08 novembre 2007

Le moi comme surface (III) : de natura deorum

Dans leur grande sagesse les Grecs ont assigné les Immortels en résidence sur le sommet du mont Olympe. De la sorte ils étaient à la fois très loin, jouissant de cette distance indispensable qui inspire crainte et respect, et très proches, mêlés en tout cas à la tourbe commune, à l'unique domaine de la vaste nature. "Incorruptibles, immortels et bienheureux" il sont nés des affres de la sexualité commune, issus souvent de quelque inceste bien senti, d'un  rapt ou d'un viol plus ou moins consenti, livrés comme tout un chacun aux... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 octobre 2007

le TREPIED THERAPEUTIQUE

Dans l'histoire de la pensée je relève trois sommets : la tradition bouddhique, la philothérapie d'Epicure et la psychanalyse. C'est là dessus que je pense édifier une nouvelle thérapie existentielle, estimant qu' à partir de ces trois socles inébranlables on peut se munir d'un fondement assuré pour toutes les recherches sur l'homme dans l'univers. Je dis bien fondement,ce qui permet de bâtir à partir d'un sol ferme, mais n'implique nullement le développement et la finition (impossible) du bâtiment. Encore n'existe-t-il pas... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 octobre 2007

Le TREPIED de la PRATIQUE

Commençons par écarter le travail qui n'est que le moyen d'assurer sa subsistance en même temps que celle de la société civile. Marx a définitivement établi que le travail est au sens strict le domaine de la nécessité, sur le quel doit s'édifier le domaine de la liberté. Il ajoutait d'ailleurs que la réduction de la durée du travail était une condition expresse de l'accès à la liberté pleinement humaine. Le travail est nécessaire, mais il n'est pas nécessaire de travailler jusqu'à ce que mort s'en suive, en épuisant toutes ses... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 octobre 2007

Du Proche

                                               I En maigre lieu Plus que les pompes de lumière Que les armées des anges musiciens Il reste aux franges de la nuit, l'indécidable! Ici La naissance et la tombée du jour Disent le dieu L'absent de toutes les demeures Ombre de ce qui fut. II De courir De droite et de gauche, tantôt ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 19:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 octobre 2007

Du NEUTRE - pour Myriam en toute amitié

Neutre : ni l'un ni l'autre. Ni le masculin, ni le féminin. Ni l'actif ni le passif. Le latin et le grec, et l'allemand jouissent de l'usage du neutre : to on (l'être) templum (temple) das Weib (la femme). De plus le grec et le latin possédaient une forme ancienne de mode ni actif ni passif mais moyen, dont la trace survit péniblement dans notre langue sous des formes un peu baroques ou barbares, dans les tournures réfléchies comme : je me fais avoir. Le neutre n'est-il qu'une indétermination entre deux pôles opposés? Un balancement?... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 octobre 2007

L' INNOMMABLE

Dans un rêve Je l'ai rencontrée cette nuit Pour la première fois. Je n'en peux rien dire, voyez-vous, de la Chose Tant la parole achoppe sur le proche Qui hante nos profondeurs.   Saignant à vue Il gît à terre, il geint, il gigote Ténia spasmophile, érectile Crachant venin Je veux le découper, le morceler, pulvériser Mais il rechigne, rampe, se distort S'exile Je le poursuis de ma rancoeur De ma haine, mais Il Soudain s'absente et je n'écrase Que l'ombre noire de ma fureur.   Je contemple écoeuré le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 18:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 octobre 2007

Eros et Eros

J'ai découvert avec surprise dans Jean Pierre Vernant qu'il y avait deux Eros dans la mythologie grecque. Un premier, que nous qualifierons d'Eros fondamental, qui apparaît aux tout débuts de l'univers, lorsque de la Grande Béance originelle ( Chaos) surgit Gaïa, la terre-mère. En ce temps là, ( bien qu'il s'agisse justement d'une absence du temps, ce que le mythe ne peut présentifier directement et qu'il évoque par les tournures : "il était une fois"), la terre, issue de la Grande Béance sombre et sans fond vint occuper... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 septembre 2007

AION CHRONOS KAIROS

Voici la grande triade du temps. De toujours règne l'Aion sur la terre, toutes les terres, proches, lointaines, habitées, inhabitées. Il règne sur les océans, les avalanches de nuages, les astres innombrables, les insectes, les dieux et les hommes, sur toute vie et non-vie dans l'univers immense. Il n'est ni dieu ni les destin. Il est le temps incalculable de l'éternité ; il est ce qui n' a jamais commencé et qui jamais ne finira. Il est le Tout qui contient tout. Héraclite disait qu'il est comme un enfant qui joue au tric-trac :... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 septembre 2007

AION CHRONOS KAIROS suite

Chronos c'est le temps au sens ordinaire, linéaire, irréversible; le temps qui court, le temps qui passe et qui ne passe jamais puisqu'il ne manque jamais d'apparaître, de s'allonger tantôt et de se rétrécir aussi, selon nos humeurs, mais imprescriptiblement identique à soi sur le cadran des horloges. Une seconde, une minute, une heure, une journée, une semaine, un mois, une année, une décennie, un siècle, et ainsi de suite à l'infini.  On peut distinguer d'emblée le temps social, mathématique, celui des montres, irréversible,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 septembre 2007

Le KAIROS, une saillie poétique pour Didier.

Anaxarque dit le "Bienheurreux", philosophe atypique disciple de Démocrite, suivit Alexandre en Asie où il fut rejoint par Pyrrhon d'Elis. Nos deux compères firent avec le jeune roi de Macédoine toute la campagne de conquêtes, jusqu'au retour d'Alexandre à Babylone, où il mourut des suites de la fièvre. Anaxarque se signalait par ses conduites fantasques et ses propos insolites, qui amusaient le roi et faisaient la joie de Pyrrhon. On ne sait si Anaxarque avait une philosophie bien établie. Il professait une sorte de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:39 - Commentaires [1] - Permalien [#]