01 août 2017

LE DESIR ECARLATE : poésie

Recueil poétique (Guy Karl) : sur commande chez l'éditeur                                                                                                   
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31 juillet 2017

De l'ENTHOUSIASME : nature et poésie

  Petite méditation sur le poème de Hölderlin "Comme au jour de fête"               Mais elle, elle même, qui est plus ancienne que les temps,       Qui est au delà des dieux du soir et d'Orient,       La nature maintenant est éveillée aux bruits des armes,       Et du haut de l'Ether jusque dans l'abîme       Selon loi ferme, comme jadis, née du saint Chaos,       S'éprouve neuve l'inspiration  ... [Lire la suite]
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31 juillet 2017

INGRATE VIEILLESSE : poème.

                     Ingrate, fâcheuse vieillesse         Qui de ses griffes d'hydre acerbe nous laboure !         Si en petits morceaux le corps retourne à la poussière         Puisse, d'élan viril, l'esprit qui piaffe et se rebiffe         Tenir un temps le signe haut contre la mort         Dire le vrai, l'impermanent, le nécessaire         Avant de... [Lire la suite]
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28 juillet 2017

Du JAILLISSEMENT PUR

    Vigny notait dans son Journal, en 1843 : "Tous les grands problèmes de l'humanité peuvent être traités sous forme de vers". C'est ce qu'il fait lui-même dans la série des "Poèmes philosophiques". C'est ce qu'ont fait Parménide, Empédocle, Lucrèce, Ronsard, Lamartine, Hölderlin, et bien d'autres, avec un bonheur très inégal. Car la chose est extrêmement difficile.  Je me situe de plus en plus résolument à la confluence de la poésie et de la philosophie, en ce lieu inapparent et énigmatique où la pensée, et le... [Lire la suite]
27 juillet 2017

NATURE et ART : un rapport problématique

  Que disons-nous quand nous disons : la nature ? L'idée en est évidente, comme lorsque nous disons : le temps. Mais en fait c'est la notion la plus difficile, celle qui échappe de tous côtés quand nous essayons de l'approcher, comme ces pucelles effarouchées qui s'avancent et reculent. Je multiplie les approches, d'article en article, non pour la saisir, c'est impossible, mais pour tenter de préciser ma disposition personnelle à son égard. C'est un objet fuyant, multiple de formes et de statuts, et pourtant c'est la chose la... [Lire la suite]
26 juillet 2017

La NATURE et l'ESPRIT : le dia-bolon

  "L'esprit n'est pas au début, pas à la source" écrivait Hölderlin. La source universelle c'est évidemment la nature, entendue au sens le plus large et le plus englobant. Ou encore "l'abîme", selon le mot de Démocrite. Quoi que l'on fasse, elle reste l'insondable, la mystérieuse, l'impénétrable. "La femelle obscure". C'est dire implicitement que l'esprit ne peut naître que d'un déchirement, d'une rupture, d'une distanciation dans la dualité : dia-bolon, oeuvre du diable, séparation et solitude. L'homme se pose en s'opposant.... [Lire la suite]

25 juillet 2017

Du RAPPORT à la NATURE : "La maison du berger" de VIGNY

    Dans "La maison du berger" Vigny expose ses sentiments à l'égard de la nature, ambigüs, hésitant entre le sublime de beauté et le sublime de terreur. Au début de ce vaste poème symphonique il invite Eva à quitter l'esclavage des villes pour gagner "les grands bois et les champs". Suit une strophe extraordinaire, d'une beauté et d'une musicalité absolues, que je ne peux que citer en entier :                  La Nature t'attend dans un silence austère      ... [Lire la suite]
24 juillet 2017

Le TEMPS de la NATURE et le TEMPS de l' HOMME

    Le temps de la nature n'est pas le temps de l'homme. Dans une sorte de projection hyperbolique on a voulu imposer à la nature les catégories de la pensée humaine, laquelle est déterminée par les bornes infranchissables du commencement et de la fin. Tout mouvement, tout processus, physique ou mental, chez nous, s'inscrit dans ce cadre, à commencer par l'existence elle-même : nous sommes bien les "mortels" (thnètoi), et c'est en mortels que nous nous représentons toutes choses. De là cette idée, assez généralement... [Lire la suite]
21 juillet 2017

La LETTRE et l'ESPRIT de la CULTURE (2) : du destin de l'Occident

    Le poème "Pain et Vin" commence par le tableau du soir et de la nuit qui vient : c'est une méditation sur le temps, sur les variations du temps, sur le rapport entre le jour et la nuit, qui ne laisse pas de faire songer à Héraclite, lequel avait affirmé l'unité irréductible du jour et de la nuit : ils sont le même, écrivait-il. Or nous voici, historiquement, au crépuscule, sous l'aplomb de la nuit qui vient. Mais alors l'esprit va-t-il disparaître, nous plongeant dans l'indéterminé et le chaos ? Le poète évoque alors... [Lire la suite]
20 juillet 2017

La LETTRE et l'ESPRIT de la CULTURE : Hölderlin

       "...mais le Père aime    Qui règne sur tous,    Le plus, que soit cultivée    La lettre ferme, et le durable    Bien interprété".   C'est ainsi que dans ses derniers poèmes, ici "Patmos" dont je donne un bref extrait, Hölderlin définit la vocation du poète : être celui qui témoigne de la Lettre ferme (der feste Buchstab), et interprète correctement le "durable" (Bestehendes) sous la législation souveraine du Père. On se demandera ce que signifient ces... [Lire la suite]