18 février 2013

PRINTEMPS SUAVE : tanka

               Le printemps suave          De sa lumière dorée          Inonde la terre          Tout doucement vont les choses          Nul ne sait où ni comment
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17 février 2013

L 'OEIL d' HADES, poème

        "Moi qui porte le masque de la mort sur le visage Ils chavirent sous le feu blanc de mon regard Suis-je Cassandre, Méduse, Hadès à l'oeil hagard Consumant jusqu'à la moelle l'irréfutable saccage?"
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15 février 2013

De l 'ALEATOIRE

      Suspendu, ballotté, voguant à vue d'une opération à l'autre, incertain du lendemain, même du plus proche, j'ai tout loisir de méditer l'indépassable incongruité de notre condition, et de vérifier, dans le corps et l'esprit, les trois caractères fondamentaux du réel : souffrance, impermanence, non-substance. Tout cela, certes, je le savais pertinemment, mais il n'est jamais inutile de revenir, malgré nous, aux évidences constitutives. Aujourd'hui je vis, ou plutôt j'ai une certaine sensation de vivre, d'une vie... [Lire la suite]
13 février 2013

VIE-MORT : lecture d' HERACLITE (fragment 20)

      A quoi reconnaît-on le penseur ou le poète? A ceci que dans certaines occurrences difficiles c'est sa parole, et nulle autre, qui se présente à votre mémoire, et qui éclaire soudainement la situation où vous êtes, en révèle la portée indépassable. C'est ainsi qu'à considérer la lutte farouche d'une maigre brindille soulevant cent fois son poids pour se frayer une issue vers la lumière, c'est Schopenhauer, et nul autre, c'est sa parole qui nous revient avec l'accent de la vérité : le vouloir-vivre en tous les... [Lire la suite]
23 janvier 2013

MOZART !

    "Socrate, fais de la musique!" Moi aussi, cette nuit, j'ai entendu la parole du dieu de Delphes. Et dans l'ivresse je balançais les bras en tous sens pour marquer la mesure, dirigeant un orchestre imaginaire, comme je faisais gamin en écoutant la musique symphonique. C'était évidemment du Mozart, un concerto pour piano, et je chantais tout en faisant virevolter ma bagette de chef, tapant du pied et m'escrimant comme un diable. Ah Mozart, que je t'aime! Et c'est pitié que depuis de longues années je ne puisse plus me... [Lire la suite]
23 janvier 2013

Entre le BOUDDHISME et la TRAGEDIE : Nietzsche

      Nietzsche écrit :" Seule la tragédie peut nous sauver du bouddhisme". Voià qui est clair. Le bouddhisme serait un danger contre lequel il faut mobillser toutes les ressources vitales de l'Occident, en revenant à l'esprit oiginel de la grande tragédie grecque. L'activité contre la passivité, l'esprit de conquête contre la paix de l'âme, la volonté de puissance contre la négation du vouloir-vivre, l'exaltation des passions au prix même de la plus grande souffrance plutôt que la sérénité du "nirvâna", Nietzsche... [Lire la suite]

23 janvier 2013

Le DELUGE : poème

    Le déluge a submergé la terre Ravagé les maisons, les jardins, les machines Dévasté les temples et les dieux, Seule monte Une arche de lumière dans le ciel blanc du coeur Eblouissante et bienheureuse     ----- En hommage à Henri BAUCHAU, pour son roman extraordinaire :  "Déluge"
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22 janvier 2013

Le RIRE INEXTINGUIBLE des DIEUX

    "Le rire inextinguible des dieux" (Homère). Mais pourquoi diable rient-ils, et de quoi, et ne peuvent-ils cesser de rire? Réponse de Démocrite parlant en son nom propre :     "Je ne ris que d'un seul objet, l'homme plein de déraison, vide d'oeuvres droites, puéril en tous ses desseins, souffrant sans utilité d'immenses labeurs, allant au gré d"insatiables désirs jusqu'aux limites de la terre et en ses abîmes infinis, fondant l'argent et l'or, ne cessant jamais d'en acquérir, et toujours troublé de n'en... [Lire la suite]
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19 janvier 2013

Des EFFETS de VERITE : apologue

    Petite scène dans une pharmacie. Je paie la note, ramasse mes médicaments. Affable, je demande à la pharmacienne : "Comment allez-vous chère Madame? "Très bien, je vais très bien. "Et vous savez où vous allez? "Oh, moi je sais toujours où je vais. Et vous, vous savez où vous allez? J'hésite un moment, puis je lâche: "Dans la tombe". Consternation. La pharmacienne reste bouche bée. La petite assistante, à quelques pas de là, qui suivait la conversation, rougit de toute son épiderme. Manifestement, ce qui n'était... [Lire la suite]
08 janvier 2013

JUNG et la PHILOSOPHIE ALLEMANDE

        Jung, horrfié par la "psychose" du nazisme, jette un regard retrospectif sur la philosophie allemande et croit y découvrir les symptômes précurseurs de la catastrophe. Il s'en prend violemment à Heidegger, qui, à l'époque se fourvoyait dans une coupable complaisance : " Le verbiage comique, la pauvreté et la banalité indicible de sa philosophie. C'est un névrosé, un fou." Puis, pour faire bonne mesure :" Hegel regorge de présomption et de vanité, Nietzsche ruisselle de sexualité profanée". Bref, la... [Lire la suite]
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