17 mars 2008

CROIRE et OPINER

Si toute représentation, comme on l'a vu plus haut, est une sorte de croyance il n'y a vraiment aucune solution. Si tout est soit image soit concept on ne peut  sortir de la représentation, et dès lors , que choisir?  "Que sais-je" se demandera Montaigne, à l'épreuve du pyrrhonisme. On aurait pu et dû en tirer une leçon de relativité générale, admetttre le caractère conventionnel et social du savoir, tolérer les opinions qui ne nuisent à personne, créer une sorte de démocratie de la recherche désintéressée, une... [Lire la suite]
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16 mars 2008

THERAPEIN

Therapein c'est prendre soin. Dans l'éthique antique épicurienne on commence par prendre soin de son corps pour éviter la douleur physique ( aponie veut dire absence de douleur) . D'où la gymnastique, la tratique d'exercices corporels. Diogène le Chien se durcissait à l'épreuve du chaud et du froid, vivant dans une amphore, vêtu été comme hiver d'un unique manteau rapiécé. Puis vient le soin de l'âme. Ataraxie : asence de troubles psychiques. D'où la méditation solitaire , la conversation avec le maître, la discipline mentale et le... [Lire la suite]
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14 mars 2008

Le THERAPEUTE et le SAUVEUR

Suite à une intervention extrèmement fine et fondée de notre ami Démocrite je suis en devoir de confesser quelques erreurs. Il faut en effet distinguer soigneusement la position tragique de la position pessimiste, selon une perspective admirablement analysée par Clément Rosset  ( Logique du Pire PUF)  Je renvoie à ce texte indépassable. Pour ma part je constate que la différence m'apparaît à moi aussi évidente à mon intelligence, mais que ma sensibilité profonde, plutot mélancolique, m'amène très souvent à assimler tragique... [Lire la suite]
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12 mars 2008

LA FOLIE ORDINAIRE et l'épicurisme

Il faut bien distinguer une folie extra-ordinaire, celle que les psychiatres appellent psychose et qui relève de traitements chimiques soigneusement dosés, pour laquelle Epicure lui même n'avait rien à proposer d'original, de la folie ordinaire, celle qui se manifeste dans les choix aberrants de notre civilisation, dans la culture de masse et l'exacerbation ordinaire des passions par le commerce, la publicité et les autres médias. C'est tout un monde nouveau de (pseudo) jouissance immédiate qui est étalé devant nos yeux et qui entre... [Lire la suite]
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11 mars 2008

La VISION comme PEAU PSYCHIQUE

J'ai beaucoup parlé de la peau dans ce blog dans le sillage des travaux d'Anzieu sur la double peau, comme "pare-excitation" et comme "surface d'inscription". Pour moi tout cela est à présent acquis et à peu près compris. Mais je viens de faire une découverte qui me trouble. Je ne sais si c'est un expérience personnelle et nouvellle dont je vais rendre compte ici, ou  bien si l'affaire a déjà été répertoriée et analysée. Notre vision ordinaire se constitue spontanément comme une espèce de cercle à partir des yeux pour embrasser... [Lire la suite]
11 mars 2008

lA VISION comme PEAU PSYCHIQUE :: suite

Ce n'est pas aux choses que nous avons affaire, mais aux images des choses, si bien que pour une part l'image que nous en avons dépend de la "structure" de l'objet ( image d'un renard qui se révèle n'être qu'une branche à notre approche) mais bien plus encore des "simulacres" c'est à dire de ces constructions intermédiaires qui s'élaborent spontanément "devant nos yeux" et qui sont en fait des constructions mentales. Mon hypothèse est  que nous construisons tous un "monde" famlilier, parfaitement inconscient dans ses racines,... [Lire la suite]
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11 mars 2008

La Vision comme peau suite 2

Si mes élucubrations ont quelque sens il faudra en tirer la conclusion - fort nietzschéenne-      que la fonction première de la conscience serait peut-être moins de voir que de ne pas voir : tisser un filet protecteur fait d'images stéréotypées,  de prénotions, de bouts de phrases automatiques "C'est du belge", de conventions innombrables et jamais vérifiées, de poncifs creux, de constructions idéologiques, de croyances et superstitions diverses. Surtout ne pas voir, telle est la consigne et ne rien voir de... [Lire la suite]
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10 mars 2008

La vision comme peau psychique suite 3

Je suis sans doute un indécrottable de la pathologie, un "inguérissable" comme dirait Clément Rosset, car après plus de trente cinq de pyschothérapies diverses et variées je puis dire que je vois peut-être un peu plus large et un peu plus loin :  je ne vois certes pas mieux en profondeur - à suppposer bien sûr qu'il existe une profondeur! Peut-être bien la vraie question est-elle celle-ci : quelle profondeur? Une peau a-t-elle une prodondeur? Oui et non. Bien sûr il y a des bouts de peau d'épaisseur très disparate. Une souris... [Lire la suite]
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10 mars 2008

PHILOTHERAPIE en toute modestie

Plusieurs remarques à la suite des interventiions riches et variées de certains de mes lecteurs. Je ne sais pas si les enfants naissent heureux, mais leurs cris n'augurent pas d'un bonheur particilier. Chez  Epicure il me semble que le bonheur n'est pas donné de nature : il y faut des dispositions favorables (dans l'organisme), un environnement convenable, des conditions sociales et politiques favorables, et enfin une âme forte et une pensée assurée. Le plaisir ne va pas de soi : il s'agit bien d'une pensée du plaisir , même... [Lire la suite]
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10 mars 2008

REVE

REVE J’ai rêvé que je n’avais plus d’âge. Toutes les périodes de ma vie s’étaient évaporées Emportées dans un tourbillon de sable blanc. Blanche est ma tempe, blanche ma joue Le passé est une mare blanche étalée derrière moi Et le futur n’existe pas. Je ne voudrais rien recommencer Ni enfance, ni adolescence, ni jeunesse L’âge dit mûr est une coupole de suif Le présent sans épaisseur Mais parfois il a un léger goût de groseille Un peu d’acide fraîcheur, comme ces fruits Que l’on... [Lire la suite]
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