31 août 2009

POSITION DEPRESSIVE , PATHOLOGIE DEPRESSIVE

Il faut soigneusement distinguer la position dépressive de la pathologie dépressive. La première est une étape nécessaire du développement psychique, la seconde une souffrance durable, parfois définitive, qui signe un échec de l'évolution. Pour autant, dans la pratique, les deux ne sont pas toujours aisées à différencier, dans la mesure où les symptômes sont quasiment les mêmes. Mais au delà des symptômes le clinicien devra être attentif à la différence de structure. C'est Mélanie Klein qui a été la première à diagnostiquer et... [Lire la suite]

04 août 2009

DERIVE et DELIRE : de la PULSION

La pulsion c'est la poussée : Trieb, disait freud, comme Drive en anglais, dé-rive. Une force s'exerce, du fond de l'inconscient, voire du corps, comme un "travail", une activation d'énergie. En-ergeia : mise en branle d'une "opération, d'une action". Quelque chose pousse et travaille qui cherche à se manifester au dehors. Un mouvement-hors, mais hors de quoi? Trop vite serait de dire hors du Moi. Disons plutôt, approximativement, hors de la structure figée de la répétition. Quelque chose veut sortir, prendre le... [Lire la suite]
24 juillet 2009

Du A PRIVATIF - et des passions

Le "A" , comme préfixe, est privatif. Le privatif n'est pas un négatif. D'emblée nous avons trois régimes : le positif, le négatif et le privatif. Prenons l'exemple de "thymos", le "coeur", siège de l'affect et des émotions, zone de l'humeur. Nous avons, en grec, trois idées distinctes. Euthymie, la bonne disposition, la joie. Dysthymie, le désordre affectif. Athymie, disposition non passionnelle. "Dys" marque le trouble, "A" la non-présence, qui n'est pas exactement l'absence. Sur... [Lire la suite]
22 juillet 2009

EPITAPHE EPICURIENNE

Ne pleure pas mon âme il restera toujours l'issue Noble entre toutes quand les noires mâchoires du destin Te serrreront dans leur étreinte, et tu sauras que l'heure grave Pour toi ne sonnera qu'une fois, l'heure sérénissime, Et tu sauras, sans regret, remords ou nostagie, quitter Les rivages dorés de la lumière...ce que tu laisses Garde-le, et ce que tu emportes, laisse-le! Quitte léger cet arpent de terre où tu vécus Et même ce Jardin des dieux paisibles et sereins Laisse-le sans regret à tes amis! et... [Lire la suite]
10 juillet 2009

De la PEAU : fantasme et analyse

La peau se donne à voir comme lisse, homogène, continue. C'est une illusion. A y regarder de plus près que voit-on? Des trous, des trous par milliards. Bien sûr d'abord les fameux orifices : bouche, oreilles, nez, orbites, anus, fente génitale qui fascinent tant les enfants qu'ils ne se lassent d'en parcourir, d'en explorer les bords. Zones érogènes comme dit l'autre. Mais on peut continuer. Au lieu d'en rester à une opposition factice entre ces zones sensibles qui constituent par leur assemblage hétéroclite un "corps de plaisir "ou... [Lire la suite]
08 juillet 2009

De la PEAU comme FEUILLE ( suite baroque)

L'interne et l'externe sont en perpétuelle corrélation. La frontière entre eux est quasi introuvable. Il est bien vrai que le phonique traverse l'enveloppe de manière immédiate, comme on le sait pour le foetus qui se nourrit des sons venus de l'extérieur autant que des aliments. Sans doute l'enveloppe sonore  est-elle la première démarcation du moi en gestation, bien avant l'élément visuel (stade du miroir) qui n'est peut-être pas si fondatif et indispensable qu'on a bien voulu le soutenir. On pourrait tenter, comme le fait... [Lire la suite]

06 juillet 2009

Pour ue ETHIQUE de la PEAU : à Démocrite

Gilles Deleuze, dans le beau chapitre 18 de sa "Logique du sens", donne trois images de philosophes en raport avec la surface. Philosophes de la hauteur, qui fuient la platitude pour de plus célestes imaginations, philosophes de la profondeur, ceux de l'abîme, scrutant les cavernes, les Tartares et les suinteurs de l'oirgine, et enfin les vrais, ceux qui se laissent glisser à la surface et pour qui la peau est la chose la  plus "profonde". J'ajouterai volontiers que c'est là peut-être un parcours plus ou moins obligé de tout... [Lire la suite]
03 juillet 2009

De la PEAU et de la SURFACE

La peau est une double surface. Surface externe, elle protège, isole et reçoit des stimulations innombrables. Aussi le sujet se forge-t-il une enveloppe, parfois une carapace pour se protéger, filtrer les informations, repousser le désagréable, accueillir l'agréable. Principe de plaisir -déplaisir et sélection. C'est ce que Freud appelait le pare-excitation. Cette fonction est essentielle pour la survie et l'on ne peut que plaindre le malheureux à qui fait défaut cette indispensable filtre, comme chez le schizophrène, et à moindre... [Lire la suite]
01 juillet 2009

Du SEXE, et de son rapport au DESIR

Le sexe, chez l'humain, constitue l'articulation entre le besoin et le désir. Besoin, si l'on considère les stimulations quasi incessantes des zones érogènes en exigence de décharge. Désir, si l'on considère le mouvement quasi spontané vers l'autre comme objet. Ici le leurre fondamental trouve sa racine et son explication : le sujet, suscité comme désir par ce qu'il croit désir chez l'autre, ne peut que fantasmer un absolu de la satisfaction dont le désir de l'autre serait le garant. D'où la formule célébrissime de Lacan : "Le... [Lire la suite]
30 juin 2009

DES BESOINS -et du Désir

Pour avoir une idée juste de la nature du besoin il faut s'en remettre à l'animal. C'est lui qui nous enseigne, et qui devrait nous éduquer. Ainsi pensaient les Kuniques, désireux avant tout de torpiller les conventions sociales, les exactions du désir et de la passion, et de ruiner le culte de "la fausse monnaie". On sait que Diogène ne répugnait ni à vivre comme un chien dans une amphore vide, ni à aboyer et mordre les passants, les vilipender et les provoquer de toutes les manières imaginables. Retour aux simples et... [Lire la suite]