27 juin 2016

DU DETOURNEMENT : l'égalité de condition

  Faut-il dire "retournement catégorique" ou "détournement catégorique" ? Il n'y a pas lieu de se retourner vers quoi que ce soit. Une fois l'origine démystifiée - toute origine n'est que relative, effet autant que cause, moment artificiellement détaché d'un processus infini, comme est la naissance par exemple, qui, si elle marque le début d'une existence concrète et séparée, est elle-même la conséquence d'une chaîne interminable de processus et de rencontres - pourquoi s'attacher à tels moments du temps, y chercher une... [Lire la suite]

25 juin 2016

FORME et ESPRIT : poème

                  FORME et ESPRIT      Tout est intime, repose tendrement en soi,    Avant qu'il ne sépare de soi, et fende    Toutes les formes, le Maître du temps.      Prétentieux, tu voudrais face à face,    L'âme, la voir en ton miroir, et tu tombes    Dans le cratère, et sombres dans les flammes.   Ce poème est une tentative de constituer un poème moderne à partir de quelques fragments de Hölderlin,... [Lire la suite]
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23 juin 2016

BLESSURES du CORPS, BLESSURES du TEMPS

  Cette blessure nous la vivons d'abord dans le corps, avant que le psychisme ne consente à l'enregistrer. Ce sont d'abord les humbles besoins immédiats qui nous fendent à intervalles réguliers, nous ramenant à la condition d'un vivant qui ne se soutient que de repousser la mort : faim, soif, sommeil, respiration, élimination, territorialisation. Vivre c'est rétablir un équilibre fonctionnel qui se défait sans cesse. Pulsions, tendances, instincts, dont la puissance contraignante oriente nos vies, et, de même, ne connaissent pas... [Lire la suite]
22 juin 2016

La FENDAISON de l' EVENEMENT

  La blessure, c'est le temps. J'ai imaginé un nouveau concept : la fendaison de l'événement, pour signifier cette occurence, apparemment extérieure, par laquelle le moi se voit fendu par l'événement. Il n'y a qu'un seul événement, tous les événements se ramenant essentiellement à une seule et même expérience, cette soudaine, imparable, imprédictible blessure, qui, si elle apparaît à un moment précis du temps, particulièrement vive et signifiante, réveille toutes les blessures anciennes, fait série, et se précipite dans... [Lire la suite]
21 juin 2016

NIKITA KALOS : un blog d'art

  Bienvenue au nouveau blog "NIKITA KALOS", où fleurit, pour notre plus grand plaisir, la peinture d'une belle artiste discrète et inspirée. J'aime ses grâces enfantines mêlées aux voluptés plus acides de la femme, dans l'éternel jardin des délices, que nous avons trop facilement oublié, mais dont le souvenir hante nos imaginaires. Bienvenue à la Beauté, à tous ceux et celles qui nous en rendent le goût, et le désir ! De nouvelles oeuvres, ce jour, viennent fleurir son Jardin, et le nôtre ! nikitakalos.canalblog.com : en... [Lire la suite]
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21 juin 2016

RETOURNEMENT CATEGORIQUE (2)

  Comme un gant que l'on retourne : le dedans passe dehors, le dehors passe dedans.  Habituellement le dehors c'est la peau, l'enveloppe, le masque, le personnage - le dedans c'est le sujet, s'il existe. Le retournement consisterait à exposer le sujet et à mettre le moi en retrait.  Plus radicalement, le moi masque la faille, laquelle est dissimulée, voire déniée, ou ignorée. Philosopher serait retourner le gant, assumer et laisser voir la faille. C'est le penser vrai, parler vrai, agir vrai. On voit d'emblée que... [Lire la suite]
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20 juin 2016

Du RETOURNEMENT CATEGORIQUE

    Retournement catégorique : voilà l'idée que je cherche, et que je trouve enfin. Depuis PLaton nous raisonnons à l'envers. La fameuse allégorie de la naissance du désir, à partir de la scission inaugurale exposée par Aristophane, revient à poser un état antérieur d'unité et de plénitude, état substantiel dont chacun conserverait la nostalgie, s'engageant dès lors dans un course éperdue pour retrouver la part perdue. L'unité est première, la scission est seconde. C'est ce modèle qui sous-tend nombre de mythologies et de... [Lire la suite]
17 juin 2016

Le VIF du SUJET

  Voilà plusieurs jours que je tourne autour d'une idée qui me paraît neuve et importante sans parvenir à la formuler correctement, si bien que tous mes essais retombent dans une apparence de répétition. Apparence seulement, car les mots que j'utilise sont chargés d'une signification différente, mais par la bande, à défaut de désigner clairement l'expérience nouvelle. On utilise les mots que l'on connaît, à défaut de mieux, et en dépit d'un infléchissement novateur, ils continuent de charrier des significations éculées. C'est là... [Lire la suite]
16 juin 2016

Du NON VIVRE - et du vivre

  "Il ne craint pas le non vivre, car ni le vivre ne lui pèse, ni il ne considère le non vivre comme un mal" (Epicure, Lettre à Ménécée, 126).  Toute l'affaire est suspendue à l'expression : il ne craint pas le non vivre. Il n'y a certes aucune raison de se précipiter dans le non vivre, mais celui-ci n'est pas un mal en soi, puisque l'état de mort implique une totale insensibilité, une non existence psychique sans reste. Cette idée est centrale car elle fonde la possibilité du bonheur, tout relatif et imparfait qu'il puisse... [Lire la suite]
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15 juin 2016

De l'HUMEUR, et du SENTIMENT d' EXISTENCE

    Le sentiment d'existence, comme tous les autres processus psychiques, est sujet à variation. L'humeur est la chose du monde la mieux partagée, tantôt guillerette, tantôt lourde et oppressante, toujours déjà donnée avant toute opération de conscience, laquelle consiste le plus souvent à prendre acte : on se lève du pied gauche, on ne sait pourquoi, mais c'est ainsi. On peut y réfléchir, chercher des causes dans les rêves pénibles de la nuit, mais d'où viennent ces rêves pénibles, on ne sait, et l'on pourrait, selon un... [Lire la suite]