11 mars 2008

lA VISION comme PEAU PSYCHIQUE :: suite

Ce n'est pas aux choses que nous avons affaire, mais aux images des choses, si bien que pour une part l'image que nous en avons dépend de la "structure" de l'objet ( image d'un renard qui se révèle n'être qu'une branche à notre approche) mais bien plus encore des "simulacres" c'est à dire de ces constructions intermédiaires qui s'élaborent spontanément "devant nos yeux" et qui sont en fait des constructions mentales. Mon hypothèse est  que nous construisons tous un "monde" famlilier, parfaitement inconscient dans ses racines,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 mars 2008

La Vision comme peau suite 2

Si mes élucubrations ont quelque sens il faudra en tirer la conclusion - fort nietzschéenne-      que la fonction première de la conscience serait peut-être moins de voir que de ne pas voir : tisser un filet protecteur fait d'images stéréotypées,  de prénotions, de bouts de phrases automatiques "C'est du belge", de conventions innombrables et jamais vérifiées, de poncifs creux, de constructions idéologiques, de croyances et superstitions diverses. Surtout ne pas voir, telle est la consigne et ne rien voir de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 mars 2008

La vision comme peau psychique suite 3

Je suis sans doute un indécrottable de la pathologie, un "inguérissable" comme dirait Clément Rosset, car après plus de trente cinq de pyschothérapies diverses et variées je puis dire que je vois peut-être un peu plus large et un peu plus loin :  je ne vois certes pas mieux en profondeur - à suppposer bien sûr qu'il existe une profondeur! Peut-être bien la vraie question est-elle celle-ci : quelle profondeur? Une peau a-t-elle une prodondeur? Oui et non. Bien sûr il y a des bouts de peau d'épaisseur très disparate. Une souris... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 janvier 2008

LE BOCAGE FENDU d' APHRODITE

La statuaire grecque représente très couramment l'homme dans sa nudité triomphante. Aucune gêne, aucune pudeur à montrer la totalité du corps, aucune complaisance morbide non plus. Le sexe est partie intégrante du corps, et ce corps est beau, tel qu'il est sorti de la créativité naturelle. Pour le Grec, et je souscris totalement à cette philosophie, nudité et beauté vont de pair, telles que la nature les a produites dans sa générosité illimitée. La statuaire grecque nous réconcilie avec le divin. On dira que c'est normal puisque... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
03 janvier 2008

MIROIR, MON BEAU MIROIR !

On y revient toujours! Cela vous colle à la peau! Et quand voux croyez avoir trouvé une juste distance voilà que le spectre vous assaille par derrière! "Ihr naht euch wieder, schwankende Gestalten Die früh sich einst dem trüben Blick gezeigt." : Goethe : Faust Dédicace A nouveau vous approchez, formes chancelantes Vous qui jadis avez déjà troublé ma vue! C'est ça le narcissisme. Ou du moins une de ses manifestations possibles. Car il en est bien d'autres, grossières ou raffinées, subtiles ou agrestes,... [Lire la suite]
01 janvier 2008

DE l' ANIMA

Deux événements majeurs façonnent le développement initial de la psychanalyse, chez les deux principaux fondateurs, Freud et Jung. Après bien des tâtonnements Freud renonce à l'explication "historique" de la névrose pour mettre au premier plan le rôle déterminant du fantasme à la place d'un événement sexuel traumatique, jusque là supposé cause de la pathologie. Toutes les femmes, ou presque, se plaignant d'un viol paternel en analyse, il fallait bien faire la part des choses et reconnaître la prédominance causale du fantasme... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 juin 2007

plaisir et jouissance

Un peu de psychanalyse. Le principe de plaisir, en lutte plus ou moins ouverte avec le principe de rélité, organise la vie du MOI. rappelons que chez Freud le moiu n'est qu'une instance psychique parmi d'autres, notamment Le ça ( réserve intarissable et inéducable des pulsions, de la libido sexuelle surtout) et le Surmoi (instance des interdits et devoirs parentaux et socio-culturels intériorisés). La vie psychique est une lutte constante entre les instances, en relation avec la réalité et l'Autre. Mais pour notre propos retenons que... [Lire la suite]
03 juin 2007

plaisir et jouissance(suite)

On comprendra aisément que la jouissance ne vaut pas dans le seul domaine génital. Il y a des jouissances d'enfant. En fait tout le corps est support possible de jouissance: les orifices et les muqueuses qui les entourent (un bord de bouche, d'anus, de nez etc), "zones érogènes", mais aussi la peau dont la sensibilité n'est plus à démontrer, et même l'oeil ( le regard est un objet érotique) et les déjections corporelles. Tout se passe comme si le corps pouvait se comporter selon deux logiques différentes: la logique... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 09:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
25 mai 2007

DE lA SANTE

La santé est le premier des biens. Elle était au centre des préoccupations philosophiques des Anciens, avant de devenir une catégorie médicale. Dans l'Antiquité on ne faisait pas ces distinctions universitaires. Voir le délicieux petit ouvrage " Hippocrate: du rire et de la folie."  Ainsi que d'Aristote "L'homme de génie et la mélancolie". Dans Epicure et les Stoïciens pullulent les considérations sur l'hygiène de vie et la médecine. Il n'y a pas longtemps encore les médecins et les psychiatres étaient frottés... [Lire la suite]
13 mai 2007

De la fugitivité

 Freud aborde le problème de la fugitivité dans un article tardif, où il essaie de consoler un poète qui gémit sur la fuite du temps, en faisant valoir l'éternel renouvellemnt de la nature. Mais un mélancolique ne voit que le déclin, sans voir le renouveau, car pour lui tout coule vers la décomposition. Le mélancolique est l'homme de la ruine universelle, du déchet, de la déjection plus que de la mort, qui lui apparaîtrait plutôt comme une délivrance. La poésie est-elle d'essence mélancolique? Quand on dit que le présent ne dure... [Lire la suite]