'agrément, l'agréable (du latin gratius : agréable), donc le plaisir que l'on prend et que l'on donne dans une action, dans un mouvement régulier, harmonieux, plaisant. Aussi la grâce est-elle d'abord l'apanage de la danse. Dans la grâce le beau renonce à sa superbe pour se rapprocher de l'instinct, de l'élégance naturelle des corps. Grâce du chat qui s'étire en souplesse, sans effort, et dont chaque mouvement exprime un accord secret entre l'impulsion intérieure et sa manifestation, entre le dedans... [Lire la suite]
20 mai 2009

De la JOIE PHILOSOPHIQUE

Gaudeamus! Réjouissons-nous! Mais de quoi demandera le profane? Il y a plus d'objets de crainte et d'affliction que de réjouissance de par le monde. Sans doute, mais qui fera le calcul désintéressé des misères et des plaisirs? C'est impossible. Aussi n'est ce pas de cette manière-là qu'il faut aborder le problème. Avant de mourir Epicure s'allonge dans une baignoire, demande un verre de vin et dicte une dernière lettre à son fidèle Idoménée. "Je vous écris cette lettre alors que je passe et achève en même temps le bienheureux... [Lire la suite]
19 mai 2009

Une sentence d'EPICURE : RIRE et PHILOSOPHER

Sentence 41 : " Il faut à la fois rire, vivre en philosophe, diriger sa propre maison, et encore nous servir de tout ce qui nous est propre, et ne jamais cesser de prononcer les formules issues de la droite philosphie". "Gelan hama dei kai philosophein" : il faut tout ensemble rire et philosopher. Remarquons que la première chose à faire en cette vie est de rire, avant même que de philosopher, et tout en philosophant. Quoi que l'on puisse en dire c'est le rire qui est cité en premier, ce qui est pour le moins... [Lire la suite]

18 mai 2009

DE la RETRAITE

Hemingway soutenait que le mot "retraite" était le plus abominable de la langue française. C'est beaucoup dire. Mais il faut bien avouer que pour bien des gens, et surtout les hommes, elle représente un couperet qui ne peut que faire penser à la fatale Faux. Je conçois aisément que le travail professionnel soit pour beaucoup une béquille, lorsque manque une vraie passion créatrice, et que cette béquille tombée il ne reste qu'un cadavre en sursis. Mais c'est prendre la béquille pour le squelette. C'est dire aussi à quelle... [Lire la suite]
14 mai 2009

RETOUR sur le CONTINUUM PSYCHIQUE

L'univers décrit et analysé par la psychanalyse correspond assez bien à ce que Bouddha appelle le Samsâra : sensations, attachements libidinaux, perceptions, émotions, fantasmes, pensées labiles, désir et compulsion de répétition, amour et haine, ambivalence des sentiments, avec un coefficient tragique indépassable. Freud laisse peu de chance aux motions positives dans la mesure où une dimension agressive, voire destructrice colore tout sentiment, tout désir, tour projet, fût-il apparemment tout à fait innocent ou louable. Pas d'amour... [Lire la suite]
12 mai 2009

Du SAMSARA

Le Samsâra est une notion fondamentale dans la pensée de Bouddha. En fait il n' a pas créé le terme mais le reprend de manière originale dans une perspective essentiellement pratique. Pour lui ne compte vraiment qu'une question : comment parvenir à la cessation de la souffrance, le nibbana. Dans la conception classique de l'Inde pré-bouddhique Samsâra définit le cycle quasi interminable des naissances, des morts et des renaissances. Chaque âme (atman) s'incarne dans un corps périssable et parcourt le cycle, de bas en haut, ou de... [Lire la suite]
11 mai 2009

Des QUATRE PRINCIPES de BOUDDHA

Il est de la plus haute importance pour la philosophie et la philothérapie de mettre au centre de la recherche l'énonciation des quatre principes indépassables du Dharma, la Loi Bouddhique. 1) Impermanence de toute réalité, de tout phénomène ou de toute chose en général : ANICCA. Cela est évident pour les phénomènes physiques : tout coule, rien ne demeure. Et pour les phénomènes psychiques, encore plus évidemment fluctuants, mobiles, évanescents. 2) Souffrance, si par là on entend une donnée fondamentale de l'existence selon... [Lire la suite]