21 juin 2016

RETOURNEMENT CATEGORIQUE (2)

  Comme un gant que l'on retourne : le dedans passe dehors, le dehors passe dedans.  Habituellement le dehors c'est la peau, l'enveloppe, le masque, le personnage - le dedans c'est le sujet, s'il existe. Le retournement consisterait à exposer le sujet et à mettre le moi en retrait.  Plus radicalement, le moi masque la faille, laquelle est dissimulée, voire déniée, ou ignorée. Philosopher serait retourner le gant, assumer et laisser voir la faille. C'est le penser vrai, parler vrai, agir vrai. On voit d'emblée que... [Lire la suite]
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20 juin 2016

Du RETOURNEMENT CATEGORIQUE

    Retournement catégorique : voilà l'idée que je cherche, et que je trouve enfin. Depuis PLaton nous raisonnons à l'envers. La fameuse allégorie de la naissance du désir, à partir de la scission inaugurale exposée par Aristophane, revient à poser un état antérieur d'unité et de plénitude, état substantiel dont chacun conserverait la nostalgie, s'engageant dès lors dans un course éperdue pour retrouver la part perdue. L'unité est première, la scission est seconde. C'est ce modèle qui sous-tend nombre de mythologies et de... [Lire la suite]
17 juin 2016

Le VIF du SUJET

  Voilà plusieurs jours que je tourne autour d'une idée qui me paraît neuve et importante sans parvenir à la formuler correctement, si bien que tous mes essais retombent dans une apparence de répétition. Apparence seulement, car les mots que j'utilise sont chargés d'une signification différente, mais par la bande, à défaut de désigner clairement l'expérience nouvelle. On utilise les mots que l'on connaît, à défaut de mieux, et en dépit d'un infléchissement novateur, ils continuent de charrier des significations éculées. C'est là... [Lire la suite]
16 juin 2016

Du NON VIVRE - et du vivre

  "Il ne craint pas le non vivre, car ni le vivre ne lui pèse, ni il ne considère le non vivre comme un mal" (Epicure, Lettre à Ménécée, 126).  Toute l'affaire est suspendue à l'expression : il ne craint pas le non vivre. Il n'y a certes aucune raison de se précipiter dans le non vivre, mais celui-ci n'est pas un mal en soi, puisque l'état de mort implique une totale insensibilité, une non existence psychique sans reste. Cette idée est centrale car elle fonde la possibilité du bonheur, tout relatif et imparfait qu'il puisse... [Lire la suite]
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15 juin 2016

De l'HUMEUR, et du SENTIMENT d' EXISTENCE

    Le sentiment d'existence, comme tous les autres processus psychiques, est sujet à variation. L'humeur est la chose du monde la mieux partagée, tantôt guillerette, tantôt lourde et oppressante, toujours déjà donnée avant toute opération de conscience, laquelle consiste le plus souvent à prendre acte : on se lève du pied gauche, on ne sait pourquoi, mais c'est ainsi. On peut y réfléchir, chercher des causes dans les rêves pénibles de la nuit, mais d'où viennent ces rêves pénibles, on ne sait, et l'on pourrait, selon un... [Lire la suite]
14 juin 2016

De la GRANDILOQUENCE, et du point fixe.

  La grandiloquence, c'est l'acte affecté de parler haut et fort, de parler "grand", avec de grands mots, surtout lorsqu'on n'a rien à dire : parler et dire sont deux choses très différentes, ce que semblent ignorer certains beaux esprits épris de montre et de galéjade. C'est aussi, malheureusement, la spécialité de certains "philosophes" qui se haussent du col pour paraître, frauduleusement auto-investis d'un Savoir, dont les origines sont pour le moins obscures et controuvées. L'affaire commence avec Hegel, dont l'ambition... [Lire la suite]

13 juin 2016

ENTRE LE BERCEAU ET LA TOMBE

  Entre le berceau et la tombe : la pluie des jours et le scintillement d'Eros, "maître des dieux et des hommes". C'est lui le pourvoyeur d'illusion, qui nous attache à la vie, la nôtre et celle de nos amours, nous inspirant des projets de durée ou l'immortalité. Otez Eros, et la vie exhibera son irrécusable inanité, sous la loi d'airain de l'Anangkè, la Nécessité. Otez Eros, la vie va à la mort, toutes les formes se désagrègent, se dissolvent dans le flux, "uti guttae", comme des gouttes de pluie dans la cascade universelle.... [Lire la suite]
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13 juin 2016

CE CHER FANTASME

  Pour une conscience philosophique c'est une banalité : chacun croit diriger sa vie et ne fait que suivre son fantasme. C'est évident à observer les autres, c'est très obscur à qui prétend s'observer soi-même. Il faudrait être à la fois en soi-même et hors de soi, pour s'éprouver dans ses émois et se voir dans ses comportements, étalés sous l'oeil scientifique et critique. Aussi ne peut-on guère progresser qu'à repérer les choses dans l'après-coup : voilà ce que j'ai fait, alors que je voulais faire tout autre chose. Comment... [Lire la suite]
12 juin 2016

CHANSON en TRIO : odelette à Ronsard

                                                                   CHANSON EN TRIO : flûte, violon, violoncelle                                         Aubade pour Pierre de RONSARD     (Andante precioso)              ... [Lire la suite]
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11 juin 2016

LA PRIMAVERA (2) : poème

      Son regard d'aube infiniment ouvre le coeur   L'âme se multiplie au faste des couleurs     La vierge en son sourire enluminé de rose   Efface la douleur du monde. On songe presque,   Voyant l'humide humus où croupit toute chose   Que le corps se dissout dans l'ombre de la fresque.     
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