07 janvier 2008

RETOUR SUR IMAGE : mythopoiétique

Juste un mot encore : la vérité au silence ne condamne pas la Beauté; De reconnaître les fonctionnements de notre esprit, nos faiblesses et nos tourments dans la difficulté du vivre - cette bêtise, notamment, absolument incommensurable, de nos inconscients ignares et tortueux - ne doit pas nous décourager d'aimer par dessus tout, et en dépit de tout, la Beauté! D'elle au moins nul ne meurt. Elle console le sage, guérit le malancolique, assagit l'intrépide et dans tous les coeurs instille ce nectar divin de la contemplation éperdue,... [Lire la suite]
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06 janvier 2008

UNE QUESTION de FREUD

"Pourquoi tant d'hommes s'échinent-ils à conquérir une femme narcissique, ce qui les conduit inévitablement à la déception et au malheur" La citation n'est pas exacte parce que je ne sais plus dans quelle oeuvre Freud pose cette question, mais le sens est bien là. D'abord qu'est ce qu'une femme narcissique? On dira bien sûr que c'est une femme obsédée par son image corporelle, qui se sent belle et veut le faire reconnaître, ou qui veut se persuader indéfiniment qu'elle l'est, parce qu'elle en doute, et que ce doute la... [Lire la suite]
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04 janvier 2008

TIRESIAS et la JOUISSANCE

Dans les cas difficiles, quand la sagacité des rois est en défaut et que les dieux se taisent, on fait appel à Tirésias. C'est ce qui se produit dans l'Oedipe-roi de Sophocle, tragédie exemplaire s'il en fut. La ville de Thèbes est infestée par la peste. Le roi Oedipe, devant l'ampleur du désastre, et ne sachant que faire au juste pour conjurer le fléau, convoque Tirésias, le vieux Sage aveugle, qui ne montrera guère d'enthousiasme à satisfaire aux désirs du roi. C'est qu'il en sait plus que lui, et que cette sagesse, durement... [Lire la suite]
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04 janvier 2008

TIRESIAS et la JOUISSANCE II :

A présent, déplaçons le point de vue à la manière de Jung. Imaginons que la question ne se pose pas au niveau de la relation externe entre homme et femme face à la jouissance, mais à l'intérieur de l'homme lui-même. Je dis l'homme au masculin, me réservant le droit plus tard de dire ce qu'il en est de la femme. L'être humain est d'emblée bisexuel, non pas forcément dans la conduite extérieure, mais dans sa psyché. Pour l'homme au masculin cela signifie que la société encourage le développement du pôle masculin et décourage, voir... [Lire la suite]
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03 janvier 2008

MIROIR, MON BEAU MIROIR !

On y revient toujours! Cela vous colle à la peau! Et quand voux croyez avoir trouvé une juste distance voilà que le spectre vous assaille par derrière! "Ihr naht euch wieder, schwankende Gestalten Die früh sich einst dem trüben Blick gezeigt." : Goethe : Faust Dédicace A nouveau vous approchez, formes chancelantes Vous qui jadis avez déjà troublé ma vue! C'est ça le narcissisme. Ou du moins une de ses manifestations possibles. Car il en est bien d'autres, grossières ou raffinées, subtiles ou agrestes,... [Lire la suite]
01 janvier 2008

DE l' ANIMA

Deux événements majeurs façonnent le développement initial de la psychanalyse, chez les deux principaux fondateurs, Freud et Jung. Après bien des tâtonnements Freud renonce à l'explication "historique" de la névrose pour mettre au premier plan le rôle déterminant du fantasme à la place d'un événement sexuel traumatique, jusque là supposé cause de la pathologie. Toutes les femmes, ou presque, se plaignant d'un viol paternel en analyse, il fallait bien faire la part des choses et reconnaître la prédominance causale du fantasme... [Lire la suite]
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01 janvier 2008

De l' ANIMA (suite)

On peut supposer que dans l'inconscient du garçon se constitue dès les premières semaines (ou même avant, qui sait,) une "imago" de la part féminine de l'être. Jung parle d'imago pour bien mettre en relief le caractère anhistorique, universel, supra-individuel ou infra-individuel de ces "images" extraordinairement puissantes qui se lèvent un jour du fond de l'inconscient pour produire les plus grandes espérances, les désirs les plus fous, les passions les plus brûlantes, les échecs les plus terribles, les plus... [Lire la suite]
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31 décembre 2007

UN JARDIN D ' EPICURE ?

Epicure voulait donner une forme concrète à son enseignement. Il ne s'est pas contenté de rédiger des ouvrages philosophiques ou thérapeutiques. Il a créé de toute pièce une nouvelle institution originale aux abords de la ville d'Athènes. Ce fut le Jardin, ainsi nommé en raison du caractère volontairement naturel, voire agreste de ce lieu retiré, peupl é d'arbres, de fleurs et d'amis philosophes vivant en communauté. Il avait acheté un petit terrain qui serait un lieu de méditation, d'étude, de conversation et d'exercices divers, dont... [Lire la suite]
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31 décembre 2007

Un JARDIN d' EPICURE ? (suite)

Un jardin aujourd'hui? Dans l'absolu rien ne fait vraiment obstacle à un tel projet. Il a bien existé toutes sortes de communautés, plus ou moins durables, surtout à la suite de mai 68. Aucune loi n'en interdit la création. Economiquement c'est réalisable. Pratiquement aussi. La difficulté est ailleurs. Les Grecs concevaient la sagesse comme un exercice, tantôt solitaire, comme Diogène le Chien, tantôt communautaire, comme les Stoïciens, les Epicuriens et la plupart des autres écoles philosophiques. Le philosophe est un personnage... [Lire la suite]
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29 décembre 2007

Le moi et la peau

je propose ici deux textes que j'avais édité il y a plusieurs mois déjà sur ce blog, et dont l'intérêt me semble toujours actuel. Je le confie à la lecture attentive de certains amis et amies pour qui cette question de la peau corporelle et psychique semble sensible. Je serais très heureux de lire leurs réactions dans la suite éventuelle de ces deux textes, à charge pour moi d'y répondre s'il y lieu; GK C'est Winnicott qui parle de l'illusion fondamentale, mais dans son texte le mot "illusion" n' a rien de péjoratif ou de... [Lire la suite]
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