13 mai 2007

De la fugitivité

 Freud aborde le problème de la fugitivité dans un article tardif, où il essaie de consoler un poète qui gémit sur la fuite du temps, en faisant valoir l'éternel renouvellemnt de la nature. Mais un mélancolique ne voit que le déclin, sans voir le renouveau, car pour lui tout coule vers la décomposition. Le mélancolique est l'homme de la ruine universelle, du déchet, de la déjection plus que de la mort, qui lui apparaîtrait plutôt comme une délivrance. La poésie est-elle d'essence mélancolique? Quand on dit que le présent ne dure... [Lire la suite]

13 mai 2007

Définition de la PHILOTHERAPIE

PHILOTHERAPIE . Néologisme. je n'ai pes trouvé de meilleur mot pour désigner cette attitude fondamentale de la philosophie comme écoute et dialogue à partir de la difficulté du "vivre". Epicure parlait d'une "médecine de l'âme". Disons que je cherche avec vous, mes amis philosophes, par-delà les multiples pratiques de soin ou de cure, quelque chose de plus fondamental qui ne vise pas une hypothétique "guérison" (guérir de quoi?) mais une éthique de la libre existence. A ce titre, toute personne capable de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 14:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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07 mai 2007

Médecine de l'âme

Dans l'Antiquité la sagesse impliquait le choix personnel d'un style de vie, d' un "ethos", généralement fondé sur une conception du monde, une physique. C'est particulièrement net pour les épiciriens, les stoïciens, les cyrénaïques, les cyniques et les sceptiques. Epicure déclare, par exemple, que la philosophie n' a aucune raison d'être si elle ne contribue au bonheur. La connaissance n'est pas négligée,mais elle n'est pas une fin en soi, pas plus que la fortune, ou la plupart des biens. Elle doit servir à mieux vivre,... [Lire la suite]