24 février 2015

ESSAIS de POETOLOGIE (2)

  UN DIEU LA BAS…HOLDERLIN   On imagine assez bien la scène.  Le menuisier Zimmer, qui a recueilli Hölderlin depuis six ans dans sa maison au bord du Neckar, montre au poète le dessin d'un temple grec qu'il a exécuté en l'honneur de son hôte, sachant sa passion indéfectible pour la Grèce antique. Hölderlin : "Faites- le en bois!". Zimmer : "Je dois gagner mon pain, je n'ai pas la chance de vivre en philosophe comme vous!". Hölderlin : "Ah je suis tout de même un pauvre homme!". Là-dessus, il écrit d'un jet le... [Lire la suite]
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23 février 2015

ESSAIS de POETOLOGIE (i)

   ESSAIS DE POETOLOGIE.       HÖLDERLIN   De la vieillesse de Hölderlin   Après deux années de grande agitation ponctuée de formidables crises d'angoisse, de rage et de désespoir, accusé à tort de comploter contre le prince, emprisonné et roué de coups, traîné de force dans une espèce de clinique de fous, soumis à un traitement absurde et dégradant, puis libéré, avec la certitude de la condamnation médicale, sans famille, sans amis, sans lecteur, le poète, épuisé de malheurs et de... [Lire la suite]
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21 février 2015

ELOGE d' HYPATHIE - l'animus féminin

  Voici une femme exceptionnelle à tous égards : fille du mathématicien Théon d'Alexandrie, elle fait voeu de philosophie, consacre sa vie à la connaissance des mondes, enseigne, réforme les esprits, témoigne de la vérité par la rigueur de sa vie et de sa pratique. Son intrangsieance lui vaudra la haine des Chrétiens, qui finiront par la massacrer, la dépecer, la démembrer, exhibant par la rue les pièces sanguinolentes de son corps. Sans commentaire. Réfutant Ptolémée qui croyait encore au mouvement circulaire des planètes,... [Lire la suite]
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20 février 2015

ORIENTALES : POESIE 17

  ORIENTALES : POESIE 17      OMBRES MOUVANTES     Les ombres des feuilles Sur le sol ensoleillé Amoureusement Comme dans l'immense espace Dessinent des galaxies.   PS : le tanka est une forme poétique fixe que les Japonais ont pratiquée comme art classique séculaire. Il est entièrement formé d'éléments impairs : cinq vers dont la somme des syllabes est de 31 pieds, le premier vers de 5 pieds, le second sept, le troisième cinq, le quatrième sept ainsi que le dernier. Le vers impair... [Lire la suite]
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19 février 2015

Sur un PONT d'ARAGON

          Un modeste pont en Aragon, mais si joliment voûté, entre deux berges de rocailles et d’herbes sèches. Quelques arbres sous le soleil attendent le printemps. Tout est calme, comme suspendu entre deux saisons. Des oiseaux guillerets se chamaillent dans la broussaille.  Il y a je ne sais quoi d’irréel, de déplacé dans ce tableau, comme si le temps s’était arrêté, abandonnant sur ses rives ce monument d’un autre âge qui évoque de lointaines conquêtes, d’âpres luttes humaines contre les éléments... [Lire la suite]
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11 février 2015

MELANCOLIE SANS DOULEUR

    Une mélancolie sans douleur... Maintenant que j'ai fini mon grand ouvrage et que j'ai publié ici même l'essentiel de mes poèmes, je me découvre une liberté nouvelle, toute allègre et primesautière, sans attaches ni devoirs, ouverte immensément à l'inspiration intérieure. J'ai bien envie d'écrire toujours et encore, mais sans le moindre souci de recherche, de quête, de trouvaille à exhiber. Je me sens de jours en jours plus détendu, avec cette conscience heureuse de la tâche accomplie, quelle qu'en soient la forme et... [Lire la suite]

10 février 2015

DU NON-ATTACHEMENT

  Une mélancolie sans douleur. C'est le résultat proprement dit du travail de connaissance. Cela peut surprendre, si l'on estime, et comment ne l'estimerait-on pas, que la connaissance doive déboucher sur une issue plus rayonnante, plus allègre. Mais cette fameuse "mélancolie" - il faut prendre ce terme dans un sens très spécial, fort éloigné du sens commun - ne va pas sans gaité, sans éclats de rire, et surtout sans humour, un savant alliage, en somme, de la lucidité sans espoir et de la plus franche hilarité, un peu comme... [Lire la suite]
09 février 2015

MELANCOLIE de la CONNAISSANCE

    Une mélancolie sans douleur ? Mais pourquoi parler de mélancolie, si ce terme est surchargé de représentations doloristes ? Il semblerait, à plus ample réflexion, que la mélancolie est fondamentalement liée à toute culture supérieure, à toute conscience lucide, à tout travail en profondeur dans les arcanes de la pensée. "Penser fait mal" - et la connaissance, je ne parle pas des savoirs objectifs et scientifiques, ne peut se développer que sur le terreau miné des incertitudes et des apories, jusqu'au jour où elle... [Lire la suite]
06 février 2015

QUAND IL N' Y A PLUS DE LIMITES...

    Lacan a écrit : "Quand il n'y a plus de limites il y a des bornes". Traduisons : quand le symbolique (la loi, l'inter-dit) ne joue plus son rôle de frein à l'illimité du désir ou de la passion, c'est le réel (les bornes) qui, en dernière instance, fait barrage, et souvent de manière catastrophique. Songeons aux vers de Lamartine : "Borné dans sa nature, infini dans ses voeux - L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux". En guise de dieu je verrais plutôt l'homme comme un démon jailli des enfers, assoiffé de... [Lire la suite]
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02 février 2015

NOTES SUR L"OPERA DE L'AMOUR ET DE LA MORT"

    Cette suite, je rêve parfois de la voir transcrite en musique, instruments baroques, flûte à bec, viole de gambe, viole d'amour, violon et clavecin, pourquoi pas, dans un style qui mêlerait intimement l'archaïque et le plus contemporain. Je ne suis, hélas, pas musicien,  et je dois me contenter de rêver. Au moins cela ne gâche rien et autorise tous les possibles. Plus sérieusement...Ce long poème est une aventure insolite aux confins du temps et de l'espace, une sorte de voyage dans la préhistoire personnelle,... [Lire la suite]
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