05 juin 2008

OISEAUX : finale

         OISEAUX : FINALE pour chant et orchestre baroque     "Qu'est-ce donc que le temps" Demande la pieuse Tourterelle "Pourquoi naître pour disparaître Aimer pour se quitter?"   "Je ne sais pas" répond la Chouette La plus sage d'entre les sages "Le temps qui passe sans passer Est comme les nuages Comme la mer, comme le vent".  
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22 mai 2008

FANTASME et MELANCOLIE

La dépression est une panne du désir. Quand cette situation se prolonge à l'infini on parlera de mélancolie. Une vie sans désir, est-ce possible? Si le désir se dérobe il faut supposer aussitôt que le fantasme, support ordinaire du désir, fait défaut. La mélancolie réaliserait cet exploit de faire survivre un sujet sans fantasme? Mais cela n'est guère concevable, quand on voit le rôle que joue le fantasme dans la vie psychique, assurant une laison nécessaire entre le réel et le symbolique (Voir mes précédents articles sur le fantasme... [Lire la suite]
22 mai 2008

FANTASME et MELANCOLIE II

Ce éparpillement fantasmatique correspondrait assez bien à la structure trouée de la mélancolie : manque d'objet interne, d'unité interne, structure labile et flottante traversée sans fin par le jeu des identifications projectives et introjectives, livrée à la dictature incertaine et cruelle d'un autorité archaïque inconnaissable et sans pitié, flottement interminable de l'humeur. Le moi à l'image du fantasme, ou le fantasme à l'image du Moi, ou pseudo-moi, structure sans véritable noyau ni objet stable, condamant le sujet à la ronde... [Lire la suite]
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21 mai 2008

FANTASME et MELANCOLIE III

Le résultat le plus probant que nous ayons pu dégager de cette étude, pour le moment, c'est la différence de régime entre fantasme consistant et fantasme inconsistant. Précisons. La vie du pervers, par exemple, est toute organisée autour d'un fantasme central et inconscient qui semble être le déni de la castration maternelle. Dans le fétichisme la chose est particulièrement préganante : le pervers ne s'intéresse vraiment qu'à une catégorie d'objets, par exemple les chaussures de femmes, ou les jarettelles, qui  fonctionne comme... [Lire la suite]
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21 mai 2008

suite

L'analyse doit être nuancée pour la névrose. Car si en un sens la névrose est bien l'envers de la perversion, comme le soutenait Freud, les deux structures sont malgré tout bien différentes. Le névrosé rêve de perversion, comme fait inlassablement Sade dans sa prison, fantasmant et écrivant, mais sans avoir jamais les moyens de ses fantasmes. Si le fantasme du pervers est figé, celui du névrosé n'est pas très souple non plus, mais dans son histoire subjective il peut connaître des chutes et des effondrements qui sont autant... [Lire la suite]
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20 mai 2008

TANKA

OMBRES MOUVANTES Les ombres des feuilles Sur le sol ensoleillé Amoureusement Comme dans l'immense espace Dessinent des galaxies. PS : le tanka est une forme poétique fixe que les Japonais ont pratiquée comme art classique séculaire. Il est entièrement formé d'éléments impairs : cinq vers dont la somme des sylabes est de 31 pieds, le premier vers de 5 pieds, le second sept, le troisième cinq, le quatrième sept ainsi que le dernier. Le vers impair est difficile à pratiquer en français, où prédominent... [Lire la suite]
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19 mai 2008

IDENTIFICATION ET IDENTITE

Bouddha nous enseigne ceci : ne vous identifiez ni à la terre, ni à l'eau, ni au feu, ni à l'air ni à l'espace (les éléments naturels externes et internes).                                        ne vous identifiez ni au corps, ni à la sensation, ni à la perception, ni aux constructions mentales, ni à la conscience (les cinq skandas, ou ingrédients composant la personne)        ... [Lire la suite]
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15 mai 2008

de LA SERENITE

"Se réfugier dans les hauts lieux fortifiés des sages" C'est ainsi que Lucrèce entend lutter contre l'anxiété du vivre. Et en bon épicurien il rêve d'atteindre un jour la sérénité proclamée du Maître, qui dans l'école, s'appelle officiellement : ataraxie - absence de troubles de l'âme. J'ignore si Epicure a atteint personnellement ce qu'il édicte comme objectif de la sagesse, mais toute son oeuvre respire un calme et une tranquillité qui nous laissent rêveurs, nous, hommes tourmentés de ce début de siècle pour le moins... [Lire la suite]
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08 mai 2008

La BEAUTE et la MORT

Tout le roman de Thomas Mann, "La mort à Venise" repose sur l'alliage fatal, énigmatique et fascinant de l'appel de l'amour, de la Beauté retrouvée, avec l'attrait ambigü de la décomposition des corps et des choses dans l'agonie. Une structure romanesque qui me rappelle inévitablment la commposition du De Natura Rerum de Lucrèce, qui s'ouvre sur un magnifique appel à la volupté printanière et qui s'achève dans les marasmes pestilentiels d'une mort collective. Appel, ouverture, floraison, magnification de la vie, crise... [Lire la suite]
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06 mai 2008

Le COMPLEXE de FAUST

J'ai toujours été fasciné par les premières scènes du Faust de Goethe. "J'ai tout appris, philosophie, théologie, histoire, sciences naturelles, médecine, sans repos, sans répit- et me voilà aujourd'hui aussi ignorant qu'au premier jour!" C'est à peu près ce qu'il dit au début de la pièce,  et que je pourrais dire tout aussi bien. Non que je puisse me vanter de quelque savoir spécial ou exhaustif, loin de là, mais les choses importantes je crois les avoir comprises à peu près. Dans la suite de la pièce, Faust,... [Lire la suite]
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