24 août 2007

De L'illusion fondamentale

L'illusion n'est pas l'erreur. L'erreur peut se corriger, par l'observation empirique, le raisonnement logique ou l'expérimentation scientifique. Il en va tout autrement de l'illusion, qui ne se corrige que difficilement, voire jamais, qui ne s'origine pas de la perception mais de l'imaginaire et qui à ce titre peut résister fort longtemps aux épreuves de la réalité. C'est la persistance du fantasme, aux souces de la construction illusionnante, qui semble le mieux expliquer cette incroyable plasticité, résistance, mobililité, ces... [Lire la suite]
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21 août 2007

Sur la guérison

En réponse à "Charp", avec une Leffe à l'appui! Merci de cette interrogation passionnante sur le "guérir". D'aucuns diraient le "gai rire". Et de fait il faut tout ensemble et tous ensemble rire et philosopher. Plus sérieusement : je ne crois pas à la parfaite santé qui est un idéal trompeur, voire démagogique. Il reste toujours une part de souffrance  -ou de manque si l'on  veut - qui peut justifier un recours au médecin ou au prêtre, et surtout aux laboratoires pharmaceutiques! -  mais... [Lire la suite]
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17 août 2007

PHILOTHERAPIE

Je voudrais ici faire un nouveau bilan avant de relancer la démarche interrogative. Je pense que nous avons  pu établir quelques fondements assurés que je vais rappeler. Avant toutes choses le corps et l'équilibre physiologique, ce que Epicure appelait l' aponie: absence de douleurs physiques. Nous disposons aujourd'hui d'un large spectre de médicaments qui permettent de traiter bien des maladies, et de soulager une grande part de la souffrance. Je ne vois aucune raison de cultiver la douleur, qui est avant tout un mal, même... [Lire la suite]
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17 août 2007

Corrolaire à la proposition précédente

Lorsque se déclare une dépression la tendance narurelle et immédiate est de lui chercher une cause. Ce qui se présente à l'esprit ce sont bien sûr les événements récents qui ont exercé un effet dévastateur : perte d'un emploi, divorce, insécurité financière, conflits perdurants etc. Cela est relativement valable pour une dépression réactionnelle, telle que nous en vivons à peu près tous suite aux aléas de la vie. Mais en général cela ne dure pas. Après quelques semaines, si les circonstances sont favorables, l'élan vital reprend le... [Lire la suite]
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17 août 2007

Philothérapie II

La véritable philothérapie ne saurait se résumer à quelques conseils pratiques. On sait bien que les conseils ne font de bien qu'à ceux qui les donnent. Pour toutes ces questions-là il existe d'innombrables tlivres et brochures qui distribuent le pire et le meilleur. Dans mon esprit le concept philosophique est central, à entendre non comme l'adhésion à quelque dogme préétabli mais comme recherche exigeante et rationnelle du meilleur. Ce que les Anciens appelaient le Souverain Bien, encore que cette dénomination ne soit pas... [Lire la suite]
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17 août 2007

PHILOTHERAPIE III

CONSCIENCE COSMIQUE : C'est là le véritable fondement de la recherche philothérapeutique ( dont la question centrale est : qu'est ce que la souffrance, sa nature, sa source son remède) Par la conscience cosmique préalable le philosophe se distingue du médecin ou du psychiatre. Aristote disait que l'origine de la philosophie c'est l'étonnement, sentiment éminemment grec devant la splendeur du Tout. Je pense qu'une conscience philosophique s'origine nécessairement d'un regard de stupéfaction devant le monde, son immensité, sa démesure... [Lire la suite]
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17 août 2007

Philothérapie IV : narcissisme et sentiment cosmique

Romain Rolland avait écrit à Freud pour lui signaler que l'origine du sentiment religieux était à rechercher dans ce qu'il appelait "le sentiment océanique". Freud lui répondit qu'il ne comprenait pas ce qu'était le sentiment océanique, et qu'il n'en avait aucune expérience. Il était clair que pour Freud la religion s'enracine dans le complexe d'Oedipe - avec le rôle déterminant du Surmoi paternel - et non pas dans une effusion archaïque. On reconnaît là la répugnance fondamentale de Freud à aller chercher du côté de... [Lire la suite]
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14 août 2007

Le PROJET PHILOTHERAPEUTIQUE

Que le lecteur me pardonne! Peut-être a-t-il l'impression d'un certain désordre dans la suite des articles, tantôt psychanalytiques, tantôt philosophiques ou poétiques, voir sociologiques ou planétiques. Ce n'est pas de la négligence, encore moins de la confusion. C'est l'esprit même de ma démarche qui commande une sorte de travail en spirale, empruntant à divers champs des réflexions apparemment disparates, mais pour moi parfaitement cohérentes et concordantes. Cela dit je n'ai pas le résultat en poche, ni en esprit. J'avance... [Lire la suite]
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20 juillet 2007

Culpabilité

La culpabilité est certainement un des plus grands fléaux de la vie psychique, et par là un obstacle majeur au bonheur. Epicure l'avait bien compris qui expliquait qu'il ne fallait pas redouter les dieux puiqu'ils se tiennent quelque part dans les intermondes, oisifs, heureux et incorruptibles, bien trop occupés à goûter la sérénité pour avoir le moindre souci de nous. Et bien trop éloignés pour avoir vent de nos heurs et malheurs, comme de nos prières, aussi vaines que ridicules. Il ajoutait avec ironie que c'était bien prétentieux... [Lire la suite]
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17 juillet 2007

Manque et désir

Il est de bon ton, depuis Platon (Le banquet : entretien entre Socrate et Diotime) de considérer le manque comme condition, source et vécu spécifique du désir. C'est ainsi que Platon définit la philosophie comme recherche de la sagesse, parce que la sagesse ferait défaut, ce qui la rendrait éminemment désirable. Je désire ce que n'ai pas, et comme je ne puis tout avoir, je suis désirant par une sorte de fatalité originelle. Cela me rappelle une chanson alsacienne de mon enfance : "de hans im Schnokeloch het alles was er will. Un... [Lire la suite]
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