28 octobre 2013

De la METAPHORE POETIQUE

    Dans le silence de l'âme, soudain, une vive impression, une couleur, un son, une qualité sensible fait irruption, s'impose dans l'immédiateté, s'offre comme une grâce imprévue, miraculeuse. C'est un instant magique, vite perdu si l'attention ne le recueille, ne le prolonge dans la sensation recueillie. Et c'est, pour le poète, le don divin d'un mot, d'un bout de phrase, d'un fragment de vers, d'une association verbale, d'une tonalité et d'un rythme que rien ne préparait, que rien ne laissait présager, et qui se donne... [Lire la suite]
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28 octobre 2013

AUTOMNALE : poème

         Rouge le parc flamboie       De mille feuilles incendiées       Lente la lune orange       Gravit des marches invisibles       Et le soir tétanise       A l'acmé d'une extase muette       A l'apogée du coeur.  
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25 octobre 2013

Du FEMININ et du SENTIMENT d' EXISTER : WINNICOTT

    "L'étude de l'élément féminin non contaminé, "distillé", nous conduit à l'ETRE ; c'est la seule base de la découverte du soi (self discovery) et du sentiment d'exister (puis à partir de là se constitue la capacité de construire un intérieur, d'être un contenant, d'être à même d'utiliser les mécanismes d'introjection et de projection, d'établir une relation avec le monde en termes d'introjection et de projection). (Winnicott, "Jeu et Réalité", p 156). Winnicott, dans ce passage essentiel, dégage la spécificité de... [Lire la suite]
24 octobre 2013

ESTHETIQUE de l' ECART : de la non-jouissance

    "Il y a deux malheurs : satisfaire le désir et ne pas le satisfaire". C'est à peu près ce qu'écrit Oscar Wilde. (je cite de mémoire). On aurait plutôt tendance à penser, de nos jours, dans une société hédoniste, que le seul malheur est de ne pas le satisfaire, ce qui créerait de la frustration, voire une insatisfaction chronique. Pourtant je pense que Wilde a raison. La satisfaction entraîne souvent le pire, comme on voit par l'avalanche de calamités qui se précipitent sur le malheureux. Tel qui remporte le gros lot à... [Lire la suite]
22 octobre 2013

IMAGES de la PHILOSOPHIE

    Lorsque s'achève le processus de déconstruction de la philosophie, qu'en reste-t-il? Une méthode d'investigation, une pratique tenace du soupçon, une liberté, une exigence. Est-ce bien tout, même si c'est déjà beaucoup? C'est oublier une dimension très ancienne, omniprésente chez les bienheureux pères fondateurs, occultée, voire déniée depuis - la dimension poétique. C'est oublier que Héraclite, Empédocle, Parménide sont autant poètes que philosophes, inventeurs de belles images, artistes du verbe, créateurs de formes... [Lire la suite]
21 octobre 2013

De l'ILLUSION AFFIRMATIVE

    Bien comprise en son essence la philosophie est un processus de démolition : sa visée, c'est la déconstruction de toutes les illusions, sans reste. Alors apparaît le fond obscur, l'"abîme" où se résorbent toutes les formes, images et symboles, valeurs, idéaux, constructions mentales, tout l'arsenal pesant de nos représentations. Vacuité disent les Bouddhistes. Apeiron, dirai-je plutôt avec Anaximandre, immensité informe et sans fond, origine absolue. "Contemplez votre visage d'avant la naissance" - mais ce n'est... [Lire la suite]

20 octobre 2013

La CHANSON de l' ETERNITE : poème

                               Sur le damier de l'existence                Tournent les formes et puis s'en vont                 Elles grimacent au milieu de la danse                Et font un tour et puis s'en vont                     Tout passe, passe et repasse  ... [Lire la suite]
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07 octobre 2013

Du sentiment d'existence (2)

    "D'abord être" - First being - écrit Winnicott. Après vient l'adaptation, la socialisation et le reste. Mais ce qui compte avant tout, et détermine le reste, c'est le sentiment d'existence, cette base d'évidence subjective et intersubjective qui fonde le jeune "être" dans le devenir et la créativité. "Notre théorie présuppose que vivre créativement témoigne d'une bonne santé et que la soumission constitue, elle, une mauvaise base de l'existence" (Winnicott : Jeu et réalité, p 128). La santé, à la fois physique et... [Lire la suite]
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04 octobre 2013

Du SENTIMENT d' EXISTENCE : méditation

    Rousseau sur le lac de Bienne (Rêveries du promeneur solitaire, V) : "Le flux et le reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser". "Me faire sentir avec plaisir mon existence", voilà le mot juste. C'est que le sentiment d'existence est à lui-même sa propre fin, sa précieuse et définitive... [Lire la suite]
03 octobre 2013

De la JOIE FONDAMENTALE : méditation

    Depuis plusieurs jours je tourne autour de la phrase de Nietzsche : "La joie est plus profonde que la douleur". Cette idée me semble extraordinaire, mais si difficile que j'en use comme d'un "pharmakon", terme grec remarquable qui se traduit tantôt par "remède", tantôt par "poison", étant à vrai dire aussi bien l'un que l'autre. Pour la joie il en va de même : je me méfie à l'extrême des propositions optimistes, dans lesquelles je vois à l'ordinaire chimères et infantilisme. Une vraie joie, sans fausseté, sans... [Lire la suite]
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