24 mai 2016

REVERIE ANTESEXUELLE

  "Tota mulier in utero" - "la femme est toute entière dans l'uterus". Voilà qui fâchera les féministes, et je les approuve. Mais prenons un peu de hauteur, ou plutôt, laissons-nous glisser vers les profondeurs, pour tâcher de penser. Ou de rêver, puisque jamais nous ne pouvons vraiment penser le féminin, surtout à partir d'une position masculine, qui est forcément la nôtre. Mais j'espère avoir pu développer, dans mon évolution, une sensibilité nouvelle qui me rapproche un peu du féminin, faute d'en être. Et puis cette... [Lire la suite]

23 mai 2016

De la PUISSANCE PHALLIQUE

  Que devient l'homme, au masculin, quand, l'âge venant et ses petites misères, il perd l'usage de sa puissance phallique ? Certains n'y survivent pas, préférant l'annihilation à cette intime déconvenue. C'est une décision fâcheuse, qui exprime quelque chose d'un ratage fondamental : la puissance ne se confond pas, ne se résume pas à l'érection. Après tout, chacun fut enfant, hors sexe, avant que d'accéder à la génitalité, laquelle ne représente qu'une période de la vie, un aspect particulier, dont il est possible de faire le... [Lire la suite]
20 mai 2016

PUISSANCE et POUVOIR (2)

  Si LA femme n'existe pas, comme le soutient sans rire un célèbre psychanalyste, il existe bien des femmes, et de toutes sortes et conditions. Je ne suis pas de ceux qui méprisent, haïssent et abaissent les femmes, mais à l'inverse je ne supporte pas qu'on les idolâtre. Gynophobie, gynolâtrie, deux variantes de la même bêtise, qui dans certains cas, atteint des sommets vertigineux. Je déteste autant l'exhibitionnisme que la claustration, dont le voile intégral est le détestable symbole.  On peut, en tant qu'homme,... [Lire la suite]
19 mai 2016

POUVOIR et PUISSANCE

  La philosophie n'est pas un pouvoir. L'Etat est un pouvoir, avec son administration, sa police et son armée. La finance est un pouvoir.  Face à ces géants, la philosophie compte pour rien. "Combien de bataillons" demande Staline au sujet du Vatican. Mais, face à la philosophie, même le Vatican est un pouvoir, et pas des moindres. Parfois, irrités par cette absence flagrante de pouvoir, qu'ils confondent avec l'impuissance, certains philosophes rêvent de devenir des tyrans, ou des despotes éclairés, d'exercer une influence... [Lire la suite]
17 mai 2016

Sur un PONT d' ARAGON (2) : 17 mai 2016

  Le même homme ne traverse pas le même pont. Le pont semble le même pour ma conscience, lorsqu'à nouveau je vaticine dans les parages d'Alquezar. Mais moi, suis-je bien le même? Je ne puis qu'évoquer, aujourd'hui, et à jamais, le beau nom d'Héraclite, songeant qu'à la fois, je suis et ne suis pas. Supposons un instant que je sois : mais, d'aventure, serais-je encore celui que je fus, hier, penché, pantelant, comme Atlas sous le poids du monde, et aujourd'hui, bras ouverts, mains ouvertes, vers le ciel criant, au sommet du pont,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
13 mai 2016

Du CRI et des LARMES

  Deleuze a écrit "l'aboiement du chien est la honte du règne animal". Je me demande comment le bon Schopenhauer, grand ami des chiens, aurait réagi à cet apophtegme, s'il eût été notre contemporain. Quant à moi je dirais plutôt : "le cri du bébé est la désolation des tous les règnes réunis, ceux du ciel, de la mer et de la terre". On vient au monde en criant. On le quitte en pleurant. Etrange espèce qui ne se console ni de vivre ni de mourir ! "On ne vit que deux fois" disent les Japonais "en naissant et en mourant". Et entre... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 mai 2016

FOLATRERIES : journal du 12 mai 2016

  Je me suis laissé aller, hier matin, dans l'article intitulé "Glissade", à quelques développements désenchantés qui ont décontenancé quelques lecteurs, lesquels ont pris les choses à la lettre, et cru voir je ne sais quelle pathologie rampante dans ces propos, qui, à tout prendre, relèvent d'un humour décalé, plus que d'une pathétique confession d'humeur. A vrai dire, j'aime assez souvent m'amuser avec les mots, les retravailler sans complexe, les tordre en tous sens, et leur faire dire ce qu'ils ne disent guère, ou de manière... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:37 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
11 mai 2016

GLISSADE : journal du 11 mai 2016

  Ce n'est pas encore l'Alzheimer, mais ça y ressemble ! Les images, les idées glissent comme des nuages dans le ciel. Rien ne s'arrête, rien ne se fixe, tout glisse et passe. Je regarde un film, je m'y applique plus ou moins, je rêvasse, je flâne, et c'est à peine si, le lendemain, je me souvienne de quoi que ce soit, ni du thème, ni des acteurs, ni des impressions que j'ai pu avoir la veille. Plus grave : je lis avec une extrême attention, car j'ai toujours eu le culte de l'écrit, je tente de saisir quelques idées fortes, de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:53 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
10 mai 2016

MERCI aux LECTEURS : journal du 10 mai 2016

  Que voilà une bonne nouvelle ! Quand j'ai ouvert ce blog, je pensais, fort modestement, atteindre quelques rares personnes, quelques centaines tout au plus. La facture de ces écrits, leur difficulté, leur exigence intellectuelle, l'absence de toute complaisance aux goûts et passions du jour, me semblaient devoir écarter d'emblée la quasi totalité des lecteurs potentiels. Mais j'entendais bien rester inexorablement fidèle à ma conception personnelle de l'écriture et de la philosophie, dût-elle me conduire à la plus âpre... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:06 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
09 mai 2016

DE L' ETRANGETE : Rilke, Elégies à Duino

  "Il est étrange, certes, de ne plus habiter la terre, Ces coutumes à peine apprises de ne plus les suivre, Aux roses, et à d'autres choses prometteuses De ne plus donner le sens d'un devenir humain ; Ce qu'on était dans des mains infiniment anxieuses De ne l'être plus, et même le nom propre De le laisser comme un jouet brisé. Etrange de ne plus désirer plus avant les désirs. Etrange De voir ce qui était en rapport flotter libre dans l'espace. Etre mort est pénible et plein de reprises Jusqu'à ce que l'on sente peu à... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,