04 juin 2012

De l'INTELLECT : concentration, contemplation, méditation

          Une des grandes difficultés de la science psychologique et de la philosophie est de distinguer clairement le psychique de l’intellectuel, que trop souvent nous confondons en les ramenant à la fonction de l’esprit (ou de l’âme), opposée d’un bloc  au soma (le corps). L’ancienne philosophie proposait une tripartition de l’être humain que nous faisons nôtre, car elle rend mieux compte des faits. Le soma, ensemble des processus vitaux, instinctuels et organiques ; le thymos – le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 avril 2012

Du DEPLAISIR et du REEL

      Les  sources du déplaisir sont multiples. D’abord la peau, comme surface d’enregistrement physique et psychique : contacts irritants, bruit, pollutions de toutes sortes, chaleur et froidure, ruptures de rythmes, etc. Que de désagréments dont il n’est pas toujours possible de se débarrasser par le déplacement dans l’espace. Ensuite les organes internes travaillés par les besoins, irrités par les substances nocives, soumis à des changements de régime incontrôlables. Pire encore, le travail des... [Lire la suite]
24 avril 2012

Du PLAISIR comme NORME

Le plaisir constitutif, ou plaisir en repos, était considéré par Epicure comme une norme physiologique, psychologique et éthique. Loin de l'agitation des désirs et de la furie des passions, il réalise un juste équilibre de toutes les fonctions dans la durée. Sans exaltation ni abattement, ces deux estrêmes pathologiques de l'humeur, il est la condition du bonheur véritable, dans la mesure du moins où ce bonheur peur être l'apanage de l'homme, si souvent entraîné hors de soi par les sollicitations de l'extérieur et les tourbillons... [Lire la suite]
26 mars 2012

Des QUATRE FIGURES DE L' ANIMA : JUNG

L’Anima est cette puissance féminine qui se révèle à l’homme comme la plus grande séduction et le plus grand péril. Elle compromet l’équilibre que l’homme a laborieusement construit sur la méconnaissance d’une dimension essentielle de son être. S’il est entendu, depuis Lacan, que La Femme n’existe pas, il est loisible cependant, avec Jung, de décrire quatre types fondamentaux, relativement autonomes, mais qui se rencontrent parfois mélangés dans l’expérience de la vie. C’est évidemment sous la forme de l’Eros que se produit la... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:37 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,
23 mars 2012

Des QUATRE FIGURES de l'ANIMUS : JUNG

Décrivant les structures de l’Animus, Jung repère quatre figures principales, qui pourraient aussi bien correspondre à quatre stades de l’évolution psychique de l’individualité masculine. L’animus est le principe de l’inconscient chez la femme. Ce qui l’attire chez l’homme c’est précisément d’y retrouver une des quatre figures cardinales. Au sens strict l’animus relève de la psychologie féminine. Mais je pense que cette analyse permet également de décrire une évolution souhaitable pour l’homme lui-même, selon la formule de Goethe qui... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
18 novembre 2011

OU est passée l'INTIMITE ?

Comment pourrais-je vivre sans droit à l'intimité? Dans le fond de ma nature je trouve une certaine distance spontanée avec le banal, l'ordiniaire, le mécanique et le technique surtout qui m' a rendu souvent l'existence difficile. Je déteste les machines, même les plus belles et les plus utiles. Une belle voiture m'inspire un mélange assez étonnant d'admiration et de révulsion. Je vois certes la brillance de la carlingue, mais je vois plus encore le tuyau d'échappement, comme une verrue anale sur un beau ventre lisse. L'intimité est... [Lire la suite]

16 septembre 2011

LA FIN du DEUIL : du statut de l'image

Les diverses étapes du deuil sont bien connues. Mais ce qui nous échappe c'est la compréhension du processus psychodynamique. On parle d'un travail de deuil mais sait-on au juste ce qu'implique cette notion, et comment ce travail peut aboutir, et à quoi? Le deuil c'est dol, douloir, douleur. Douleur de la perte, laquelle déchire l'unité psychique, creuse le moi, et parfois le détruit. L'objet, qui était ici, tout près de moi, voire en moi comme une pièce essentielle de mon être, s'est brusquement détaché, détourné, arraché, me... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:25 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
16 février 2011

Les TROIS DEGRES de la MEDITATION

Mediter, c'est dans notre tradition occidentale réfléchir avec sérieux et profondeur sur un objet de pensée. La méditation suppose l'attention soutenue, la concentration et la constance. Discipline de l'esprit : scholè, c'est à dire étude méthodique à partir de la liberté, de la disponibilité d'esprit. Mais plus profondément, la méditation suppose un séjour prolongé, une familiarité conquise, une pénétration de l'objet. Exercice en somme de toutes les facultés mentales  auprès d'un objet de contemplation pensé comme énigme, et... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
03 décembre 2010

De la BISEXUALITE : un devenir-femme?

Sur une photographie très ancienne  on peut voir le celébrissime Cochise, ce redoutable guerrier Apache  qui résista, le fusil à la main, pendant dix interminables années à l'armée des Yankeees qui le poursuivait sans trêve à travers les montagnes arides et pelées de l'Arizona, du Nouveau Mexique et du Colorado, pour le contraindre enfin, à moitié mort de faim et de soif, à se rendre, invaincu, magnifique jusque dans la déréliction, et à finir sa vie dans une réserve. Le vieil homme est assis, cramponné à sa Winshester... [Lire la suite]
11 août 2010

COMMENT DISTINGUER BESOIN ET DESIR

Désir ou contrainte psychique, qu'est ce qui détermine la répétition? Un peu vite on décrète que c'est la contrainte, l'addiction, le besoin compulsif de recréer les conditions de l'apaisement, pour éliminer l'angoisse. Mais le désir a lui aussi ses exigences, parfois drastiques et exclusives. Dès lors existe-t-il un critère de différenciation? Est-ce par désir que je me précipite sur ma machine, à l'orée du jour, ou par besoin? Je constate un enchevêtrement inextricable qui me jette dans une douloureuse incertitude. D'autant que, de... [Lire la suite]